Des livres de fer.

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Des livres de fer.

Message  Nimar Ombrien le Dim 3 Juin 2018 - 12:49

Cette journée était marquée par un vent très puissant. Des rafales percutaient les murs des maisons de Port Barbe, qui ne tremblaient même pas face à ces forces de la natures qui poussaient pourtant les gens à lutter face au ciel pour marcher. Les quelques gouttelettes de pluie qui chutaient des cieux forçaient les passants à avancer par un rythme de marche forcée, baissant ainsi leur garde face aux vilains voleurs du coin... Il n'y a pas à chier: C'était une bonne journée pour mon gagne-pain. Les gardes, paresseux qu'ils étaient, coupaient constamment leurs tours de garde pour rentrer plus vite aux casernes, laissant certaines ruelles libre aux habitués du coin. Voila quelques semaines que j'avais repris mon activité dans cette ville portuaire et marchande. La populace locale était assez fortunée, sauf des enfants des rues et des parias qui se reconnaissaient d'un simple regard. Trouver un bourgeois, s'approcher et lui couper la bourse pendant qu'il se presse en regardant droit devant, pour fuir la pluie. C'était depuis quelques semaines ma routine matinale, en attendant une nouvelle émergence d'avis de recherche, les quelques têtes primées récemment n'étant que peu intéressantes... Sauf pour les suicidaires. Le tout, c'était de ne pas me faire voir: Il eut été dommage que je sois parmi la prochaine fournée de cibles de chasseurs de primes.

Ce matin, j'avais largement gagné ma croûte pour la journée. Je retournai donc à mon logement, une vieille maison abandonnée, très petite et qui ne saurait perdurer plus de quelques mois avant d'être rasée puis remplacée ou bien rénovée par des riches. J'y entreposais mes quelques pièces d'argent durement récoltées depuis les semaines de vie en Port Barbe, sous une dalle vacante. Puis, je ressortis avec le nécessaire pour me payer un repas chaud à la taverne, et une bonne bière. C'était une vie meilleure que ce que j'avais connu. je voyais difficilement un élément indésirable gêner ma tranquillité. Sur le chemin, le péché de l'avarice parvint cependant à me rattraper: Une femme se distinguait des autres bourgeois sous la pluie. Cette femme avait l'air différente du reste du monde. Comme si, la pluie n'osait tomber sur sa grandeur, comme si la couronne de fer trônant sur son crâne était signe d'une indéniable supériorité. Comme si... Comme si c'était le jackpot! des livres d'or massif servis sur un plateau d'argent! Sa couronne d'acier, sa tenue de cuir qualité manifestement respectable, ses gants de métal qu'on eut pu croire taillés sur mesure. Tout chez elle respirait la richesse et l'oisiveté. MA richesse et MON oisiveté! Il va de soit que je tiens à ma vie et que tout danger se traduira par une retraite de ma part. Cependant, on ne refuse pas une si belle offre du destin.

Je me mis à suivre l'inconnue, sur la quelle je n'avais repéré aucune bourse. Sans doutes sa fortune se cachait-elle dans la sacoche de cuir qu'elle se triballait? Je masquai ma face avec la capuche de lin incrustée dans ma tenue, et observai patiemment la bourgeoise. Celle-ci était suivit d'assez près par une autre femme, plus discrète. La proximité entre les deux me faisait penser qu'il s'agissait soit d'un garde du corps, soit d'une concurrente trop avancée. Qu'importe: elle gênera. Je me détournai donc un instant de mes cibles pour aller voir un gamin mendiant, et pour m'adresser à ce dernier...

Hé petit, tu vois la dame la bas? Dis-je en désignant la supposé concurrente. Il paraît qu'elle est très généreuse, tu devrais tenter ta chance.

J'avançai ensuite à la même vitesse que l'enfant, qui se précipita naïvement vers la femme indiquée pour lui demander de quoi se nourrir. La réaction de celle-ci? Qu'en ai-je à carrer? Je profitai simplement de la diversion pour m'approcher par la gauche des deux demoiselles maintenant distraites. La riche dame ayant tourné le regard, je glissai ma main dans sa sacoche entrouverte, et en sorti deux pièces et un morceau de papier, qui en profita pour émettre un léger son: Celui d'un papier qui se froisse. Sous la pluie et les demandes de l'enfant, ça ne s'était presque pas entendu, mais, moi qui avait tourné le dos instantanément à ma cible après avoir récupéré mon objectif, je ne sais pas du tout si la volée entendit le son. De toutes façon, à la première interpellation, je les mets au défi de rattraper un typé guépard. Sans attendre et sans regarder ce que j'avais pris, je m'avançai dans une ruelle plus discrète. Je ne pouvais me retourner où courir, si je n'étais pas repéré, ça aurait été bête de me faire attraper maintenant. Cependant, une interpellation ou un bruit de pas derrière moi... et je disparais de leur champ de vision au pas de course.

