Les taulards en vadrouille.

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Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Ven 17 Aoû 2018 - 13:45

- Croyez moi mes gaillards, vous vous trompez d'cible ! Vous êtes....

Les gardes me laissèrent tombée violemment au fond d'un trou de trois mètres de profondeur et refermèrent la grille. Avant qu'ils ne s'en aillent, je me levai et finissais ma phrase en grognant :

- ... Stupides !

Pour la première fois de ma vie et depuis le début de mes activités, je goûtai à la prison. Vous allez me demander pourquoi j'en suis arrivée là ? Et bien c'est très simple ...

La veille, je quittai Port Barbe après quelques jours de repos bien mérités. J'avais passé une bonne semaine à vadrouiller dans la région et j'avais gagné assez d'or pour me payer un bon lit et un bon repas. Je reprenais le travail en quelque sorte.
J'allais là où le vent me menait, et je fini par m'arrêter en fin d'après-midi dans un petit village sympathique et animé. De nombreux villageois s'étaient regroupés sur la place, attendant certainement l'apparition d'une personne sur l'estrade. Je tombai à pique ! Gros rassemblement dit : Possibilité de faire quelques poches. Mon sac de voyage s'en trouva ravi et bien plus chargé  qu'à mon arrivée pour le coup. En même temps, j'avais aussi écouté le discours d'un potentiel futur chef de village :

- Mes chères amis, je vous offre le renouveau. Un village dynamique et économiquement stable ! Vous n'aurez plus à vous soucier des dangers qui rôdent dans nos village, nous auront assez de soldats pour nous défendre ...

J'avais cru comprendre qu'il était le second à passer et que les gens semblaient fortement l'apprécier pour ce qu'il faisait pour la commune :

- ... Et vous le savez tous ici !!! Madame ... Monsieur ... Nous en avons fait l'expérience ! Vous n'étiez pas obligés de me faire des dons, et pourtant vous l'avez fait ! Certains ont été généreux d'ailleurs, il ne fallait pas autant voyons ... Mais grâce à vous ! Oui vous tous ! Regardez ce que j'ai pu faire pour le village ....

Le ton de sa voix si mielleuse, ses gestes ... Il me faisait pensé à mon hypocrite de père. Et quand je posai les yeux sur ce qu'il avait fait "pour le village" je me suis dite : "Il se fout de leur gueule" . Il avait tout simplement planté deux arbres en plus devant l'Eglise. Et même pas des fruitiers ! Les habitants se mirent à applaudir et moi j'étais sidérée, je riais de leur stupidité :

- .... Et ce n'est rien comparé aux travaux que je réserve à notre chaleureux petit village : Refaire nos bâtiments, faire en sorte de faire des échanges commerciaux entre les communes voisines et ...

Ce guignols m'avait vite tapé sur nerf, je quittai l'assemblée afin de retrouver un semblant de calme dans leur auberge. Figurez-vous qu'à cet endroit l'ambiance était bien différente...Hommes et femmes étaient partit dans un débat endiablé de révolte. Décidément, ce village était étrange et quand on débarque on comprend pas tout ce qu'il se passe à part qu'ils ne sont pas loin de la guerre civile apparemment. Je me posai donc avec ma boisson alcoolisée bien entendu et écoutait leurs paroles :

- ... Regardez les écouter les mensonges de ce type !  
- "Je fais parti du peuple, votre argent sert à notre communauté" Nianiania... T'es qu'un voleur !


Cette histoire m'intéressait de plus en plus, il faut dire qu'elle était intrigante et vous savez quoi... Je ne pu résisté à l'idée de m'en mêler. Homme humaniste ou arnaqueur ? Crapule ou pas crapule ? Et j'avais horreur du mensonge. Je prit quelques informations au sujet de ce représentant politique auprès des soit-disant résistants et montait dans ma chambre pour attendre la nuit. J'avais prit ma décision : Me rendre discrètement chez lui pour enquêter, tout le monde avait été clair : Ce soir il se rendrait à une réunion entre tout les élus avec sa femme. Son domicile serait donc vide.
Sa maison était un peu reculée par rapport au reste du village. Une belle demeure, ressemblant à peu de chose prêt à celle de mon enfance ... Je n'avais que la lune pour m'éclairer. J'entrai à ma manière : En brisant une vitre. Aucunes réactions...
La demeure était vide mais plus j'avançais ... Plus je découvrais des miettes de preuves et de  mensonges : Cette homme était riche ou en tout cas, il s'enrichissait, la qualité de ses meubles s'en voyait, on aurait dit que peu à peu, les objets en toc qu'ils possédaient étaient remplacés par du haut de gamme, ainsi, les deux différences étaient rassemblées dans les nombreuses pièces. Ce n'était pas tout, il avait des caisses et des caisses remplit d'argent ou d'offrandes ! Probablement données par les villageois ? Je n'en avait pas les preuves jusqu'à ce que je tombe sur une pépite dans ce que je qualifierai de son "bureau personnel" à l'étage : Un contrat, signé de sa propre main et de celle d'un certain "Uther le bandit". Je lâchai un petit rire, il osait se prénommer "Monsieur le bandit", quel nom stupide et arrogant ! Je lisais le mot : "Pour une rémunération de 100 pièces par jours, Monsieur Uther le bandit et ses hommes acceptent d'aller faire entendre la voix de l'élu Monsieur Delatourbe aux concitoyens voisins et de les convaincre de s'allier économiquement à son village, pour le bien de tous" . Je ricanais d'avantage avec suspicion :

- Un bandit faire de la politique ? Pourquoi pas ...

Je n'aimais pas ce mot et je n'aimai pas toutes les caisses de victuailles et de monnaies qui allaient avec. Puis tout à coup, je senti de la lumière dans mon dos et une voix chevrotante :

- Mais... Q...Qui êtes vous ? Que faites vous i... Ici ?!

Je me tournai, sortant l'une de mes haches. S'était justement Monsieur Delatourbe ! Sur le coup, je me posai la même question :"Mais que fait-il ici ? Et sa réunion ... ?", la réponse fut logique, une femme à moitié nue apparut dans l'encadrement de la porte dans laquelle j'étais pour le coup...Piégée :

- Mais ... Qu'est ce qui ce passe mon lapin des prés ?

Non ? Sans rire ? Je gardai ce surnom dans un coin de ma tête et sortit ma seconde hache, ils allaient devoir subir un entretien de ma part avec tout ce que j'avais trouvé ! Et OOOhhhh qu'est ce que j'aimai punir de la sorte ! Moi aussi s'était pour le bien de tous après tout ! Sauf que je perdit vite la lueur étincelante dans mes yeux lorsqu'il disparut pour appeler les gardes ... Je sorti, bousculant sa maîtresse au passage pour le rattraper, j'étais prête à lancer ma petite hache en plein dans son dos et je hurlai "Aaaaaaaaaaaahhhhhh". Il était si terrifié dans son peignoir que j'en jubilai.
Puis je fus stoppée net. Par un plaquage brutal de l'un de ses gardes. Mais on ne m'arrêtai pas comme ça ! Je le repoussai d'un coup de manche de mon arme sur sa tempe et reprit ma course. Mais la vermine avait eu le temps de s'échapper...
Il fallut donc deux soldats et vingt minutes de combat pour m'arrêter. Avant de me sortir de sa propriété, j'appris qu'en plus d'être un élu ordinaire, Monsieur Delatourbe n'était autre qu'un baron. Pas de chance :

- Cette jeune femme a tenté de m'assassiner ! Mais regardez en plus ...


Il vida ma besace ... Mon butin du matin devant les soldats et bien entendu leur commandant qu'il avait réveillé en pleine nuit :

- ... Elle m'a volé ! C'est une meurtrière et une voleuse ! Ajouta t-il en me pointant du doigt.

Le fourbe. Je lui lançait un regard noir. Vider mon propre sac et prétendre en plus que s'était ses objets !
J'eu beau me révolter, vous connaissez la suite... La prison, au petit matin.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Sam 18 Aoû 2018 - 1:01

Lune, brillante comme le soleil, mais trop douce pour nous aveugler. Impressionnante comme le monde, mais trop faible pour l'égaler. insistante comme la nuit, mais trop belle pour nous effrayer. C'est toi lune, qui éclairait le ciel et ma route, lorsque je me suis égaré. C'est toi, astre traître, qui me leurra, dans l'unique but d'admirer l'égarement d'un séladien sur les sentiers. Moi, dont les mains étaient noircies par un mélange de crasse, de terre et de sang, je fus berné par la boule de poussière céleste, en une nuit. Si faiblement éclairé par cette lumière si vil qu'on la cru sortie des enfers, j'arrivai à un village dont je ne voulais même pas connaître l’existence. Je devais rejoindre un avant poste d'Almoxteo locale, y passer la nuit, confirmer la réussite de ma mission, de mon assassinat, et partir. Mais au lieu de cela, avec les preuves de mon meurtre sur les mains, j'atteignis naïvement une vulgaire agglomération de maisons de pécores! un village de quelques centaines d'âmes se dressait sur mon chemin. Or, lorsqu'on a du sang sur les mains, et rien pour se les laver, il est mauvais de croiser la "civilisation". Je pensai d'abord à faire demi-tour, mais inutile de réfléchir des heures pour comprendre la stupidité de l'idée. Les routes peuvent être dangereuses la nuit. Bandits, et bêtes n'hésiteront pas à attaquer.

Condamné à loger parmi les pécores, je me mis à la recherche d'un puits, sans jamais montrer mes mains aux rares passants nocturnes et SURTOUT PAS aux patrouilles de gardes. Après quelques minutes, je trouvai, proche du centre ville, un puits du quel je sortis un sceau pour me laver les mains. Une fois ma toilette faite, je voulu partir, lorsqu'une voix retentit derrière moi...

-Excusez moi, monsieur, pourriez vous...

-Non.

