Banelan, témoignage

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Message  Mozgath le Mer 4 Juil 2018 - 12:32

"Les taxes n'étaient peut-être pas si mal." C'est ce qu'était en train de se dire Rogher, avec un sourire amer au coin des lèvres. Il faut dire qu'il aurait sans doute du y penser avant de quitter Estandre pour fonder un village dans les Grupelles. Ils avaient vécus ici pendant 15 ans, lui, sa famille, et une douzaine d'autres foyers. Repousser les harpies était devenu plus une corvée qu'une nécessité étant donné qu'elles préféraient la nourriture facile des champs de batailles désertés. Il avait même pensé que vivre ici, du travail de ses mains et de celles de tous, était en quelque sorte paradisiaque. Son fils avait même été le premier à se marier dans ce village, dans Banelan.

Mais alors que le soleil se couchait à l'horizon, Rogher n'était que douleur. Ses bras, ses jambes avaient été mordus par des nocteras. Mais surtout, une profonde blessure avait ouvert son torse, et brisés les os de sa cage thoracique. C'était un miracle qu'il ne soit pas mort sur le coup ... ou bien en était-ce l'opposé ? Cela faisait presque une minute entière qu'il souffrait le martyr, incapable de crier, incapable de bouger, de détourner les yeux. La tête de son fils, au visage figé dans une expression d'horreur sans nom, avait roulé jusqu'à ses pieds. Et le reste de son corps s'était relevé, et avait saisi la faux qui servait au travail des champs, avant de se ruer vers la chambre des petits. Ils avaient à peine pu crier. Rogher n'avait plus qu'un désir : que la douleur s'arrête, qu'il puisse rejoindre sa famille devant Sercanth.

Mozgath ne courait pas, il ne faisait que marcher. Mais il ne s'arrêtait pas. Quand le premier villageois les avait aperçus, lui et Nezzoth, il avait simplement envoyé ses nocteras le paralyser par la douleur, avant de placer un coup de hache dont il n'était pas satisfait : l'alignement du tranchant était maladroit, et l'homme n'était pas mort sur le coup. Mais il ne s'était pas arrêté. Il savait que les hommes-squelette de l'arachnéen ne feraient qu'une bouchée de l'humain qu'il avait entendu arriver en courant. La première des 15 bâtisses qui formaient ce village était déjà tombée. C'était les premiers sur une longue liste. Les nocteras du minotaure s'élevèrent dans les airs, à la recherche des prochaine proies de leur fureur. Un cadavre décapité et portant moult blessures, armé d'une faux, dépassa Mozgath. Le chevalier noir n'y prêta pas vraiment attention : de toute façon, le bruit de pas des zombi et des squelettes de son comparse ne laissait aucun doute quand à la façon dont cette nuit allait se terminer.

Alors que quelques portes s'ouvraient déjà sur des villageois à l’œil quelque peu hagard et portant des outils pour toute arme, le minotaure se saisit plus fermement de sa hache, et poussa un long cri. C'eut été un beuglement particulièrement intimidant, en temps normal. Mais le travail des homme en avait fait un hurlement sifflant et étouffant, un bruyant dernier soupir qui vous arrachait les tympans avant se perdre dans la folie : un son à l'image de celui qui le produisait.

Un témoignage d'horreur.

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Re: Banelan, témoignage

Message  Archeon le Jeu 5 Juil 2018 - 18:17

Le soleil dispersait dans le ciel un millier d'ondes rougeoyantes, fauves, tel une marée de sang inatteignable. Voilà à quoi pensait Archeon, recourbé, se reposant sur son cheval se reposant sur le bas coté du chemin de terre dont l'élévation laissait embrassé le ciel et la vallée en contrebas du moins en partie. De nombreux jours séparait maintenant le chevalier noir de sa dernière halte, des semaines, depuis son arrêt à Telbara. Archeon avait pris la direction du royaume de Tacomal afin de répandre terreur, chaos, et bien sur meurtre dans l'espace séparant les deux grandes puissances humaines. Il avait prévu cela afin de tenter de rendre les flammes de l'animosité, de la suspicion, et de la guerre plus vivace, trouvant l'attitude entre les deux faction beaucoup trop pacifiques à son goût. Cela faisait donc maintenant trop longtemps qu'il ne s'était pas reposé dans un bon lit, but et mangé correctement, et surtout trois jours qu'il n'avais pas tué. Les marchands, les patrouilles de gardes a la solde insuffisante en ces contrées reculés, cela ne lui suffisait plus. C'est donc en contemplant les nuages plein de promesses que soupirant, il souriait doucement alors qu'il remarquait des toits de maison se découvrant, comme déguisé parmi les arbres tant ils étaient éparses et petits. Comptant les maisons une à une il remit son cheval à un pas lent afin d'échafauder la suite des actions pour lui.

* Petit village, perdu, on va pouvoir se refaire la main un petit peu … je vais quand même prendre une collation à l'auberge avant de commencer le travail, ça va me faire beaucoup de bien tout ça mais … boire et manger c'est important aussi ! S'amuser certes mais le ventre vide ce n'est pas sérieux... je ne vais même pas enlever mon armure, de toute façons dès que j'ai fini, je m'y met ... *

Soupirant de contentement, partant au trot gaiement, il dévala son petit promontoire et laissa le village se découvrir à lui petit à petit, savourant chaque instants, imaginant tout cela brûler, les cris, les lamentations, la nostalgie n'aurait su être plus grande en lui. C'est alors qu'il se rendit pleinement compte que de telles émotions le haranguaient car ce n'était pas son imagination frivole mais bien la réalité qui se déroulait sous ses yeux. Et qu'au milieu des cris et des colonnes de fumée s'élevant au dessus du hameau un groupe de villageois courraient vers lui en hurlant à l'aide, le méprenant sûrement de loin pour un chevalier errant.