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Re: Des livres de fer.

Message  Lynessa de Tombesoir le Lun 4 Juin 2018 - 1:58

Encore une longue journée qui passait dans un domaine qui ne vieillissaient pas, je regardais les fines gouttelettes tomber sur la vitre alors que j'étais perdue dans mes pensées, l'eau façonnaient des motifs qui se dessinaient, se redessinaient et s'effaçaient au fur et à mesure que l'eau glissaient sur le verre. Un bref clignement de mes yeux me fis sortir de mes pensées et me fit revenir à la réalité, je devais rejoindre mon bureau pour m'occuper des affaires de ma contrée. Le printemps de cette année avait été plutôt tranquille, pas une attaque d'une quelconque créature ou sorcière, pas un groupe de paysan venu ce plaindre des conditions de vie au sein de la baronnie, cela changeaient de l'automne dernier ou nous avons eu affaires à une attaque de harpies, il as fallut deux mois à la milice pour les repousser dans les montagnes et les contraindre à ne plus s'en prendre au bétails et fermiers qui vivaient.

Je descendais au rez de chaussée de mon manoir pour arriver à mon bureau, un lieu assez sombre si l'on y allumait pas une bougie ou une lanterne, à l'intérieur Raëth, mon conseiller était assis sur la chaise du bureau de bois avec à sa droite une pile de papiers qui devaient contenir les différents contrats que j'avais établis avec certains domaines de la région estanol. En m'entendant rentrer il replaça sa plume dans l'encrier et posa le petit flacon d'encre au dessus du bureau à côté d'une lanterne qui éclairait la petite pièce remplie de livres et de notes concernant la contrée. Il tournas ses épaules et posa son regard vers moi dans le but de m’annoncer si les affaires tournaient bien dans la baronnie et si il n'y avait aucun problème.

Ah, madame. Vous tombez bien je voulais justement vous parlez.
Dites moi tout Raëth
C'est à propos des domaines du nord, notre livraison de fer et d'aciers risque d'être retardée.
Encore ? Montrez moi la lettre je vous prie.

il pioche une des lettres dans la pile de feuilles poser à sa droite et me la tendis du bout de ces doigts maigres. Ce que l'on pouvait constater chez Raëth c'est qu'il n'avait en rien l'apparence d'un conseiller trop bien payés pour son travail, il étais très maigre, avait la peau pâle et des cernes bien visibles comme si ont les avaient dessiner à l'encre sous ces yeux. De plus ils travaillaient beaucoup et souvent tard le soir, j'ai déjà voulu lui offrir une prime pour son bon travail mais ils n'as jamais voulu une quelconque augmentation. Je pris la lettre, la déplias et commença à lire ce qui étais écrit. Un seigneur possédant un domaine à Faeronhe m'expliquais que le minerais ce faisait de plus en plus rare et qu'il était dans l'obligation de retarder ma livraison de huit mois, de plus ces prix avaient augmentés ce qui me fis comprendre que je ne pouvais accepter son offre au risque de me ruiner. Je fronçais les sourcils et souffla agacée de ce que je venais de lire.

C'est pas vrai, j'attends ma livraison de métaux depuis deux mois et voilà qu'elle va être encore retarder, je ne peux accepter, je dois rompre le contrat.
J'en suis convaincu mais qui va nous fournir nos métaux ?
N'y a t-il pas quelqu'un d'autre dans la région d'Estandre qui pourrais nous fournir ? Peut être le baron des Monts Bouchés ?
Les Monts Bouchés ne possèdent pas de mines très importantes sauf en ce qui concerne l'argent et vous savez tout comme moi qu'à part les seigneurs de Fearonhe il n'y a pas d'autres endroits ou l'on pourrait acheter du fer et de l'acier dans cette région. Peut être que la capitale peut nous fournir notre minerais ?
Nos caisses ne sont pas assez remplies pour acheter du minerais en provenance de la capitale de plus, c'est de la mauvaise qualité. Et qu'en est il de la mine ?
La mine n'as pas été débarrasser de tous ces occupants, de plus nous ne comptons aucun mineurs parmi la population. Mais peut être que la ville de Port-barbe pourrait nous ravitailler ?
Port-barbe, ce n'est pas sensé être une ville Telbarane ? Et même si ils acceptaient de nous fournir est-ce que cela nous conviendrait ?
Elle est reliée entre le royaumes de Telbara et le royaume nain, je pense que l'on peut trouver un fournisseur de minerais assez facilement et qui plus est un fournisseur nain.
Je vois, combien de temps un voyage jusqu'à Port-barbe prendrait ?

Raëth sortis d'un tiroir une carte d'Orcande et un compas de mesure, il positionna son compas sur la carte et reliais Tombesoir à Port-barbe, ayant toujours la tête dans son calcul, il m'annonça la durée du trajet avant de se retourner face à moi.