Je ne savais pas de qui venait la voix. Pas ce qu'il me voulait. Mais il me voulait quelque chose, et c'était déjà de trop. Je n'avais rien à offrir aux locaux. Je n'aurais jamais rien à offrir aux plus misérables paysans. En me retournant je vis un jeune garçon d'une dizaine d'années tout au plus. Il avait la larme à l’œil et le regard perdu d'un agneau effrayé. Ses yeux s'acharnaient à supplier mon âme d'un peu de pitié...

-...Arrêtes de me dévisager, je t'ai déjà dit que je pouvais rien pour toi.

-Mais s'il vous plait, J'ai perdu mes parents!

-Ce n'est pas mon problème.

-Je vous demande pas grand chose, je veux juste que vous m'aidiez à les retrouver.

L'enfant était insistant. La persévérance est une qualité que j'admire d'ordinaire, mais cette fois-ci, j'étais fatigué et un mioche venait me les briser avec sa voix criarde. Ma réponse se fit donc plus hostile que d'ordinaire...

-Et moi je veux que tu me foutes la paix sale môme, souvent, c'est le plus grand qui l'emporte.

-Mon papa traîne souvent à la taverne et si vous m'accompagniez juste pour pas qu'un voleur ou...

-Stop, c'est bon je t'escorte. Allez on va à la taverne et bouges toi.

Ne voyez pas en cet acte une marque de pitié ou de bonté. Je devais juste trouvé un endroit où passer la nuit, et le gamin me proposa une taverne, et ses services de guide, pour que ma présence éloigne Billy, terrible caïd du village, du haut de ses onze ans et demi, il fait la récolte des pommes du goûté des petits gamins du coin. L'enfant, après quelques dizaines de mètres seulement, me montra finalement la taverne où j'allais devoir crécher. Un établissement digne de son village: piteux et indigne de moi. Mais digne de ces hommes et femmes qui se disent civilisés, sans aucun doute. J'entrai bien vite et laissai le gamin chercher l'amour volatile de son père noyé dans l'alcool, et je m'assis pour commander à boire. De ma table j'entendis de nombreuses insultes envers le chef du village. Un comte ou quelque chose du genre. C'est alors qu'un homme entra, bien beurré, certes, mais manifestement lucide. C'était un garde de la ville, à la vue de la lame qu'il portait, et de sa tenue de travail, bien pauvre. Une simple veste de cuir épais, un casque léger et... Et c'est tout ce que cet homme semble être capable de se payer avec son salaire. A peine entré, il s'installa avec des amis de la table voisine, et parla assez fort pour que mon oreille distraite par la bière que je descendais entende...

-Les gars, vous allez pas le croire. Vous vous rappelez de la recrue? Le mec un peu magicien qui est arrivé il y a quelques semaines?

-Celui que cet enfoiré de Delatourbe a pris dans sa garde personnelle?

-Ouai, ben il est revenu de sa balade au village voisin. Il était couvert de sang! Le pauvre bougre, un p'tit jeunot de vingt ans avec sa barbe fraîche et ses cheveux gras. Il est plein de vie. Ben la c'était pas le cas. Un gars l'aurait agressé, un séladien taré qui a failli le tuer. Il s'est fait massacré l'épaule et les côtes à coup de bâton pointu. Il est au soigneur d'en face. Pis comme l'autre con de Delatourbe a été occupé par... vous savez, la gonzesse qui a tenté de le tuer, ben il a profité d'être interrompu dans ses affaires pour aller le voir. C'est qu'il fait au moins gaffe aux mecs qui protègent son cul, le voleur.

Pour ma part, j'étais resté sidéré. Vissé au fond de ma chaise par la description. La "recrue" que ce vieux garde venait d'évoquer... C'était ma cible! Le mec que j'avais assassiné il y a une heure et laissé pour mort sur le bord d'une route. Il s'en était sortit le salaud. Je jetai un coup d’œil sur mon arme, et la pointe était encore légèrement rougeâtre. Quel con de ne pas avoir pensé à la nettoyer! Un faux mouvement, et je me retrouvais avec la garde au cul, vu la description précise qu'on venait de donner de moi. Je me mis à marcher d'abord lentement, puis d'un pas vif, jusqu'à la sortie, sans même prendre la peine de de terminer ma collation. Une fois dehors, je me mis à chercher "le soigneur d'en face", que je trouvai sans difficulté car il se situait VRAIMENT en face de la taverne. Je devais donc calculer qu'en plus de ma cible, il y avait dans ce bâtiment un docteur et un noble. C'était des dommages collatéraux acceptables. J'entrai sans bruit par la porte, et me retrouvai dans une entrée vide de monde. Après quelques secondes d'écoute, j'entendis finalement les voix d'un dialogue, dans la pièce voisine. C'était ma cible et un bourgeois. Probablement le compte. Préparant mon assaut, j'écoutai de manière bien impolie aux portes...

-Allons, ne vous inquiétez pas. Je vous promet que nous trouverons celui qui a fait ça. En attendant, guérissez de vos blessures mon ami... Le médecin n'est pas la, et Rodwald ne rentre pas maintenant. Entre nous, cet assassin... C'était un des membres de votre ancienne organisation?

-Oui, comme je vous l'avais dit, ils ont envoyé quelqu'un. Mais j'ai été surpris... Maintenant ils me croient morts, alors je peux sans problème vous protéger et vous fournir les informations que vous vouliez.

Des informations? Un ancien membre de son grade d'Almoxteo ne peut que difficilement connaître des informations susceptibles d'intéresser un noble. A part les quelques entrepôts pour marché clandestin locaux. Cet homme voulait-il faire main basse sur les marchandises? C'est fort probable. Sans plus attendre. Je saisi mon bâton, et je me tins prêt à entrer. J'enfonçai la porte et tendis mon arme, bout à pierre précieuse dirigé vers ma cible, et me tins prêt à lui envoyer le sort de la mâchoire morbide qui lui sera sans aucun doute mortel. C'est alors que je m'arrêtai: sur ma nuque, du fer froid s'appuyait. Une dague était plaquée contre moi, prête à m'éliminer au moindre faux mouvement. Une voix masculine se fit entendre...

-Du calme mon gars, tu vas gentille ment poser le bâton et lever les mains. On pensait bien que tu viendrais, aussi, juste au cas ou, on a un groupe de garde derrière la porte a côté, prêts à intervenir en cas de combat. Lâches ça et on te fera pas de mal... Enfin, tout dépendra du "juge".

Je mis mes mains en évidence et posai lentement mon arme contre le mur. C'est alors qu'après un sifflement de l'homme derrière moi, les gardes arrivèrent et me saisirent par les bras pour m'emmener en cage. Le bourgeois s'écria pendant ma capture...

-Merci de votre intervention Rodwald. Il a tenté de m'assassiner dans le lot! Qu'on le mette avec la voleuse tueuse!

Il ne fallu pas longtemps aux garde pour obéir à ce salopard de comte. Ils buvaient tous chacune de ces paroles, ce Rodwald, qui semblait être le capitaine de la garnison locale, plus que les autres. Et finalement, après quelques minutes, je me retrouvai jeté dans un trou fait a même le sol, surplombé par une grille de bois cadenassée par un morceau de ferraille abîmé par l'humidité. A peine la chute de trois mètres faite, la voix dans ma tête vint s'ajouter à la douleur

*Tiens, te voila en cage, chien? Tu ressembles de plus en plus à l'esclave que l'organisation recherche. Félicitation.*

-RAH, TOI LA FERME! Hurlais-je, enragé par cette mésaventure.

Sans prendre la peine de me relever, je tournai lentement la tête sur ma gauche pour voir une figure féminine. Une belle blonde qui semblait plus humaine que demi-elfe, mais elle me faisait tout de même bien trop penser à KrIla. Je ne pris pas la peine de bouger d'un pouce pour saluer cette étrangère qui me dévisageait trop. Après un instant de silence malaisant, je déclarai...

-Quoi? Ma trogne te plait pas?

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Dim 19 Aoû 2018 - 12:38

Les gardes étaient restés quelques heures à surveiller le trou dans lequel je me retrouvai piégée. Tan pis pour eux, durant ce laps de temps, j'avais tenté de les rendre fous! Je chantai, hurlai toutes les injures qui avaient pu être inventées dans ce bas monde. Malheureusement ces deux tas de muscles n'avaient aucunement réagit à toute l'énergie que j'avais dépensée pour les faire craquer. L'idée d'avoir été emprisonnée injustement me révoltais. D'accord, j'avais eu l'intention de tuer un homme, mais je ne l'avais pas fait !
Je fini donc par m'endormir, épuisée de la nuit et de ce début de matinée que je venais de passer. Mon repos fut de courte durée. Réveillée en sursaut par un bruit sourd "BOUM !", l'espoir vaincu de la grille qui traînait là haut... Jusqu'à ce qu'elle ne se referme sans que je ne puisse rien faire.
C'est alors que je compris que je n'étais plus seule dans la galère ou ... Dans le trou comme vous voulez. Je baissais les yeux sur un homme lézard pour l'analyser. Il ne manquait plus que ça ... Moi, Narcisse Serv, fille d'esclavagiste corrompu, me retrouvant dans la même cage qu'une face de lézard ! De plus, celui ci ne manquait pas d’impolitesse ! :

-Quoi? Ma trogne te plait pas?


Je fronçais les sourcils et me mit sur mes deux jambes en grommelant, j'allais jouer ma dernière carte pour sortir d'ici, je m'adressai donc vers le haut, probablement dans le vide d'ailleurs :

- C'est scandaleux ! Faites moi sortir d'ici ! Je suis la fille de Monsieur Serv euh ... Un homme très puissant en Tacomnal ! Vous allez avoir de gros problèmes croyez moi ! Comment osez-vous me retenir avec un esclave !?