*Oh bah non hein ?c'est jolie mais où est le plaisir ? Si ils se crament tous seuls c'est la moitié du travail déjà fait je ne suis pas un assisté moi ! Bon il ne faut pas gâcher tout ça mais quand même...*


Dégainant lentement son épée, c'est en découvrant pleinement ses atours que les trois villageois courant vers lui eurent un mouvement de recul, tentant de faire demi-tour, c'était trop tard. Dépassant l'orée de la forêt au galops, il abattit deux autres paysans qu'il identifia comme des fuyards avant de mettre pied à terre et attacher son destrier à un arbre à l'abri des regards.


*On ne fuit pas d'une ville en feu, le chaos qui règne ici n'est pas normal...il y a une origine non naturelle à tous ceci ...bon j'ai soif moi !*


S’avançant dans la ville avec précaution il remarqua d'abord une foule se ruer vers l'origine du fracas, qu'il laissa passer, se faisant alors discret, pour se diriger vers l'auberge. Entrant tel une tempête il trouva l'aubergiste et sa femme, tous deux armés de pieux, en train probablement de barricader leurs enfants dans la salle arrière. Le propriétaire de l'établissement se retournant sur Archeon et le haranguant d'un « Hé vous ! Vous croyez que vous pouvez venir, tuer, détruire dans notr.. », la salle étant petite, le villageois peu expérimenté s'étant rué sur le chevalier noir ce dernier avait fini de franchir la distance les séparant, s'était saisit du bout de l'arme de son adversaire avec son gant de fer et d'un revers de l'autre main tenant encore son épée par la base de la lame, l'envoyant valser contre le mur, renversant tables et chaises au passage. La femme de l'aubergiste, le regard et la posture pleine de vindicte, n'avais pas pu faire grand chose, rapidement amené à terre par les chaînes noirs d'Archeon et assommée d'un coup du manche de pieux que le chevalier tenait encore, l’apostrophant au passage d'un « Toi je te garde pour plus tard ! ». S'avançant inexorablement vers l'aubergiste reprenant ses esprits il planta lentement l'arme de ce dernier en son cœur. Le paysan étouffa, expira difficilement, agita frénétiquement ses bras, tentant de griffer le plastron en métal n’émettant que des son diaphanes au contacts désespéré de la victime du chevalier. Une fois son dernier souffle rendus, Archeon pris l'aubergiste par le col et alla l'installer au comptoir avant de s'asseoir lui même à coté du cadavre. S'adressant au corps désarticulé d'un ton jovial :

-Bon alors où est rangé l'objet du commerce ici ? Je meurt de faim moi !


Archeon avait déjà la réponse à sa question, mais le plaisir du premier meurtre d'une très longue liste le rendait en cet instant euphorique, joueur. Se servant de sa main pour jouer du corps tel d'une marionnette, lui faisant faire tour à tour non de la tête de manière frénétique alors qu'il s'exclamait :

-Là-bas ? Là-bas ? Dans l'arrière boutique ? Pourquoi tu ne veux pas que j'y aille, hein ? Mais si ! Mais si c'est là non ? Tu veux que je te demande à ta femme ? Non tu as raison on ne va pas la réveiller tu sais ce que c'est les femmes qui ont mal dormi ...de vraies furies ah!


Se levant, avançant d'un pas presque las vers l'arrière boutique, il en ouvrit le battant d'un coup sec, posant son épée sur le comptoir encore non loin. Là il trouva sans surprise un petit garçon et une jeune filles blottis l'un contre l'autre, figés dans la terreur de l'ombre se projetant sur eux dans l'encadrement de la porte et se répandant au sol tel la montée de la nuit dehors.

*Faites des gosses... *

Ressortant de là les gantelets imbibés de sang, et les bras chargés de victuailles, claquant la porte derrière lui de son pied, Archeon alla s'asseoir à sa place afin de consommé son butin. Posant son casque sur la table, c'est d'un air grave qu'il se restaura avant de se lécher les doigts lentement, passant son pouce sur le coin de sa bouche en pensant à la suite avant d'entendre des voix s'amassant à l'entrée.
Saisissant son épée, remettant heaume et gantelets, il s'approcha de la porte sur laquelle il posa le plat de main, usant de sa magie pendant qu'il écoutait la conversation :


-J'ai entendu des bruit...SI ! Et si il était là ? Marth n'est pas très gaillards et ils ont deux enfant.... il ne faut pas prend de risque !

-Il doit être encore en train de batifoler vous les connaissez tous les deux avant que l'auberge n'ouvre pour la nuit …

-Tais toi ! Tu ne vois pas ce qu'ils ont fait à Rogher ? Allez à trois on l'appel et si il ne répond pas... on entre... un … deux …


D'un violent coup de pied, Archeon enfonça la porte aux gonds fragilisé par son pouvoir qui vola sur le paysan le plus proche de celle-ci. Là il découvrit cinq villageois, armés de pioches, fourches, et autres outils qu'il eu le temps de dénoter comme mal entretenus. L'un des cinq était donc désormais sous la porte, un second, encore sous l'effet de l'étonnement fini embroché sur l'épée du chevalier noir, un troisième, pris par surprise par les chaînes noires qu'il n'avait pas remarqué, fut jeté au sol, et le corps de son partenaire éventré retombant sur lui, lâché par Archeon, l'empêcha de venir en aide à un troisième qui ne put résister à la force du chevalier. Décapité, bientôt trois corps gisait sur la porte maintenant fermement en place le bougre se trouvant devant elle auparavant. Archeon usa alors de tous son talent et son armure pour abattre bientôt les deux derniers villageois gisant morts, l'un éventré en grand et l'autre rué de coups, étranglé avec les viscères du précédent. S'époussetant, le combat s'étant fini en pugilat au sol, Archeon traîna, à l'aide de ses chaînes, la femme de l'aubergiste à l’extérieur, la réveillant d'une paire de claques avant de l'apostropher, la tenant à plusieurs centimètres du sol par le col :


-HEY ! Bon je n'ai pas toute la soirée, c'est très amusant, tellement que je m'égare en bien trop de frivolités à mon goût, Archeon désigna d'un coup de tête le théâtre de l'affrontement ayant eu lieu, étouffant les cris de la villageoise épouvantée de sa main avant de reprendre, chut chut chhhh, donc voilà je n'ai pas tout mon temps, on s'est bien amusé mais...où est la garde....la milice... enfin les forces de l'ordre ici il n'y en a pas ? Ils vont venir d'où ?

Laissant la femme parler, elle resta la bouche tremblante, le regard vide fixé sur le massacre, et s'obstina si bien dans son mutisme que le chevalier, agacé, claquant de la langue, lui caressa la joue et reprit d'un ton plus suave :


-Les filles de la ville savent satisfaire tant le regard que le corps mais... les femmes des campagnes ont un certain je-ne-sais-quoi non ? Je t'ai dit que je m'occuperait de toi plus tard.... eh bien c'est maintenant ! Oui Oui, ça va ne t'agite pas trop, de toute façon ce n'est pas ce que tu crois mes désirs sont grand et tu es bien charmante mais j'ai bien assez de temps pour cela quand je passe en ville … ce soir c'est l'occasion d'assouvir des pulsions plus... enfin assez perdu de temps !

Sur ces mots Archeon empala la femme par les parties génitales avec le pieux qu'il avait enfoncé dans le cœur de son mari, une certaine forme de poésie pour le chevalier noir, et ce dans une sérénade de hurlements stridents résonnant avec plus de force qu'un clocher d'église dans le quartier alentour. Elle gisait alors là, la tête penchée, le pic du pieux ayant probablement arrêté le glissement du corps une fois remonté dans la tête, la femme ruisselait de sang qui coulait le long du manche fermement ancré dans le sol devant l'auberge, dans les cadavres, dans la porte. Le visage de la paysanne était pourtant immaculé, si ce n'est les larmes de sang traçant deux ruisseaux écarlates disparaissant dans sa poitrine :


-Combien je vous dois madame pour la collation ? Oui vous avez raison … la liberté ... c'est beaucoup trop, mais je suis magnanime … gardez la monnaie.

C'est après avoir contemplé son œuvre plusieurs instants qu'Archeon observa avec un sourire en coin le dernier malheureux survivant, se traînant de dessous la porte, vivant, mais très mal en point, une jambe probablement brisée à cause de la pression de la porte et ce qui se trouvait dessus. Haletant, il rampa difficilement sur quelques mètres avant qu'Archeon, sans bruit, n'enfonce son épée dans le crane de sa victime, le clouant dans le sol. C'est la main encore sur le pommeau de son épée, s'appuyant un peu dessus alors que les légers mouvement de la lame en conséquence dans le crane du cadavre le faisait parcourir de tic tétaniques, que le chevalier noir observa une immense masse d'armure noire, une hache ensanglantée à la mains, encadrée par deux cadavres réanimé, dépassé le coin de la rue, pour arrivé sur la place. Apostrophant, presque jovial, mais toujours de sa voix caverneuse :

-Ah ! Bah voilà ! On ne vous attendait plus ! C'est donc vous le responsable de tout ceci je suppose...


Archeon, continuant de s'adresser à son interlocuteur, tournant le dos à ce dernier, agrémentant ses paroles de gestes de sa main libre afin qu'il puisse suivre son attention tout en traînant le cadavre au bout de son épée par la tête jusqu'au mur de l'auberge :

-Alors bien sur je ne vous ferais pas l'audace de m’enquérir de la raison de votre présence ici, après tout c'est moi qui est intrus dans votre terrain de jeu ici mais... j'avais vraiment besoin de souffler, de me lâcher, de me détendre un peu ce soir vous voyez ?


Le pied posé sur le cou de sa victime, l'épée encore planté dans son crane il pivota vers l'intrus et cherchant à pointer son épée vers lui pour agrémenter sa dernière phrase, la tête vint avec et c'est tel un gallinacé devant un couteaux qu'il se stoppa et observa l'appendice accroché à sa lame, suintant d'hémoglobine.

*oulala pas de gâchis ! *

Retournant la tête à l'envers, il remarqua alors l'arachnéen accompagnant le géant en armure, semblant l'écouter lui aussi, et termina sa tirade, se retournant au mur qu'il s'appliqua alors à peindre d'une grande étoile du chaos avec la base de la tête qu'il décrocha de son épée comme pinceau :


-Je veux dire... ce n'est pas pareil quand on nous vole le premier mort....la premier maison brûlée …. être la source des premiers cris, pouvoir se faire un bon bain de sang avec la première foule de courageux et voir tous leur espoirs s’évanouir à chaque défenseurs tombant de manière plus inventives la danse macabre progressant sous le tempos des pas dans le sang répandus...Se tournant un instant vers ses spectateur, agitant son pinceau tel un bout de viande il prit à part, d'ailleurs si je peut me permettre, un travail quelque peut lacuneux... j'ai-eu-à-rattrapper-des fuyards...si on me demandait je dirais que c'est un peut bâclé mais ... qui suis-je pour juger ... hein ?