Mes menaces n'étaient que mensonges et en plus de cela, elle n'avaient aucun effets ... Je me résinai donc à taper du pied avec rage, finalement, je me défoulai sur l'homme lézard :

- Je préfère avoir ma tronche que la tienne, lézard. J'aurai sûrement plus de chance que toi de sortir d'ici.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Dim 19 Aoû 2018 - 16:11

L'humaine ne me répondit pas, du moins, pas instantanément. J'eu largement le temps de m'ennuyer des deux phrases qu'elle lança désespérément aux gardes restés pour la soiré. Elle se prétendait être la fille d'un homme influant à Tacomnal. Aussi fit-elle l'erreur de me traiter d'esclave. J'eu l'irrésistible envie de l’éviscéré vite fait, pendant qu'elle me tournait le dos, mais cela ne m'aurait servi strictement à rien, mis à part si je voulais avancer la date de ma mise à mort. Tendis que la jeune femme s'énervait, j'inspectai, instinctivement le lieu. L'étude ne fut pas longue, vu la taille de notre trou. Il n'était pas bien plus large que profond, les parois semblaient relativement lisses même si on constatait que certains prisonniers ont, par le temps, déchiqueté leurs mains en creusant la terre qui formait les murs de cette cellule dont on ne s'échappe sans ailes. Cette cellule n'était que peu complexe. Un trou dans le sol, recouvert d'une vieille grille en bois fermée par un vulgaire loquet rouillé. Trois mètres de profondeur pour quatre de diamètres, plus ou moins. Rien au sol, rien aux murs, ne laissait à mon esprit imaginer une méthode pour s'évader, il doit pourtant bien y avoir un moyen de sortir! Il y en a toujours un! Je me déconcentrai de ces murs pour revenir sur la demoiselle, qui non contente des résultats de sa provocation faite aux gardes, vint m'emmerder dans ma réflexion, avec des paroles aussi dénuées de raison d'exister qu'elle même...

- Je préfère avoir ma tronche que la tienne, lézard. J'aurai sûrement plus de chance que toi de sortir d'ici.

En effet, elle n'aimait pas ma tronche cette traînée. En principe, je me montre plus diplomate, plus calme, bien que pas forcément plus généreux et compréhensif, sauf si j'en tire un intérêt. Mais cette folle qui me traite d'esclave, puis de lézard, cette cage dans la quelle je suis coincé, cette soirée en elle même. A quel point faut-il être bon, ou stupide, pour demeurer calme dans ce genre de situation?...

-Vraiment? Plus de chance que moi de sortir? C'est vrai, c'est une évidence que toute fille de bourge aussi débile que gâtée, soit tout à fait apte et entraînée, à sortir de la cage dans la quelle elle devrait rester crever en silence! Je sortirais, et tu ferais mieux d'en profiter pour fuir, car du sang coulera une fois que je serais libre, celui de la vengeance.

Il va de soit que je n'en ferais rien, je ne tirerai aucun intérêt à risquer ma vie face à la garnison locale, par pur esprit de vengeance. Mais juste au cas où, face à la tentation, je préférai m’asseoir que fuir de suite. D'une part car je ne savais pas comment sortir, et d'autre part car si ma fuite se terminait en succès à ce moment précis, la tentation de me venger serait trop forte, il me faut juste me calmer. Juste deux minutes, Je continuai le dialogue avec la blonde.

-Ne me déranges juste pas, et peut être auras-tu l'occasion de sortir derrière moi. Aussi, évites les surnoms affectifs comme "lézard" et "esclave". Pure mesure de sécurité...

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Dim 19 Aoû 2018 - 16:47

Cet homme lézard n'avait pas bougé, mais par contre ... Qu'est ce qu'il parlait ! Et dire que je l'avais écouté jusqu'au bout, roulant des yeux  et croisant les bras. Le fait d'être enfermée ne m'allait pas très bien et en plus de ça, il me tapait sur les nerfs. Et s'était plus fort que moi, il fallait que je lui réponde :

- Alors, de un lézards, tu ne me connais pas. De deux ....

Elle eut un petit rire amer :

- ... Je saurai très bien me débrouiller sans toi. Des solutions, j'en ai plein figure toi.

Non, s'était faux, mais j'étais blessée dans mon ego. Je le fixai un instant puis ajoutai, l'index levé :

- Et j'oubliai, tu n'es pas le seul à devoir assouvir une vengeance ici, alors chacun son tour si tu le veux bien et ... Les femmes d'abords.

Monsieur ne voulait pas être dérangé. J'observai les parois de terre qui nous entouraient, gardant la fraîcheur par rapport à la surface. Elles étaient plutôt lisses, beaucoup semblaient avoir tenté la même idée que j'avais à l'instant dans l'esprit : Escalader, sauter, tenter quelque chose quoi ! ... Je me résignai vite et m'assis en face de mon compagnon de cellule, très loin, la proximité me dérangeais, surtout avec cette créature. Me mordant l'intérieur de la bouche, j'essayai moi aussi de résoudre l'énigme qui nous libérerait... Un long silence s'en suivit, durant dix minutes, le temps que quelque chose n'éclaire mon esprit, je m'adressai donc directement à l'homme lézard :

- Eh, l'idée me ravie pas mais ... La courte échelle ? Je monte sur tes épaules, je casse le verrou, je sort... Enfin ON sort. Problème résolut.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Dim 19 Aoû 2018 - 19:11

Cela devait faire deux minutes que j'étais entré dans ce trou. Deux minutes et je savais déjà beaucoup de choses de mon interlocutrice. Elle était suicidaire, car utilisant encore le terme lézard à mon égare, et cette demoiselle était une enfant. Une gamine mentant mal et voulant dire "j'ai raison" pour avoir le dernier mot, SURTOUT quand elle a tort. "des solutions j'en ai plein figures toi", quelle preuve de mauvaise foi doublée de faiblesse d'esprit. Après avoir vérifié la structure des murs, secs et solides comme peut l'être la terre, je m'adossai à ce mur que je haïssais tant, en écoutant la blonde déblatérer des conneries sur la politesse et la vengeance. Stupide paroles d'une insignifiante personne ne pouvant rien faire d'autre que gêner ma réflexion. Que pouvais-je faire? Même en utilisant ma magie, je n'avais rien de prévu pour sortir d'un trou. Creuser? Impensable, en regardant les fissures crées par les plus déterminés des anciens prisonniers, je vis des briques de boue renforçant l'arrière des murs de terre. Impossible de creuser, impossible de voler. Peut être qu'un squelette pourrait... Bah, non, qu'en ferais-je? Ils sont trop fragiles...

*Utilises la fille...*

Alors que la voix dans ma tête recommençait, avec ses conseils malins, mais terriblement dégradants pour quelqu'un ayant juré de s'en sortir seul, La voix de la femme se fit entendre de nouveau. Elle proposa la courte échelle. Bien évidemment, elle me voulait en dessous, prête a m'abandonner...

*Ou bien est-ce elle qui t'utilisera?*

Je me relevai de toute ma hauteur, et me rapprochai doucement, mais d'un pas sûr de la prisonnière. Mes traits étaient menaçants, méfiants et hostiles...

-Si il te venait la bête idée de me laisser pourrir dans ce trou, apprends à disparaître. Apprends à ne plus être trouvable sur terre, car où que tu te caches en ce monde, je te retrouverais, et je me ferais un pull de tes viscères.

*Sors les griffe, frêle chaton. Tu effraierai presque un jeune paysan. Mais, elle n'est pas moins dangereuse que toi. Elle est trop mal habillée, mal maquillée, et surtout bien trop dangereuse, pour être une vulgaire jeune noble malchanceuse, ou une bandit de grand chemin sans talent. Méfies toi des idiotes.*

J'allai, sans dire un mot de plus, me placer vers l'endroit où j'avais aperçu le loquet. Je joins mes mains et m'accroupis légèrement pour laisser à la jeune fille l'espace nécessaire à son ascension, attendant sa venue en silence, tentant de comprendre la pensée que voulait transmettre cette voix par ses paroles...

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Dim 19 Aoû 2018 - 19:48

L'homme lézard finit par se lever. Une lueur étincelante brilla dans mon regard. Eh oui, je le savais, mon idée était d'enfer ! Et comme tout bon esclave qu'il paraissait, il devait être admiratif ... Enfin c'est ce que j'avais cru jusqu'à ce qu'il vienne vers moi avec un air furieux et déplaisant, je perdis vite mon sourire carnassier :

-Si il te venait la bête idée de me laisser pourrir dans ce trou, apprends à disparaître. Apprends à ne plus être trouvable sur terre, car où que tu te caches en ce monde, je te retrouverais, et je me ferais un pull de tes viscères.

Comment avait-il sû ? Il n'avait pas tout à fait tord ... Mon plan initial étant de la lui mettre à l'envers. Mais je pouvais tout de même continuer à mentir, il fallait d'abord tester mon idée. Après la menace de l'homme lézard, je soufflais :

- Oui c'est bon, je sais, tu es un méchant. Passons à l'action au lieu de discuter.


Il est vrai que je n'étais pas très patiente de base mais alors imaginez vous dans une telle situation ... Ne rien pouvoir faire m'énervais d'avantage. Je suivis des yeux ma future courte-échelle vivante qui se mettait en place. Je levai la tête vers la lumière, aller vers la lumière ... Pour le coup, c'est ce qu'il fallait faire. S'était sérieux, il s'agissait de notre survie. De MA survie. J'attachai ma tignasse épaisse en queue de cheval,  soufflait un bon coup et m'avançai.

Je posai ma main sur son épaule avec dégoût puis mon pied dans ses mains. Normalement, il n'aurait pas dû se plaindre, je ne faisais que marcher dans ma vie. Marcher, courir, me battre, tuer. Enfin je n'étais pas épaisse, je n'avais que des muscles et des petits os très résistants. De quoi surprendre même. Enfin bref, je me hissais sans mal ... Mais bien que l'homme lézard dont j'ignorai encore le nom était plutôt grand, je ne mesurai qu'un faible mètre soixante deux ... J'ai pourtant essayé de me mettre sur la pointe du pied, tenté de grimper un peu plus haut ... Tendre le bout de mes doigts ... Rien n'y avait fait ...  Je fini par grogner, maudire le monde entier et redescendre au fond de notre trou :

- En plus tu n'es pas stable ! Envoyais-je au passage à l'autre taulard comme ci s'était de sa faute.

Mon idée venait de faire un flop. Mains sur les hanches :

- Passons au plan B . Déclarais-je.

Un plan B ? Je n'en avais pas, du moins, pas encore ...

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Mar 21 Aoû 2018 - 16:13

La peste ne me prenait pas au sérieux une seconde. Savait-elle que, là où elle échouait à tuer un noble grassouillet, je tuais quotidiennement des assassins "à ma hauteur"? Bien évidemment que non, elle n'avait pas la moindre idée du nombre d'organes que je pourrais lui arracher si elle venait à me foutre en rogne! Elle n'a pas peur des inconnus, et par extension, pas peur de la mort. Quelle perte de temps de chercher à se faire respecter d'une folle! Au mieux que puis-je en tirer? Un...

- Oui c'est bon, je sais, tu es un méchant. Passons à l'action au lieu de discuter.


En réponse à une accusation véridique! Cette fois-ci, c'est décidé. Une fois sortit de ce trou, je la tuerais, ou je partirais à l'opposé de sa direction, mais bon dieu, aucune chance que je reste avec elle plus de trente secondes après avoir recouvré ma liberté. Plus vite je serais libre, plus vite la gueuse disparaîtra de mon cauchemar. Sans plus hésiter, je m'empressai d'autant plus de saisir l'unique espoir qu'il me restait: la collaboration. C'était sans compter l’excellente capacité de ma camarade d'infortune, à être parfaitement incapable! Une bonne à rien qui, non contente de s'essuyer les pieds sur ma trogne, n'est pas foutue d'atteindre le verrou, car trop petite. Plus tôt, j'estimai la profondeur du trou à dix pieds. Je savais que c'était plus, avec une marge d'erreur d'un ou deux pieds, mais si j'avais su que ça permettrait à l'autre humaine de me marcher dessus, pour me montrer son incapacité à profiter de l'aide d'autrui, j'aurais été un peu plus précis, et je lui aurais dit d'aller se faire... RAH j'enrage!

Je parvins à me calmer, après quelques instants à ignorer les râles ridicules de l'enfant gâtée qui osait se compter parmi les races intelligentes, aux côtés de la mienne. Tandis qu'elle baratinai l'entrée en scène de son plan B, dont j'attendis l’énoncé comme un con, assis dans mon coin. Plusieurs pensées me traversèrent l'esprit en attendant que la blonde délie enfin sa langue. Une odeur étrange me titillait les narines depuis tout à l'heure. L'odeur m'était familière, mais je me torturai l'esprit en vain, à tenter de la définir. Je finis par me déconcentrer de nouveau, en tournant le regard vers la demoiselle au plan B imaginaire. Perdant passience, je ne pu me retenir et lançai cruellement...

-Alors? C'est quoi l'autre merveilleuse idée que tu as trouvé, pour me faire perdre mon temps?

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Mar 21 Aoû 2018 - 17:18

C'est qu'il était tendu mon compagnon de cellule ! Et alors que nous nous mettions à réfléchir chacun de notre côté, l'idée de rester auprès de cet homme-lézard plus longtemps me motivai d'avantage pour me sortir de se guêpier.
S'était haut pour moi, les parois n'étaient pas vraiment franchissables... Malheureusement, sans mes armes, j'étais impuissante... Dans cette situation en tout cas ! Et puis je n'avais rien d'autre sur moi qui aurait pu aider ... Alors que faire avec un seul esclave ? C'est alors qu'il me coupa dans ma réflexion :

-Alors? C'est quoi l'autre merveilleuse idée que tu as trouvé, pour me faire perdre mon temps?

Plongée dans mes pensées à admirer autour de moi, je me tournai lentement vers lui, sourcils fronçés, jusqu'à ce qu'une possibilité ne m'éclaire le visage :

- Très bien. Fis-je avec détermination. Lentement mais sûrement, en plus cela sera discret : Tu va creuser ! Creuser, creuser ... Creuser, jusqu'à trouver la surface. Ceci ne devrait pas être compliqué ... Tu as une peau plutôt dure. Et je te suivrai.

Je souriai, fière de l'opportunité que j'avais trouvé.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Jeu 23 Aoû 2018 - 14:53

Cette jeune femme était-elle ce que l'on appelle... une suicidaire? Moi qui croyait cette demoiselle folle, j'étais tellement loin de la réalité. Elle est plus que ça. Elle ne mérite pas ce qu'elle ne veut pas: que je l'épargne. J'étais certain d'avoir dit à un moment ou un autre qu'elle ferait mieux de ne plus me confondre avec un esclave. Et que fait cette grognasse?! Elle me demanda de creuser un main nu un trou piteux à travers terre et roche pendant des jours, pour qu'elle passe finalement comme une fleur dans le fruit de mon travail afin de sortir? Outre le fait qu'on ne possède pas trois ans avant notre punition, son plan mettait beaucoup trop en place le même travailleur: moi. "T'as la peau solide" qu'elle me sortait l'autre. Sans plus réfléchir, j'allai donc lui expliquer aussi calmement que possible en quoi son plan était mauvais...

-Ton plan a moins de valeur que la vie du plus pauvre des pisseux de ce village!

C'était le résumé calme, j'argumentai ensuite mes propos...

-Déjà, combien de jours a-t-on avant de voir la lumière du jour par un tunnel? Contre combien d'heures avant d'être probablement mis à mort? Ton plan, aussi "discret" soit-il, parce que un trou c'est tout sauf discret et rapide à reboucher, demeure bien trop long pour être applicable, et quand bien même il serait bon, ce plan...

Je m'avançai vers la femme en bavant presque de rage comme une bête enragée. Il faut dire que mes envies de meurtre, même si il me peine de le dire, me rapprochaient plus de l'animal que de l'être pensant et intelligent dont je me voulais être l'apogée. Sous cet état d'esprit, j'achevai ma réponse...

-Tu as encore fait l'erreur de me prendre pour un esclave, évites de risquer à nouveau ainsi ta vie.

Je repartis dans mon coin, humer l'air environnant, sentant encore cette odeur à laquelle je m'habituais, mais qui me titillait toujours. J'arrivais vaguement à localiser son origine, enterrée derrière un mur, mais qu'est ce que cela pouvait donc bien être? Je m'approchai de l'origine de l'odeur, et paumes face au mur, je compris enfin pourquoi cet odeur m'était si familière. J'avais, à l'avant poste où je logeais, quelques cadavres de mes cibles les moins faibles qui se putréfiaient tranquillement en attendant d'être utilisables, aptes à l'invocation. à long terme, ça me permettra d'avoir sous la main des homme-squelettes plus efficaces que ce qu'on trouve en campagne. Cette odeur, c'est quelqu'un de bien imprudemment enterré ici, enfin prêt à servir un maître tout autre que la vie: la mort, moi même. Je me tournai, petit sourire en coin de gueule, vers la demoiselle...

-Femme, inutile de continuer à chercher des idées du genre "Dressons un Lozi, en quelques mois, on est sortit" traduisant ton niveau intellectuel... digne de ton milieu social. J'ai mieux que tout ce que tu trouveras.

Je plaquai mes mains contre le mur, et rappelai du royaume des morts, l'âme stupide et dénudé de volonté qui appartenait jadis à un humain. Une fois animé, la créature sortit une main du mur, et péniblement, elle tenta de se dégager de l'énorme masse de terre qui se dressait sur elle. Je saisi son bras, et tirai dessus, en faisant légèrement sortir l'homme-squelette fraîchement invoqué par mes soins. Mon but n'étant pas de le sortir, il allait bien finir par se débrouiller. Non, je voulais lui arracher un bras, chose qui ne fut pas si compliqué, je parvins à lui arracher tout un avant bras. J'estimai la longueur qu'il manquait à la demoiselle... C'était suffisant, je me tournai donc vers la prisonnière en lui envoyant dans les mains, le bras fraîchement arraché...

-Bon, on refait la courte échelle. Le bras devrait te permettre d'atteindre le loquet et une fois la grille dégagée, tu devrais être capable de sauter à la surface pour m'aider à sortir avant l'arrivé d'une patrouille de gardes. C'est mieux que "creuses, creuses, creuses".

J'allai à nouveau me mettre en position pour faire la courte échelle, quand je vis la bourgeoise parfaitement ébêttée par l'invocation. Je regardai un instant le squelette peinant ridiculement à sortir ses jambes de terre, puis la gonzesse qui ne disait mot, avant de "briser la glace"...

-Quoi, T'as jamais vu un nécromancien surpuissant lancer un sort de débutant?

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Jeu 23 Aoû 2018 - 16:38

-Ton plan a moins de valeur que la vie du plus pauvre des pisseux de ce village!

Sur le coup, je fus offusquée. J'ouvris la bouche en lâchant un "Han !". L'homme lézard qui s'exprimait beaucoup trop à mon goût, dénigrait mon idée. Je me mit à penser dans mon fort intérieur, croisant les bras :"Oui, et toi alors ? Tu as une meilleure idée ? C'est alors qu'il s'avança vers moi, reprenant son regard de braise. Je reculai d'un pas. Il m'avait presque postillonné dessus ! Je fronçai les sourcils. Nos opinions étaient différentes s'était tout simple et puis ce genre de créature ne pouvait pas comprendre.
Face à ses menaces, je levai donc les yeux au ciel et grommelais-je :

- J'ai pigé. Lézard.

Ensuite il m'annonça sa trouvaille, je me mit à ricaner avec mépris :

- Très bien, voyons si tu es plus malin qu...