Achevant de son ton le plus sombre il termina son œuvre, jeta la tête sur le charnier qu'il avait crée, et corrigeant ça et là quelques détails de son pouce ganté encore ensanglanté, il se retourna alors à son auditoire, saisit une torche qu'il avait improvisé avec l'arme de la femme, les vêtement des enfant et de l'alcool, et la jeta dans le tas de corps, y mettant le feu.
Les flammes naissantes se reflétant sur son armure, ses yeux luisants à travers son heaume, il demanda de sa voix la plus désincarnée :


-Alors ? A quoi passons-nous maintenant ?
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Message  Mozgath le Dim 8 Juil 2018 - 17:09

Sqouick s'était toujours considéré comme chanceux. Il avait une descendance nombreuse, et pouvait se vanter de n'avoir jamais eu faim, jamais eu froid. Qu'importe les dangers, cette petite souris s'en était toujours presque héroïquement sortit sans aucune égratignure. Les fermiers piquaient le foin pour en déloger les rongeurs ? Jamais une dent de fourche n'avait ne fut-ce que frôlé Sqouick. Un prédateur était à la recherche de son repas ? Sqouick n'était jamais loin d'un refuge. La saison des amours approchait ? Sqouick était le premier au courant de qui était prête à se faire courtiser. Vraiment, douce vie que la vie de cette souris. Jusqu'à aujourd'hui.

Les morts-vivants ont une odeur bien à eux, une odeur de danger propre à faire paniquer n'importe quel animal. A peine le fils de Rogher avait-il commencé à répandre la mort, dépourvu de tête, que le chaos s'était répandu dans le village. les chevaux, les porcs, les poulets, et tous les animaux qui étaient élevés ici avaient paniqués. Des fermiers, réveillés par le bruit, avaient voulus aller voir ... quel mauvaise idée de transporter une lampe dans une étable affolée ! Plusieurs foyers s'étaient déclarés, et voilà que le village brûlait. Mais Sqouick était une petit souris pleine de ressource, et il avait pu se frayer un chemin par les toits, pour finalement rejoindre l'extérieur et commencer à fuir ce village emplis de cris d'horreur. Sqouick était chanceux, mais il savait aussi quand il valait mieux s'en al...**sproutch**

- Mozgath, attend !

La voix sifflante de l'arachnéen ne parvint pas à retenir le minotaure. Ils avaient tué énormément ce soir, et la hache du marchemort était trempée de sang. Quelques éraflures sur l'armure du géant témoignaient des attentes désespérées des villageois pour le combattre. Mais quoi qu'il fasse, le minotaure s'était toujours déplacé lentement, utilisant ses nocteras pour distraire ou ralentir ses proies. C'était ainsi qu'il avait apprit à se battre de façon générale : économiser ses forces pour frapper de puissants coups. Nezzoth, lui, avait extirpés quelques squelettes et zombis des abysses, et s'était contenté de les envoyer, aux côté du garçon de ferme décapité, faucher les fuyards. Puis ils étaient tombés sur cet homme.

Il portait lui aussi une imposante armure, mais le sang qui le couvrait était un témoin assez évident : il n'était pas du côté des villageois. Bien entendu, cela ne signifiait pas que son entrain forcé le mettait du côté de Nezzoth et Mozgath non plus. Mais là où l'arachnéen préférait une approche plus circonspecte (et avait commencé à déployer ses morts-vivants sur les flancs, dans les ombres, de façon discrète), Mozgath y avait simplement vu un humain. Et une fois le moment de surprise passé, le minotaure avait fait quelques chose que Nezzoth ne l'avait jamais vu effectuer : il avait chargé.

C'était le seul héritage qu'il restait à Mozgath, bien que l'absence de cornes joue contre lui. Et c'est une chose de voir une masse d'acier noir marcher à un rythme régulier, et faucher de sa hache énorme les corps de ceux qui tentaient de s'opposer à sa progression, sans même ralentir. C'en était une autre de voir un géant de plus de 2m, taillé comme une armoire, se mettre en mouvement et charger plus vite qu'aucun humain ne pouvait courir. D'entendre le meuglement lugubre et déformé qui sortait de sa gorge, alors qu'il se préparait à propulser sa hache dans un crâne.

L'arachnéen était déjà résigné avant même de finir son invective. Le tissechair savait que son camarade était autrement plus impulsif que lui. Pas plus bête, non -il avait maîtrisée la lecture de la langue commune et des mots interdits rapidement- mais clairement, sur le champ de bataille, Mozgath devenait une montagne de muscles et d'acier prête à tout réduire en poussière. Ou en masse visqueuse et sanglante, au choix. Pour une fois d'ailleurs, les nocteras du minotaure étaient restées en retrait. Était-il possible que, au-delà du fait que leur interlocuteur soit humain, Mozgath se soit tout simplement sentit insulté ? Les minotaures sont si compliqués ...