L'un de mes sourcils se leva avec curiosité. Il avait plaqué ses deux mains contre les parois terreuses et un bras squelettique en sortit. Je reculai interloquée et lâchai :

- Diablerie !

L'homme lézard arracha le bras qui gesticulait pour sortir et me l'envoya, je ne le rattrapai pas sur le coup, trop dégoûtée. Le membre tomba à mes pieds. Je grimaçai pendant que l'invocateur se remettait en place pour recommencer une courte-échelle. Je le fixai sans dire un mot. Effectivement, oui je vous l'avoue, il venait de m'impressionner. Je ne pouvais pas être dégoûtée par son potentiel ... Puisque j'en avais un également et que j'avais souvent été rejetée pour ça :

-Quoi, T'as jamais vu un nécromancien surpuissant lancer un sort de débutant?

Je secouai la tête pour me remettre dans l'ambiance de notre situation grotesque, pas besoin d'être idiot, j'avais compris son idée douteuse :

- On verra bien si sa fonctionne. Lui répondis-je en râlant, vexée.

Je récupérai le bras qui ne semblait plus vouloir s'échapper et mon pied se retrouvai encore dans les mains dociles du nécromancien, le premier que je rencontrai de ma vie d'ailleurs. Le squelette dans une main, posant l'autre main sur les murs de terre fraîche, mon compagnon de cellule me levait vers le haut :

- AH ! AH !!

La longueur du bras mort-vivant s'ajoutait parfaitement à ma taille. Je redoublai de concentration, plissai légèrement les yeux afin de bien viser : Mon but, enfin NOTRE but, était de faire passer la main appartenant au squelette entre les barreaux de la grille et de l'approcher du loquet afin de soulever le loquet ! :

- Patience... Patience .... Chuchotais-je, concentrée pour rester aussi en équilibre.

Il suffit de cinq minutes pour que je finisse par entendre le bruit de déverrouillage. J'eu l'envie de hurler de joie mais à partir de maintenant, il nous fallait être discrets. Je laissai tomber le bras invoqué sur la tête de l'homme lézard qui me supportait, posai mon autre pied sur une étroite prise de terre afin de me faire prendre un élan assez puissant pour enfin pouvoir toucher le bord du trou avec ma main ! A ce moment, je n'hésitai plus : Je grognai, me soulevai, posai ma seconde main au bord et me hissai. La grille se souleva naturellement avec ma tête.
HOURRA ! J'étais sortie du néant ! ...Un regard autour de moi : Heureusement, personne ne m'avais vue ou du moins... Le seul garde censé nous surveiller à proximité s'était endormi. Notre position était éloignée du village mais on pouvait tout de même y voir les allées et venues des habitants entre les maisons de pierres. Mes armes ? Où étaient mes armes ? Je me levai, prête à abandonner le nécromancien, je disparu même de sa vision.
J'étais un peu paniquée, sans mes armes, sans mes petites chéries, je n'étais pratiquement rien... Je ne pouvais me montrer, trop risqué. Seulement avant de partir, il me fallait mes haches... Je soupirai d'exaspération. Elles devaient probablement être gardées précieusement, je maudissais ce baron Delatourbe. Il me fallait de l'aide ...
Je retournai prêt du trou, m'allongeai sur le ventre et tendit mon bras vers l'homme-lézard toujours pris au piège :

- Hey lézard ! Lançais-je comme une proposition de le remonter au plus vite.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Ven 24 Aoû 2018 - 0:27

Si je devais décrire la réaction de cette folle narcissique que je devais me coltiner, je dirais... délicieuse! Ce fut une réaction satisfaisante et juste, car faisant chuter l'ego surdimensionné de la blonde. Elle refusait de laisser ses mots l'avouer, mais sa voix prouvaient qu'elle avait compris l'écart entre mon esprit et... elle. La jeune femme refusa jusqu'au dernier moment de se montrer optimiste, probablement toujours vexée, mais excitée par la liberté, elle ne pouvait s'empêcher de se montrer impatiente et ennuyante. Ce fut long, et horrible pour mes épaules, mais productif. Après de longues, minutes, très longues minutes, alors que je commençai à lâcher dans un râle...

-Alors, tu te bouges?! Trois plombes pour défaire un loquet, c'est lamentable! Ils sont tous aussi inutiles que toi humains?!

C'était une question à laquelle j'avais ma réponse. La quasi-totalité des humains que j'avais rencontré étaient faibles, lâches et profondément méprisables. Mais il demeurait des exception, comme cette Lucie qui, bien que parfaitement antipathique, était une alchimiste talentueuse, ou cet homme que nous avons combattu à deux. Walden, de son nom, un véritable monstre de puissance dont j'attend encore la décomposition du cadavre, ses os étaient bigrement solides... Un tas de fous et de faibles se noyant dans la mer qu'est leur propre nombre, et se rendant incapable de prouver la possession de mérite ou de dignité, c'est cela l'humanité. Mais quelques fois, des exceptions surviennent: Lucie, Walden, Archeon... Jamais l'un de ces noms n'a réellement résonné comme celui d'un allié dans mon esprit. Au mieux, un Homme que je ne comprend pas, au pire, du sang sur mes mains. Les humains étaient donc, soit des faibles erreurs de la nature, soit des dangers potentiels. Il en allait, par ailleurs, de même pour la plupart des races... la mienne comprise. Cette femme dont le nom m'était encore inconnu, elle s'inscrivait aisément dans la catégorie des faibles à mes yeux. Je ne doutais pas de ses compétences physiques, même si elle était maigrichonne, elle demeurait relativement musclée, mais sa faiblesse d'esprit, aucun muscle ne saurait rattraper ce défaut. Ce fut la réflexion qui tourna encore, et encore dans mon esprit, lorsque je m'aperçu enfin que la demoiselle... n'était plus la. Elle était remonté et avaient disparu, je ne pu m'empêcher de murmurer un...

-Pourriture...

La voix dans ma tête ne se fit pas prier pour rajouter à ma situation, plus de rage...

-Faible d'esprit... C'est ce que tu pensais d'elle? Aurais-tu oublié que sa pitié était ta seule porte de sortie? Utilises la, ou c'est elle qui t'utilisera. Je te l'avais dit... Krila, et maintenant cette inconnu. Tu te soumets à beaucoup de demoiselles. Prochaine étape, tu deviens l'esclave d'une gamine de dix a...

Hey lézard! me dit une voix, me sortant de cette véritable torture mentale qu'était la vérité, amèrement crachée à la gueule.

Je levai la tête et vis finalement la blonde, revenue quelques instants après sa fuite, sans explication aucune. J'étais en colère, comme d'ordinaire, la voix m'a emplit de rage avec succès, pour une raison stupide. Mais que pouvais-je faire à part sauter aussi haut que possible, en rebondissant sur les quelques éraflures du mur, pour saisir la main qui m'était tendue? Je me laissai remonter sans un mot, presque traumatisé par ce qui venait de se passer dans mon esprit. Une fois plus haut, je ne pouvais me résoudre à devenir ce que cette voix voulait, même si par la force des années, je devais bien avouer être devenu... différent, depuis le temps qu'elle me bourre le crâne. Je refusais de devenir la bête de combat sauvage et haineuse que cette seconde âme qui partageait mon corps voulait, je tentai donc une chose stupide, que je faisais rarement, moi qui haïssais tout le monde, et que tout le monde haïssait, je dis...

-Tokran... C'est mon nom, et c'est tout ce que tu as à savoir de moi. Quel est ton nom, humaine?

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Ven 24 Aoû 2018 - 21:10

C'est qu'il avait du poid mine de rien cet homme lézard ! Il fallut quelques minutes avant que je puisse le remonter. Heureusement, nous n'avions pas réveillé le garde assis près de nous. J'étais peu fière d'avoir déterrer ce nécromancien parce que j'avais besoin d'aide, et d'ailleurs j'avais peur qu'il refuse. Mais sa réaction fut dans le sens contraire :

-Tokran... C'est mon nom, et c'est tout ce que tu as à savoir de moi. Quel est ton nom, humaine?

Je ne l'avais pas voulut, mais je pense que je suis restée plantée à buguer devant lui. Dans tout les cas, je n'avais rien envie de savoir d'un homme lézard qui jouait avec les morts. Il me fallait tout de même ce fameux coup de main :

- Narcisse. Lui murmurais-je d'un faible sourire.

Oui, il fallait bien avoir l'air d'être un minimum sympathique si je voulais qu'il me suive. S'était très dur ! Je plongeai mes mains dans mes poches, hésitai juste quelques secondes et proposais, toujours avec autant de distance mais souligné d'une très fine teinte de gentillesse  :

- Nécromancien, j'ai quelque chose à te proposer. Aide moi à retrouver mes armes, et je t'aiderai dans ta vengeance.


Cela tombait bien, je raffolai des vengeances.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Dim 26 Aoû 2018 - 23:27

Narcisse, si le nom qu'elle ne rechigna pas à me donner était réel, semblait quelque peu hésitante. Elle voulait de toute évidence me demander quelque chose à la vue de cette soudaine "gentillesse" qu'elle affichait pour la première fois. Je ne l'appréciais guère, et c'était, sauf erreur de ma part, réciproque. Pourquoi s'embêtait-elle avec un sourire faussé et une sympathie éphémère? Pour ma part, je m'étais présenté aussi jovialement que possible, c'est à dire pas trop, par la faute de cette voix qui, pour le meilleur ou pour le pire ma change continuellement. Mais quelle raison pourrait la pousser à ainsi agir si ce n'est le mensonge? Pourquoi me mentir par la jovialité, si ce n'est pour me soutirer une aide? J'attendis à chaque instant une demande de service, et ne fus qu'à moitié comblé...

- Nécromancien, j'ai quelque chose à te proposer. Aide moi à retrouver mes armes, et je t'aiderai dans ta vengeance.


Je laissai s'échapper un long soupir presque exaspéré. C'était pour cela qu'elle me fit ce faux sourire? Pour me proposer une affaire qui allait en tout point en mon sens? Quand bien même j'eu voulu refuser, tous les sourires les plus beaux de la blonde n'eurent pu me retirer la capacité de refuser sans plus de justification. Mais dans le cas présent, j'avais tout intérêt a accepter. Je voulais moi même récupérer mon arme. Un beau bâton taillé dans de l'os de griffon solidifié par des anneaux de carapace de Xexerre et couronné par de la pyrite pure... sommet du travail des plus grand chasseurs de ce monde, et des artisans les plus expérimentes de Telbara, c'est une arme unique qu'il me peinerait de perdre. J'avais peu de temps et l'aide de cette demoiselle ne serait pas de refus. Il ne m'en fallut pas plus pour répondre...

-Inutile de te forcer à sourire. Je ne t'apprécie pas plus que tu ne me porte d'intérêt. Cependant ta proposition est en tout point en accord avec mes intentions. J'accepte cette affaire. Allons-nous en, si une patrouille passe, il sera plus facile de se cacher en s'introduisant chez les locaux.

Je me mis à marcher dans l'ombre en direction des chemins de terre qui formaient les rues de ce pauvre village. Nous atteignîmes bien vite les premières habitations sans croiser de garde. La chance était de notre côté, même si je pense que la caserne est essentiellement peuplée par des milices volontaires. Ce n'était que peu compliqué en raison de l'absence de murs comme dans la plupart des villages de cette taille, après tout le seigneur locale est relativement pacifique, préférant le vol à la guerre de ce que j'ai entendu. Je n'ai que faire de la politique de ces terres ridicules menées par des nobles tellement ridicules sur le plan des dirigeants du monde, qu'on se demande, pourquoi diable ont ils des terres, et ne sont-ils pas réduits au vulgaire titre de chevaliers. Accoudé à un mur à quelques dizaines de mètres du centre de village, je me tournai vers l'humaine et expliquai ce que je savais, enfin... ce que je supposais.

-Bon, nos armes, car je prévois de récupérer la mienne dans la foulée, sont probablement placées à la caserne locale. Il y a sans doutes majoritairement des miliciens volontaires qui la peuplent. Des pecnots avec des armes d'hast. Cependant, il y a toujours quelques gardes expérimentes dans une caserne, souvent des officiers vu le prestige de celle-ci. L'entrée principale est gardée par un duo de bouseux et pour ne rien ajouter, nous sommes connus. La blonde folle et le séladien taré ont réussi à faire du bruit ce soir. Je suppose que c'est toi la blonde, alors va falloir que tu me trouves un moyen pour que ta couleur ne te trahisse pas. Je te proposerais bien de te raser totalement si je savais qu'en tant que demoiselle de la bourgeoisie, tu n'allais m'envoyer paître. Aussi, quand bien même notre infiltration serait un succès, si un garde a trouvé une de nos armes jolie, et qu'il a eu l'autorisation de la prendre, on l'a dans l'oignon... Maintenant, une idée pour pouvoir entrer?

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Lun 27 Aoû 2018 - 17:05

Fort heureusement pour moi, et pour lui semblait-il, il accepta ma proposition. J'eu un sourire plutôt satisfait.Nous passâmes donc devant le garde endormi sans même qu'il ouvre un œil.  Je suivi donc Tokran avec prudence jusqu'au village en longeant les murs telle une ombre. Je me mit à penser qu'il aurait été préférable de s'échapper de cet endroit avant le lever du jour, question de discrétion. Cela faisait partit de l'objectif avec en plus, celui de retrouver mes haches.
Le nécromancien finit par s'arrêter non loin d'un bâtiment de pierre où un foyer chaleureux brûlait, nous  pouvions entendre les gardes rire presque assommés par l'alcool pour certains. Des gardes qui perdraient certainement leur poste le lendemain après notre plan d’évasion...D'ailleurs, quel plan ?
Pour une fois, j'écoutai Tokran sans dire un mot, il avait repéré la réserve où se cachaient probablement nos armes. J'ouvris grand les yeux lorsqu'il émit l'idée de me raser la tête ! J'avais touché ma chevelure comme si elle avait été de l'or, pensant en mon fort intérieur "Fait ça lézard et je te coupe la queue". Je me ravisai, là n'était pas le moment d'entrer en conflit avec le seul soutien que j'avais :

- .... maintenant, une idée pour pouvoir entrer ?

Je levai mon index en analysant les environs, silencieuse. Il y avait déjà deux gardes à l'entrée seulement, ils devaient être les seuls en cette soirée à prendre leur travail au sérieux, donc s'était plutôt positif...Une bonne moitié des autres devait être ivre ... Mais combien étaient-ils réellement à l'intérieur ? Par la fenêtre, je pouvais en apercevoir un sûr, et la moitié d'un second qui semblait parler avec un troisième ... Je fixai notre but et chuchotai au lézard :

- On va faire une diversion. Je m'en charge, passe par derrière, passe par où tu veux mais récupère mes haches ! Il y en a deux, une petite avec un ruban bleu autour du manche, une autre plus longue. Te trompe pas Lézard. On se rejoint à la baraque du baron. Après ça, je vais le tuer.

Je parti sans même me retourner. J'avais soif de sang et tout ses hommes le méritaient pour m'avoir mise dans un trou. En particulier ce Delatourbe. Planquée derrière un arbre, je passai une main dans mes cheveux puis m'avançais enfin pour apparaître devant la réserve et les deux chiens de garde :

- Me revoilà les gars, je pense que vous devriez changer le locet de ... Vous savez, le trou ! M'exclamais-je.  

J'eu à peine le temps d'esquisser un sourire que les deux soldats devant moi s'armèrent et crièrent pour leurs copains à moitié morts :

- La voleuse !

Je tournai les talons et partit dans une course effrénée entre les habitations afin de semer les deux gardes qui m'avaient prise en chasse. J'adorai les caches-caches étant petite, mais alors cette partie était la meilleure de ma vie ! Je me cachai derrière un mur alors que l'un d'eux passait juste à côté de moi... Au bout de dix minutes à les mener en bateau, je fini par me dissimuler derrière une caisse dans une petite ruelle qui sentait la pisse. En fait, je devais probablement être cachée derrière LA caisse où les ivrognes se vidaient à leur sortie de la taverne. Enfin soit, les deux gardes finirent par être séparés à me chercher chacun de leur côté. J’espérai que le nécromancien ait remplit sa part du marché ... Il n'y avait pas eut signe d'alerte mais j'ignorai si les camarades des deux gardes avaient réagit...
Enfin, l'un des deux premiers à me pourchasser s'avança dans la ruelle sombre... Grossière erreur. Je ne bougeai pas jusqu'à ce qu'il me passe derrière le dos. Ce mec n'était pas très grand mais bien trop armé pour que je puisse le tuer toute seule, malheureusement, il n'avait pas de casque et n'eu pas le temps de me voir arriver avec une bouteille vide à la main, merci les ivrognes. J'écrasai le verre sur son crâne avec violence. Il tomba, inconscient. Je sautillai sur moi même et balançai mes mains dans tout les sens tellement j'étais contente de mon action. Un de moins, s'était toujours bon à prendre.
Puis ?
Je me suis dirigée vers le point de rendez-vous donné à Tokran...

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Lun 27 Aoû 2018 - 19:20

Pour être franc, j'avais avec moi une demoiselle blondinette, qui ne faisait pas deux cents livres de muscle. Je me serais attendu à ce qu'elle manie l'épée longue à tout casser, avec plus de préférence pour des dagues ou épées courtes. Mais non, la demoiselle maniait apparemment des haches, preuve que se fier aux apparences était sot. Après avoir écouté son plan bien trop risqué, j'étais prêt à lui dire que son suicide n'était pas dans mon intérêt, mais me prenant de vitesse, la demoiselle partit en première ligne, sans me laisser le temps de refuser son idée. Je laissai un grognement filer en voyant que, malgré sa fuite temporairement réussite, elle restait poursuivit par deux gardes sobres, et quelques gardes bourrés... légèrement à la ramasse dirons nous. La chose qui m'inquiétait est que, si elle a le malheur d’atterrir dans un cul de sac, face aux deux gardes, ses chances de victoire sont... assez basses étant donné que ces hommes ne semblaient pas être les derniers novices de la caserne. Avec un peu de chance, il ne restait comme seul obstacle dans le bâtiment, les nouvelles recrues et les miliciens mal armés. Ce village était essentiellement composé d'humains et les soldats de campagne sont relativement grassouillets, mais je ne pouvais baisser ma garde. J'avançai vers l'entrée principale, avec le pas aussi silencieux que je le pouvais. J'arrivai finalement, sans difficulté aucune, à entrer dans la cour de la caserne où quelques soldats trop ivres pour poursuivre Narcisse, tentaient soit de tenir debout, soit de dormir en paix. J'entendis le grincement d'une porte qui s'ouvrit, et levai les yeux vers le sommet de l'escalier de ce qui semblait être une tour de guet. La, je vis descendre deux jeunes recrues aussi beurrés que les autres. Je me cachai derrière le mur de pierre qui bordait ce même escalier. Je surpris ainsi la conversation suivante...

-Eh ben? C'était quoi ce raffut? Je croyais que l'capitaine était revenu.

-Bof, on dirait que non, tout est calme... de toute façon c'est comme chaque les soir, le cap'taine est affilié à la protection de Delatourbe. Il a plus le temps de passer à la caserne en pleine nuit, encore moins si il passe à deux doigts de crever deux fois...

-Ils sont cons n'empêche, ils pourraient monter en grade quelqu'un pour gérer la caserne.

-Ouai, mais ce même quelqu'un devrait nous mettre une tannée juste parce qu'on a eu l'idée de ramener du picrate à la caserne. Alors profite, tant qu'on a pas de lieutenant tyrannique. Bon, si tu me le permets, je vais surveiller notre bouteille...