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Re: Banelan, témoignage

Message  Archeon le Lun 9 Juil 2018 - 15:45

Le sol trembla, la chaleur des flammes du bûcher, l'odeur de la chair s'embrasant, le bruit du bois, des vêtements, des corps brûlants, Archeon aurait souhaité profiter un peu de ces petits plaisirs qu'il attendait depuis si longtemps. Le colosse en armure le chargea, et la totalité de son attention du se reporter à son adversaire dont la charge, non altérée par les paroles de son compagnon, aurait vite raison de lui si il ne faisait rien. Soupirant, las, il constata pour lui même, à demi-ton :

-Et voilà, tout ce travail pour rien, mais quel gâchis...

Alors qu'il ramassait son épée son ombre se fit plus sombre, d'abord de quelques teintes, puis noire comme la nuit sans lune, comme si la lumière juste à côté de lui n'avait aucun effet, se dressant a une vitesse calculée, l'ombre enveloppa son corps tel une brume grimpant sur ce dernier. Le regard d'Archeon croisa celui de son adversaire, terrible, focalisé, résolu, le symbole du chaos brilla tel le fer tout juste sorti de la forge sur son torse.


Boum ... boum ... boum.

Le géant armé de sa hache franchi la distance les séparant.

Boum, boum, boum.

Les carreaux des vitres tremblèrent, Archeon assura son emprise sur son épée, et se ramassa, comme prêt à encaisser la charge, le regard de braise toujours plongé dans celui de son adversaire.


*Un *

Le géant prépara son arme, cambré en avant afin de délivrer toute la force de sa charge sur Archeon, ne pouvant plus esquiver.


*Deux *

Se fendant un peut plus, Archeon laissa la lame massive de l'arme de son adversaire le traverser de part en part alors qu'encore dans son élan, il emportait le géant en invoquant ses chaînes d'ombres a ses pieds pour se prendre dans ses derniers. Les entraves à l'apparence métalliques se brisèrent en un instant en un tintement métallique strident. Quel était donc la masse, de ce gaillard ? Ayant eu le temps de faire leur œuvres, les chaînes brisées disparurent peut après en fumée, alors que le géant emporté dans son élan s'écrasait de tout son poids sur Archeon qui partant en extension, traversait l'armure et le corps massif face à lui en s'appliquant à faire passer toute la longueur de son épée a travers son cœur.

*Trois *

Surgissant de l'armure du géant tel une ombre du brouillard, Archeon reprit son apparence normale et se retournant immédiatement, son adversaire ayant tressailli mais se remettant déjà de son attaque, invoqua à nouveau ses chaînes pour saisir les membres inférieurs du chevalier un genoux à terre devant lui. Plantant son épée dans ces dernières pour en renforcer la tenue, il grimpa, en un bond sur le dos de son adversaire et dégainant la dague à sa ceinture, dans son dos, engageant la pointe dans l'orifice du heaume, il visa le regard de son ennemi présent. Sa main libre stabilisant sa position précaire en se raccrochant au col du plastron de l'armure sur laquelle il faisait l'équilibriste, dès lors que sa lame eu atteint le métal du casque il stoppa toute tentative de sa voix la plus caverneuse, vindicative :

-Chut chut chut chhhhh, vas-y bouge pour voir, remue, gigote, défend toi si tu l'oses !


Agrémentant le geste à la parole il fit grincer la lame de sa dague sur les rebords de l'orifice dans lequel elle était engagé avant de poursuivre, élevant la voix, destinant sa réplique aux deux compagnons en n'autorisant pas son cœur à se serrer à la vue subreptice de son bûché maintenant écarté à terre et le mur sur lequel il avait peint à moitié enfoncé, désormais méconnaissable :


-On ne peut pas discuter normalement, très bien ! La loi barbare du sang et de la mort sera donc de mise, pourquoi pas après tout … non mais franchement une attitude pareil, il ne faut pas s'étonner que la paix s'installe si ses détracteur usent la moitié de leur temps et de leurs forces à se chamailler entres eux comme des singes ainsi … bref ! Deux solutions, monsieur le sang chaud ici présent calme son jeux TOUT DE SUITE !
Archeon, furibond, raffermie la prise de ses chaînes, approcha un peut plus sa dague du regard de son interlocuteur en appuyant sur ses mots de sa voix la plus impérieuse, Ou alors deux personne, dont ce derniers, mourront ce soir dans la plus grande indifférence et un gâchis de talents si vous me demander mon avis …

Si il lâchait prise pour se défendre face à l'inévitable attaque de l'arachnéen, Archeon tomberait sous les coups de son prisonnier, si il le tuait de suite, l'arachnéen le tuerais sûrement peut après, épuisé qu'il était, et ne connaissant pas l'étendue de sa nécromancie. Dans un éclair de chance et d'optimisme il pourrait peut être vaincre, mais il attendit pourtant la réponse, accueillant la mort, prêt à enfoncer sa dague dans le crane du chevalier avant de se faire terrasser par la contre attaque.
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Re: Banelan, témoignage

Message  Mozgath le Ven 13 Juil 2018 - 13:08

Se retrouver avec une lame sous la gorge aide à retrouver son sang-froid. Mozgath avait beau se battre lentement en misant sur sa force, il n'était pas étranger à la transe du combat. Et voir autant d'humains avait aiguisé sa haine. Mais une fois forcé à l'immobilité, une fois mit face à sa propre mortalité ? Et bien, il regrettait d'avoir chargé. Eut-il agit autrement, il aurait sans doute pu faire quelque chose. La douleur paralysait encore quelque peu son corps, mais ce n'était plus pertinent : il était déjà à la merci d'un humain. Un grondement de colère roulait le long de sa gorge, alors qu'il mobilisait sa volonté pour rester parfaitement immobile. Nezzoth, lui, était passé à l'action.