Je comprenais de suite mieux pourquoi le gamin avait si peur de se faire agresser dans les rues d'un village de pisseux en pleine nuit. La nuit, vu l'état des gardes, ce devait être un véritable paradis de la délinquance, à la manière des basses rues de grandes villes comme Telbara. Mais ces informations... je m'en tamponnais un peu. Si le noble locale, dont je ne connaissais même pas le titre exacte, était incapable de mener l'unique village sur le quel il a main mise, autre part qu'à la ruine, ce n'était nullement mon problème. Je venais chercher des armes, et je les trouverais. J'entrai sans plus me gêner dans les couloirs libres de la caserne. J'ouvris chaque porte, sur chaque salle toujours vide, avant d'arriver dans ce qui semblait servir d'armurerie. Le lieu ne semblait pas être très rempli, et j'aurais vite fait de trouver mon bâton et les haches de mon allié. La porte grinçait bien moins que la plupart des autres passages du bâtiment. Cela ne m'empêcha pas de me faire repérer par les deux gardes bien moins alcoolisés que les autres. Ils ne semblaient être que de simples miliciens armés de tuniques de cuir et de gourdins en bois, mais eux, ils étaient déjà plus armés que moi. Mes sorts n'étant pas assez offensifs pour les combattre à mains nue, je préférai la fuite. J'enfonçai au hasard une porte qui s'avérait être celle du garde-manger, pour entrer parmi les légumes. Je pris dans la panique tout ce qui me tombait sous la main, pour le jeter en arrière, avant de me retrouver face à un mur, au côté d'un tonneau de pommes. Malgré leur léger taux d'alcoolémie et leur armure, les miliciens allaient me rattraper, je saisi par réflexe le tonneau et le renversai en avant, laissant les gardes glisser dessus, en s'aidant de l'alcool pour tomber sur le entre. Du moins, c'était le cas pour le premier. Le second parvint à garder l'équilibre jusqu'à ce que, d'un coup de pied, j'envoyai sur le bougre, le tonneau vidé qui le bouscula. Profitant de la diversion, je courru vers l'armurerie à toute jambe, où le bloquai la porte avec tout ce que je pu trouver, c'est à dire quelques lames de piètre qualité, et pas mal de morceaux de bois. Je me mis ensuite à chercher, chaque arme, et trouvai en quelques instants les deux haches décrites par la blonde, puis mon bâton, avant d'entendre...

-Ouvrez ou nous serons dans l'obligation d'enfoncer... euh... la porte de votre maison.

-Par Méphiti, qu'ils sont cons.

Je pris dans une main, le bâton, une hache dans l'autre, et dans ma gueule la petite hache au ruban bleu. Une fois équipé de tout ce que je désirais garder, j'entamai une métamorphose en chien de styx. Mes écailles se déchirèrent en laissant passer des flots continus de styx, qui enrobèrent ma chaire, mes vêtements, et bientôt mes armes. Mon corps se mit à se rétracter tendis que je ne sentais plus dans mes paumes inexistantes et ma mâchoire grandissante, les armes qui eurent vite fait de fusionner avec mon corps, à la manière de mes vêtements. Finalement, dans une tâche de styx bien complexe à nettoyer, ma transformation s'acheva, faisant de moi une créature dégoûtante et stupide, mais surtout plus rapide qu'un chien de chasse. Alors que des coups d'épaule se firent entendre sur la porte qui résista un coup, puis deux, mais pas trois. Alors que les hommes entrèrent, je sortis au pas de course, me servant de mes aptitudes de quadrupède pour aller beaucoup plus vite que leurs réflexes. Je couru, encore et encore, jusqu'à échapper à leurs regards. Sans difficulté, je sortis de la caserne, et traversai les rues en tant que chien galeux que j'étais devenu dans cette aventure que je maudis à chaque pensée. Après quelques minutes, j'arrivai essoufflé par mes efforts à côté de l'habitation du noble locale. Aperçue sans grande difficulté, mal cachée dans l'ombre, la jeune Narcisse, et vins à sa rencontre en tant que chien de styx. Avant qu'elle n'ait la mauvaise idée de devenir agressive, je repris forme séladienne, puis lui envoyai ses armes. Je m'accroupis, toujours exténué par ma course, avant d'expliquer ma situation...

-Bon... mon objectif n'est pas le noble en lui même, mais un membre de sa garde rapprochée. Ma cible ne devrait pas être compliquée à éliminer, c'est un blessé, qui a sans doutes été ramené ici dans la panique après que j'ai fait du bruit chez le soigneur... Mais il paraît que le noble à affronté deux tentatives d'assassinat ce soir. Ce qui veut dire qu'il est sur ses gardes et que... Il a sans doutes mit sur le pied de guerre ses protecteurs. Je sais aussi que le capitaine de la caserne bosse à sa protection. Le noble, franchement, je l'aime pas plus que ça, alors si tu trouves moyen de le saigner dans la mêlée, je t'en serais que plus reconnaisant. Mais la, il va falloire être plus discret qu'à la caserne. Le taux d'alcoolémie est sans doutes moins élevé...

Juste au cas où, je jetai un regard vers la blonde, en disant...

-Tu sais ce qu'est la discrétion... n'est-ce pas?

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Message  Narcisse Serv le Mar 28 Aoû 2018 - 15:20

J'avais eu du mal à le croire, mais le lézard que j’attendais désespérément depuis dix minutes fit son apparition. Il n'avait pas pu voir le large sourire que j'avais pu afficher à la vue de mes chéries affûtées : Mes haches. Rien que pour ce geste, Tokran méritait un point de respect. Un seul oui car je suis radine.
J'avais prit place dans l'ombre, en dessous d'un escalier en bois qui menait vers l'arrière de la baraque de Monsieur Delatourbe. Une fois à mes côtés, le nécromancien fit un récapitulatif de la situation et de celle à venir. Basique, simple : Il devait trouver un blessé pour le blesser encore plus. Le seul danger restait tout de même ce haut gradé et puis ... Il fallait les trouver :

-Tu sais ce qu'est la discrétion... n'est-ce pas?

Serte, la discrétion était encore à revoir de mon côté, mais j'avais déjà fait un bref tour de la maison la veille, ce qui nous donnait un avantage ! :

- Je sais où se trouve toutes les pièces de cette maison. Me vantais-je en parlant à voix basse.

J'ajoutai :

- Delatourbe doit être en train de dormir, je suppose qu'il a tellement pas de couille qu'il a demandé au haut gradé de surveiller sa porte. C'est ce genre de type. Pour le reste, je sais pas où peut être le blessé.

Je m'impatientai et pour moi, le danger paraissait minime, en théorie. Je sorti de ma cachette, ayant prit soin de ranger mes armes. Je me baissai afin de ne pas être remarquée et lançai à Tokran avec un léger mouvement de tête :

- Suit moi .

J’empruntai l'escalier en bois qui grinça quelque peu et retrouvai la porte-fenêtre que j'avais brisée lors de ma première intrusion. Nous étions entrés. Je pu reconnaître le large salon. J'étais presque sur la pointe des pieds, après tout, nous n'avions aucunes idées de la position de nos ennemis, ce que je savais, c'est qu'ils n'étaient pas très malins car la porte avait été forcée déjà une fois et personne ne la surveillait. De notre côté, il ne fallait pas traîner. Les soldats du village pourraient certainement venir alerter leur capitaine de notre évasion. Je pressai le pas afin de monter à l'étage...
J'allais m'engager dans l'unique couloir quand j'aperçus de un, le capitaine et de deux, l'objectif de mon compagnon lézard. Je retirai ma tête en quelques secondes, plaquait doucement Tokran contre le mur afin de le prévenir :

- Deux pour le prix d'un. Le capitaine. Et je pense que  ton blessé est avec lui dans le couloir.

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Tokran le Lun 24 Sep 2018 - 21:35

La demoiselle ne répondit pas à mon sarcasme. Sans doutes préférait-elle garder pour elle la haine qu'elle put se vanter d'avoir pu accumulé sans craquer. Ma question fut peut être légèrement malhonnête, étant donné que je ne parvins pas à repérer la demoiselle de suite, mais cela ne l'empêcha pas de se mousser à propos des connaissances des lieux qu'elle accumula plus tôt. Elle me livra aussi des information, si nous ne les définissons point comme des suppositions, sur le positionnement de la garde. Outre la garde rapprochée du noble qui devait patrouiller un peu partout dans les jardins et pièces sans importance, si ils ne pionçaient pas, le haut gradé était présumé en protection de Delatourbe, à même la porte de sa chambre. Quand à ma cible, c'était difficile de définir sa position, mais sans doutes était-il proche de ce qui, pour des intrus de notre espèce, s’apparentait à du danger pur. M'arrachant à ma réflexion, la blonde me demanda de la suivre, avant de me mener dans la tanière du loup. Je fus presque inquiété de la connaissances des lieux de la demoiselle qui, en dépit de son manque de matière grise, eut pensé à m'informer. Par sa façon d'entrer, je la supposai voleuse "expérimentée", qui s'est faite prendre en attaquant la bourgeoisie... ce qui lui retire toute légitimité à brandir le titre "expérimentée"

Après quelques minutes à marcher dans les couloirs de bois et de pierre aucunement éclairés, nous finîmes par atteindre une partie de la maison où des torches brillaient: Des âmes éveillées patientaient ici, aucun doute sur leur hostilité, c'est Narcisse qui éveilla la mienne en me signalant ma cible et le capitaine. La seconde voix dans ma tête ne cessait de répéter en boucle les mots...

-L'homme qui t'a humilié en te capturant à côté de celui qui parvint à te décrédibiliser en respirant... magnifique tableau qui demeure insupportable aux yeux de l'artiste tourmenté qui eu l'idée de lui permettre l’existence... Détruis le.