Peu après la fin de la diatribe de l'humain, celui-ci avait vu trois hommes-squelette pointer leurs épées dans différents défauts de son armure. Ce n'était peut-être pas une vraie menace si il était capable de refaire son tour avec les ombres, mais sur le principe, c'était une façon qu'avait le nécromant de signifier à l'humain qu'il avait tout intérêt à ne pas mettre sa menace à exécution. Nezzoth n'avait perdu que peu de morts-vivants parmi ses invocations, et il était prêt à tous les utiliser si nécessaire. Deux zombis étaient encore loin, mais c'était dans le soucis de perpétuer les meurtres et de ne laissait que le minimum de survivants possibles.

- Nous entretenons tous deux une haine féroce à l'encontre des humains, peut-être plus que de la paix. Avoir des alliés de circonstance est une chose : se retrouver face à un humain en est une autre. La personne que vous tenez sous la menace a particulièrement souffert aux mains de votre peuple. Cependant ...

- Nhohohn. Phahs dhe ssephendhant.

La voix de Mozgath était grave, traînante, sifflante, un raclement de gorge à peine articulé, à peine intelligible. Quand bien même il avait retrouvés ses esprits, le minotaure avait un grief trop vif envers l'espèce humaine pour avoir envie d'entendre un "cependant" dans la bouche de Nezzoth. Et pourtant, ce cependant était peut-être tout ce qui pouvait assurer sa survie. Cela, il le savait tout autant que le nécromancien, mais céder face à un humain était une déchirure presque aussi inacceptable que le fait de mourir avant d'avoir obtenue sa vengeance. Mais l'arachnéen était bien plus pragmatique que le marchemort. Et sa vindicte envers les humains n'était pas personnelle, il la menait au nom de son espèce, et savait que d'autres prendraient le relais s'il devait échouer.

- Cela me peinerait de te perdre maintenant, Mozgath. Nous avons beaucoup à faire si nous voulons obtenir ta vengeance. Tomber ici, aux mains d'un humain qui plus est, serait un échec retentissant. L'attention de l'arachnéen se reporta à nouveau vers ledit humain, alors qu'un grondement de protestation roulait sous la gorge du minotaure. D'après vos paroles, vous voulez ... une alliance ? Une assurance de non-agression ? Rester perché sur le dos d'un minotaure en armure risque de ne pas en dire long sur vos revendications.Vous vouliez discuter ? Nous discutons.

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Re: Banelan, témoignage

Message  Archeon le Lun 16 Juil 2018 - 19:31

Après une courte pause, observant rapidement les lames pointées vers lui, Archeon haussa un sourcil sous son casque à la phrase de l'arachnéen et rengaina sa lame en la faisant tournoyer jusque dans son fourreau. Descendant de son promontoire il fit disparaître ses chaînes et reprit son espadon qu'il posa nonchalamment sur son épaule. La tension étant redescendue d'un cran il posa le bout de son doigt sur la pointe d'une des épées le menaçant, les squelettes imitant chacun des ses mouvement afin de le garder sous leur joug, et d’une pichenette écarta la lame. Une fois les autres squelettes ayant compris le message c'est sans mots, d'un geste las, qu'il désigna avec un profond soupir, mêlée d'un certain chagrin son œuvre maintenant défaite, réduite en miette par la charge de l'autre géant. Reprenant sa contenance il répondit de son ton habituel et impérieux :

-Je ne suis plus humain, je suis l'élan du chaos, je n'ai pas de peuple, pas de famille, si ce n'est celle de Méphiti, je n'ai pas de nation sinon celle de la ruine des Hommes, et ma seul véritable perspective est de porter cette ruine jusqu'au cœur de chaque royaumes, au cœur de chaque humains, pour un monde de chaos, d'anarchie, de vices et de péchés, un monde baignant dans les flammes perpétuelles de guerre et de violence où seul les plus fort survivront.


Archeon s'avança à nouveau de quelques pas vers l'arachnéen, essayant autant de se donner une chance de lui porter un coup si l'animosité remontait que pour s'éloigner de son précédent adversaire sur lequel il n'aurait plus l'effet de surprise. Puis se ravisant quand à sa première perspective, il ôta son casque et planta son épée dans la terre battue avant de continuer, offrant un regard résolu sans être vindicatif :

-Je ne désire pas une alliance, j'avais seulement besoin de me … détendre ... ce soir et il se trouve que nous sommes tombé sur le même champ d'âmes prêtes à êtres fauchées. Premier arrivé, premier servit, je n'ai fait que m'immiscer dans votre entreprise et je n'exprimais que la volonté de faire amande honorable et vous laisser terminer votre œuvre. Au vu de,
Archeon désigna du doigt l'amas difforme de corps, de bois et de flammes aux cotés de l'autre chevalier il exposa, ce certain gâchis pour moi, je vois ma soif quelques peut ravivée et si vous me le permettez je souhaiterais, avec ou sans vous mais non sans votre permission, reprendre mon activité première. Et si cela pouvait se faire sans échange mal placés d'animosité je n'en serais que plus satisfait, néanmoins si vous souhaitez tuez intégralement tous ce qui respire ici ce soir, idée à laquelle je peut très bien me raccrocher, nous pouvons reprendre ou nous en étions et au dernier debout l’exaltation d'une nuit de meurtre et destruction.

Arhceon reposa son heaume en place et récupéra son épée qu'il place a nouveau sur son épaule avant d'achever de sa voix caverneuse :


-Qu'en dites vous ?


Dernière édition par Archeon le Mar 28 Aoû 2018 - 18:42, édité 1 fois
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Message  Mozgath le Ven 20 Juil 2018 - 22:40

- Qu'en dites vous ?

La propension à parler de l'humain était assez ennuyante. Pas ennuyeuse dans l'absolu, mais il semblait qu'il lui fallait faire une représentation totale quand il décidait d'ouvrir la bouche. Si Nezzoth savait apprécier le langage (tout de même un peu trop fleurit à son goût) de l'humain, Mozgath se contenta d'émettre un soufflement bovin aux accents sifflants, mettre sa hache sur son épaule, et reprendre son activité sans ajouter de commentaire, ses nocteras descendant du ciel pour le rejoindre dans sa marche mortelle. Le nécromant, lui, prit soin de rassembler ses morts-vivants et de saluer de la tête Archeon avant de prendre la parole.

- Vous prétendez être l'élan du chaos, nous sommes envoyés par l'horreur. Peut-être qu'une fois la soif de Mozgath étanché, nous pourrions parler un peu. Mais en attendant, nous avons du travail.

Les mains de la tarentule se levèrent, agitant la marée de corps pourrissants ou osseux, alors que le faucheur sans tête rejoignait les côtés de Nezzoth. Dans une volonté de provocation légère, le nécromant agita la main. Les bras des humains qui avaient servis de matériaux à la sculpture d'Archeon se détachèrent de leurs troncs, pour fusionner ensuite sous la forme d'une créature serpentiforme. Les os étaient tous brisés, et des éclats dépassaient de la chair, formant une multitude de pics et de crocs dans plusieurs bouches improvisées le long de la chose. Le résultat était particulièrement hideux et de taille humaine, mais semblait tout aussi "vivant" que n'importe quel mort-vivant. Nezzoth et son cortège prirent la direction dans laquelle le Marchemort était partit, quand un meuglement écœurant se fit entendre, ainsi qu'une voix rocailleuse. Fronçant les sourcils, l'arachnéen accéléra la cadence.

Quelques rues plus loin, Le colosse d'acier noir chancelait. Il n'était pas à proprement blessé, et son armure n'était pas dentée, mais le coup reçu l'avait déséquilibré. Face à lui, presque ridicule dans sa propre armure de plate, et portant un marteau de guerre presque plus grand que lui, se tenait un nain. Ses cheveux poivre et sel encadraient un visage sec aux yeux bleus perçant. Un sourire las se trouvait sur son visage.

- Moi qui pensait que j'en aurais plus besoin à moins qu'on me rappelle dans les mines. A croire que la guerre suffit pas aux gens. T'as une sacré sale gueule tu sais ? Mais il en faut plus pour effrayer un vrai nain.

Les cadavres des deux nocteras étaient déjà au sol. Jetant un regard en arrière pour vérifier la position d'Archeon, Nezzoth prit sur lui d'immobiliser le nain avec une projection de styx, tout en envoyant deux zombis à l'assaut. Le nain se contenta de rouler sur le côté pour éviter le tir, et d'un seul, rapide et puissant mouvement, écrasa les crânes des deux mort-vivants. Continuant son mouvement, il para la grande hache de Mozgath. L'impact le repoussa à son tour quelques peu, mais l'arme du minotaure n'avait pas même entamée celle du nain.

- Et en plus t'es pas seul ... Bah, ça me prendra un peu plus de temps, c'est tout.

•————————————•
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Re: Banelan, témoignage

Message  Archeon le Mar 21 Aoû 2018 - 17:20

L'approche presque professionnelle du duo intrigua d'abord Archeon, tiraillé entre le respect et l'incompréhension. Ne sachant si il devait y voir la même volonté inébranlable qui était sienne ou bien un simple manque de perspective sur tout le potentiel que mort et destruction pouvaient apporter. Remettant ses pensée pour plus tard il se retrouva fasciné par la réanimation nécrotique que pratiqua l'arachnéen sur les restes humains à ses pieds, lui donnant en quelque sorte une seconde vie, une portée artistique renouvelée pour Archeon qui ne pensait pas jusque là la nécromancie capable de lui évoquer autant.
Se saisissant de son épée il s'engagea d'un pas décidé vers un ruelle adjacente ou il avait décelé des cris étouffés, s'enfermant dans ses pensées.


*Ils veulent du professionnalisme je vais leur en donner moi … un travail, mais où est le plaisir, l’exaltation... *


Sans surprise il fini par tomber sur un petit groupe, probablement une famille, un maris, probablement ses frères, sa femme et … aucun enfant ? La perspective que les villageois aient formé deux groupe, dont l'un ferait diversion pour l'autre s'enfuyant avec les enfant et les personnes inaptes au combat traversa l'esprit du chevalier noir. Ne perdant pas plus de temps il tailla sans trop de difficulté à travers ce qu'il perçu dans l'instant comme un tas de chair destinée à être tranchée après avoir rendu inconscient le premier homme d'un revers de son gant et désarmé le second avec plus de difficulté qu'il ne l'aurait attendu, provoquant chez lui un certain agacement, la ruelle étant particulièrement étroite et limitant ses actions.

Ploc … ploc … ploc. Le sang goûtait lentement du bout de l'espadon d'Archeon alors que celui-ci passait presque tendrement sa main sur la joue de la femme embrochée sur son arme, dépassant de son torse, la garde masqué par le corps de la victime presque serrée dans une ultime étreinte avec son meurtrier. Au bord de la mélancolie, Archeon relâcha sa prise et laissa tomber en un bruit de glissement macabre sa victime au sol.