Je retenais a peine mes grognements, pour ne pas être entendu, et mes poings serrées frottaient mon bâton inlassablement. J'aurais dû être heureux de retrouver ma cible, mais cet être répugnant par sa faiblesse eut l'idée de se cacher derrière un véritable danger ambulant! Je finis par me calmer dans un soupire discret, cessant d'écouter la voix, je pu réfléchir. J'ambitionne naïvement de ne pas rejoindre mes esclaves dans l'au delà de si tôt. Il me fallait donc un plan dans le quel ma vie n'était pas mise en danger. Je jetai un regard, encore marquée par mon récent accès de colère, accompagné de mon visage encore crispé, avant de proposer...

-Tu cours vite? Si oui, le plan est simple, tu cours comme une dératée dans le couloir en passant à côté d'eux sans pour autant trop les approcher, ÉVITES le contacte avec le capitaine, si il t’attrape, je viendrais pas me faire chier à t'aider. Tout ceci devrait créer une diversion suffisante pour que je bute ma cible. Ensuite on fuit chacun de son côté, tu tentes jamais de me retrouver, tu peux te suicider en essayant d'abattre le noble si tu veux, et tu te plains pas... toi y en a compris?

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Re: Les taulards en vadrouille.

Message  Narcisse Serv le Lun 1 Oct 2018 - 9:23

-Tu cours vite? Si oui, le plan est simple, tu cours comme une dératée dans le couloir en passant à côté d'eux sans pour autant trop les approcher, ÉVITES le contacte avec le capitaine, si il t’attrape, je viendrais pas me faire chier à t'aider. Tout ceci devrait créer une diversion suffisante pour que je bute ma cible. Ensuite on fuit chacun de son côté, tu tentes jamais de me retrouver, tu peux te suicider en essayant d'abattre le noble si tu veux, et tu te plains pas... toi y en a compris?

Peut être que je restai bouche bée à ne rien lui répondre pendant quelques secondes. Je levai les yeux au plafond. Serte, le capitaine était sans doute trop fort pour que l'on puisse s'en débarrasser et bien que cette réalité me frustrait, le lézard avait raison, je ne comptais pas me suicider. Seulement, l'idée que le nécromancien puisse jouir de sa vengeance et pas moi ... M'irritait au plus au point. J'avais moi aussi envie d'assouvir ma soif de révolte, entrer dans la chambre de Delatourbe et le tuer pendant son sommeil ... Mais avec sa garde rapprochée, ce plan me parut instinctivement foireux. Alors ... Mettre le feu à la baraque entière ? Histoire de purger ces hommes ? Nous n'avions ni le temps, ni les matériaux nécessaire... Il ne nous restait bien que la proposition de Tokran.
Je soupirai. Remettait en place mon chignon et remontait mes manches, en cas de fausse note, j'avais toujours mes haches pour m'en sortir et sans me vanter, j'étais plutôt douée à ce jeu. Nous allions donc nous quitter sur cette dernière action, j'hochai la tête envers le lézard :

- Que la force soit avec toi, lézard. Adieux.


Armes dans chacune de mes mains, je m'engageai dans le couloir la tête haute et commençait à courir, le bruit de mes pas francs alertèrent directement le capitaine et le blessé. J'étais déjà passée devant eux quand ils se levèrent et j'avais juste balancé un "Salut" souriant :

- TOI ! Reviens ic... Tenta de m'arrêter le soldat au beau milieu du couloir.

Mais j'étais déjà partie en espérant que le lézard et fait sa part du boulot. Chance pour moi : Au bout du couloir, se trouvait un autre escalier. Je l'ai descendu en glissant sur la rampe ! J'arrivai dans le hall et entendit déjà les heurtes entre Tokran et les deux hommes à l'étage. C'est alors qu'une idée me vint... Je n'allais pas partir comme ça tout de même ? Même si ma vengeance n'avait pas été assouvit physiquement, j'allais tout faire pour que ce baron vicelard ait le village entier sur le dos. Je l'imaginai déjà pendu sur la place du marché.
Discrètement, à moitié planquée dans l'ombre des meubles, je me dirigeai vers le bureau de ce Delatourbe afin de saisir le contrat que j'avais découvert plus tôt, prouvant qu'il baignait dans un trafic avec des malfrats pour dépouiller les villages alentours mais aussi ses propres habitants, ceux qui allaient voter pour lui.
Il ne me restait plus qu'à fuir, attacher ce bout de papier officiel sur un poteau en plein milieu de la place et laisser faire le destin parfois sans pitié ...

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Message  Tokran le Dim 7 Oct 2018 - 14:14

Ma proposition était grotesque. Bien entendu, les chances de réussite étaient hautes, mais comme je l'ai moi même dit: je ne l'aiderais pas si elle se fait attraper. Or elle prend de grands risques, quel genre d'abrutis accepterait un plan pareil sans rechigner? Quel idiot je fus de proposer une telle perte de temps en négociations veines que je voyais déjà venir! Je la voyais déjà me dire d'aller me faire foutre lorsqu'elle hocha la tête en me répondant...

- Que la force soit avec toi, lézard. Adieux.


Je n'eu pas le temps de comprendre ce qui eu pu pousser la blonde à accepter ce plan suicidaire. Elle partit au pas de course, à une vitesse digne d'une gazelle courant pour sa vie. Les deux ennemis eurent le temps de se lever, tandis que ma diversion vivante leur passait sous le nez. Le capitaine possède de bons réflexes, et partit d'un bond à sa poursuite. Son armure de cuir le gênait, mais je le voyais a peine ralentir. Ma cible, emplie de bandages, en fit de même avec quelques secondes et une jambe boitante de retard. Il était devant moi, à quelques mètres de distance, de dos, lent, et avec des mouvements prévisibles. Je sortis du mur derrière le quel je me cachai, brandis mon bâton droit devant moi et ouvris la gueule, pour lancer un sort de morsure morbide. Une brèche s'ouvrit devant moi, à travers l'espace lui même, menant à un vide infini, un vide froid et mort. Un royaume inexistante, de peine, de regret. Un lieu ou les fleurs mourantes ne permettent aucunement à leurs descendantes de fleurir. Cette brèche ouvrait vers le royaume des morts. De ce que les plus pieux paladins nommeront "crime", tandis que je le nomme "apogée des connaissances magiques", sortirent trois mâchoires canines atrophiées. Chacune était jumelle de l'autre, on ne pouvait dénoter qu'une ou deux dents comme seule différence. Le blessé n'eut pas le temps de dénoter ces différences. Quand il se retourna, une première mâchoire vint lui mordre le genoux droit, qui partit en arrière sous le choque, accompagné d'une giclée de sang. La deuxième mâchoire atteint son torse, sans parvenir à atteindre les organes, elle put perforer les vêtements de ma victime, en déclenchant une nouvelle hémorragie. La dernière mâchoire vint lui broyer la main droite: os et peau se tordirent, se brisèrent et se déchirèrent. Mon but était de le tuer directement, et je n'en fus même pas capable: ma cible demeurait capable de respirer même après être tomber au sol. Cependant, il avait perdu beaucoup de sang aujourd'hui: Il n'avait AUCUNE chance de s'en sortir vivant.

Le capitaine se retourna, alerté par les couinements d'agonie de son camarade. Il n'hésita pas une seconde, et plutôt que de m'assaillir, ou de poursuivre Narcisse, il vint au corps tremblant de son allié. Dans un même temps, j’entamai une nouvelle transformation en chien de styx. Après cinq secondes durant les quelles mes écailles s'écartèrent, laissant une nuée de styx me recouvrir, Le capitaine se retourna vers moi, regard emplit de haine. Lorsque j'ai tenté de tuer le blessé sur son chevet, plus tôt, il en eut l'air amusé. Mais pas cette fois, car cette fois, j'ai réussi...

-Pourquoi? Pourquoi vouloir à ce point tuer?! Ce pauvre gars voulait juste s'en sortir! C'est la deuxième fois que tu le frappes dans le dos. Qu'est ce qu'il t'a fait pour que tu veuilles à ce point sa peau?!

Avant que ma transformation ne s'achève, me condamnant ainsi au mutisme, j'eu vaguement le temps de répondre...

-Tu ne sais rien de ce qu'il voulait, ni de ce qu'il méritait...

-Et pourquoi méritait-il cet acharnement?! Pour ton organisation?!

Je fus presque surpris de voir que quelqu'un d'autre que le noble, avec qui ma cible eut négocier, était au courant des affaires d'Almoxteo. Pourquoi avoir pris le risque d'en parler à un représentant de la loi? Je n'eu pas le temps de le demander que la réponse me fut donné...

Une organisation qui vous prend jeune pour vous apprendre à tuer... Il voulait pas devenir un assassin comme toi! Il voulait juste vivre libre! Quand je l'ai rencontré il était désespéré! Il a marchandé, il a supplié pour qu'on l'aide. Je sais pas si Delatourbe a accepté pour le profit ou par pitié... Mais ce type je le connais. Il a du sang sur les mains, mais lui, il a préféré déserter plutôt que de tuer! Il a préféré le déshonneur plutôt que de devenir comme toi!

Je n'entendis qu'une réponse: il était faible. Un jour, moi aussi je quitterais Almoxteo, mais moi, on ne me pleurera pas, on ne verra pas mon sang couler. Si ce type voulait vraiment vivre, il aurait compris que les déserteurs qu'il avait pour tâche de chasser sont des dommages collatéraux. Un moyen de tuer le temps, en attendant l'occasion de fuir. Les sacrifices nécessaires pour la liberté.

Je me mis à courir, à galoper comme le chien que je suis. Le capitaine saisit son arc composite, et tenta de me planter une flèche, était-ce les larme ou le désespoir qui le firent rater si gravement? Je ne pu le savoir. Je le recroiserais, un jour, je ne sais dans combien de temps, je le retrouverais ce capitaine. Pour l'heure, je le laisse, lui avec son désespoir, tandis que je partis entre des tirs maladroits et tremblants, moi et ma victoire...

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