*Si l'on ne prend plus le temps, prend plus le temps de profiter, savourer, ou est l'accomplissement, le gain ? J'ai eu ma dose pour un moment, finissons en ! *


Traînant par le col l'homme qu'il avait assommé, seul survivant, il rejoins une rue principale.Suivant les bruits de combat, il allait maintenant retrouver le duo dont il s’était séparé afin de profiter un peut de ses pulsions, qui, désormais étanchées en bonne partie, ne subsistait que sous la forme interrogative de savoir si un corps encore vivant puisse s'ajouter à la masse nécrotique crée par l'arachnéen.
Prenant mesure de la situation, tentant en vain de retenir un soupir d’exaspération, traînant toujours sa victime il avança d'un pas leste et puissant vers le nain reportant alors son attention sur Archeon alors que ce dernier dépassait l'arachnéen sans qu'un regard ne soit échangé. Ses yeux rivé sur sa cible, focalisé, ayant mis au point sa stratégie face à cet adversaire visiblement redoutable, le chevalier noir n'avait plus de temps à perdre, lançant son espadon tel un javelot vers son nouvel adversaire l'esquivant sans difficulté, laissant échapper un « Ah, amateur... » tout en laissant Archeon finir de franchir la distance les séparant.

Le marteau du nain siffla dans l'air dans un vrombissement terrible, Archeon éleva la main tenant le col de l'homme encore assommé et dans une gerbe de sang et un craquement glauque la tête du marteau alla s’enfoncer de plusieurs centimètres dans le crâne du malheureux désormais définitivement mort. L'horreur et la surprise de son geste déstabilisa le nain qui ne put empêcher Archeon de lâcher prise immédiatement et jeter son adversaire au sol, désarmé, n'ayant pas eu le temps d’ôter son arme encastrée. Manifestant ses chaînes noires naissant en une gerbe de magie violacée au niveau de ses hanches, Archeon, à cheval sur le nain, lui assénait coups sur coups dans le casque de son adversaire alors que les chaînes noires s'enroulaient autour de ses jambes. Encore étourdit, Archeon ne pouvait se permettre de le laisser s'habituer ne serais-ce qu'une seconde ou ce combattant expérimenté aurait tôt fait de se débarrasser de lui, et profita donc de le saisir par le col, le relever, récupérer le marteau avec l'une de ses chaînes libres, et assené un violent coup au nain avec sa propre arme, l'envoyant voler à un mètre par la même occasion. Le ramenant violemment à lui à l'aide des chaînes encore prises dans les jambes de son adversaire, Archeon se remit encore sur ce dernier et reprit de lui asséner des coups avec son poing fermé encore sur le manche du marteau nain. Ce dernier, en armure et combattant habitué commença alors seulement à se débattre et a rendre chaque coups, Archeon pleinement sous l'effet d'une décharge d'adrénaline comme devait l’être son adversaire, éleva le marteau haut au dessus de lui, ouvrant ses défense et accueillant un violent coup dans sa mâchoire, il éclata d'un rire malsain alors que, ne ressentant pas la douleur, il abattait le marteau sur le casque du nain qui, étourdit, ne put plus rien faire pour se défendre face a la pluie de coups de masse que le chevalier noir fit pleuvoir sur la tête du malheureux. Accompagnant de cris tonitruants, caverneux, chaque coups qu'il abattait sur sa nouvelle victime, Archeon exaltait, se sentant à nouveau complet, comme renaissant après un trop long sommeil.

Son rire cessant, se relevant, le chevalier noir jeta d'un geste las le marteau au sol, le casque de son adversaire au sol, méconnaissable, était profondément enfoncé et ruisselait de sang et d'autres fluides indescriptibles. Se tournant tour à tour vers Mozgath, puis l'arachnén, il s'adressa à ce dernier d'un ton parfaitement calme, sifflant dans l'air, ramenant son épée à sa paume à l'aide de sa dernière chaîne avant qu'elle ne se dissipa en une gerbe de fumée noirâtre :


-Assez d'amusement, finissons cela nous avons à parler, et j'aime faire les choses bien...pas de survivants.

Des ombres et flammes surgis alors le cheval d'Archeon qu'il enfourcha aussitôt, pestant intérieurement au goût du sang emplissant sa bouche, l'adrénaline étant redescendue, il remarquait que bien qu'ayant amortit le coup, son heaume n'avait pas été à la hauteur de la force du nain qui lui avait fendu la lèvre et un peut de sa langue. Jetant un dernier regard au minotaure il termina :


-Je n'en aurait pour pas longtemps, finissez ce que vous avez à faire et retrouvons nous ensembles pour profiter du bûcher, oh et si vous pouviez juste récupérer le sceau du maire du bourg cela serait pour moi le plus grand gage de votre considération, Archeon marqua une pose, cherchant à ne pas être condescendant malgré la situation et son attitude habituelle, il commençait à apprécier étrangement la compagnie des deux monstres, mais je suis sur que vous auriez pu vous occuper de ce gêneur tout aussi bien que moi.

Sur ces mots le chevalier lança son destrier à la chasse de la nuit et de l'éventuel groupe de survivants qui devait selon lui déjà être assez loin. Les flammes dansantes projetaient devant le cavalier son ombre menaçant alors qu'il tortillait sa langue dans sa bouche, léchant sa plaie tout autant qu’exaltant au goût du sang l'enhardissant.
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