Il faut compter environ trois semaines, à pied.
Très bien, je le ferais en une à cheval, allez prévenir Heldéric que je vais m'absenter et prévenez Tia que j'aurais besoin d'elle pour ce voyage.
Vas t-elle vous accompagnée ? Êtes vous sur que sa présence sera suffisante pour vous protéger ?
Douterais vous d'elle Raëth ? J'ai toute ma confiance en elle, Tia a plus de capacités que ce que vous imaginez et puis voir un peu de soleil ne peut que lui faire du bien.
Bien je vais prévenir le commandant de votre départ. Quand compter vous partir ?
Je partirais demain si tous les préparatifs sont prêt d'ici là.

Raëth me fis un signe de la tête et sortis du bureau pour aller prévenir Heldéric et Tia, quand à moi je m'assis au bureau et commença à rédiger un contrat de livraison de minerais de fer et d'acier. Si j'arrivais à recevoir mes métaux sous trois mois je pourrais enfin mettre fin à cette pénurie de métal, de plus les métaux nain avaient la particularité d'être abondant et d'une grande qualité ce qui ne pouvais que ravir les forgerons de la contrée. Après avoir fini ma lettre je pris la lanterne avec moi et demandas aux domestiques de préparer pour demain deux chevaux, les ressources et vivres nécessaires pour un voyage jusqu'à Port-barbe avant de me prendre une bonne nuit de sommeil bien méritée.

Le lendemain, je me levais, brossas mes cheveux et m'habillas avant de chercher un de mes domestiques pour savoir si tous les préparatifs étaient prêts. Dans un couloir je croisais Adeline qui m'annonçais que tous serait prêt une fois le soleil à son zénith. C'était un peu ironique dans une contrée ou le soleil se cachait derrière un épais brouillard. Suite à tous cela je revins à ma chambre pour me préparer à mon voyage, j'enfilais ma tenue de cuir dans une armoire et après avoir échanger ma robe pour une tenue de voyage je pris ma couronne de fer, je la pris à deux mains et la regardas quelques secondes, c'était devenue une habitude de la regarder avant de la mettre, les cornes de dragons me rappelait le fardeau que je traînais depuis si longtemps. Même après toute ces années la couronne était encore très bien conservée, seul une légère entaille creusait l'acier sur le côté droit de la couronne suite à un coup d'épée porter à ma tête par chance la couronne m'avait protéger et je sortis vivante de cette agression.

Le soleil était très haut dans le ciel, j'avais avaler mon repas, pris mon contrat que j'avais rédigée la veille, mis mes gantelets de métal et j'étais maintenant prête à partir pour Port-barbe, je traversais Tombesoir vers la porte ouest et arrivas jusqu'au lieu de rendez-vous, un milicien tenait les chevaux dont l'un des deux étaient déjà chevaucher par Tia, j'étais heureuse de voir que Tia avait répondue présente pour accompagner, cela faisait longtemps que je n'avais pas voyagé avec elle. J'arrivais enfin jusqu'au chevaux, je remerciais le milicien de sa patience et chevauchas mon cheval qui étais une jument à la robe grise, Tia elle montais un cheval à la robe noire.

Bien le bonjour Lynessa.
Bonjour Tia, vous n'avez rien oubliée ?
Non je suis prête.
Très bien, en route pour Port-barbe.

Je talonnais les flancs de mon cheval et partis au trot franchissant l'arche de la porte et quittais Tombesoir, je jetais un coup d’œil au sol pour suivre le sentier et regardais en arrière pour m'assurer que Tia me suivais. Nous progressions dans le brouillard, nous éloignant de Tombesoir et nous rapprochant de notre destination.

***

Six jours de voyages et nos rations de vivres étaient presque vides, par chance nous étions bientôt à Port-barbe, une fois la ville en vue je partais au trot avec Tia. J'étais déjà venu à Port-barbe mais je n'avais encore jamais fait affaire dans cette ville étant donné sa grandeur et son lien avec les royaumes des montagnes j'étais sur de trouver mon bonheur. Tia elle étais très heureuse de m'accompagner, durant le trajet elle avait pris l'habitude de retirer sa capuche et de laisser le soleil caresser sa peau blanche, il est vrai que l'absence de soleil à Tombesoir était un manque que l'on ressentait rapidement, surtout si l'on a déjà quitter Tombesoir une fois dans sa vie. Une fois au porte de la ville je ralentissais attendant qu'un garde vienne m'indiquer ou se trouvait l'écurie ou nous pourrions y laisser nos chevaux le temps d'une journée et d'une nuit.

Alors, c'est ici notre destination ?
Oui c'est bien ça, bienvenue à Port-barbe Tia.

Tia n'étais jamais venue à Port-barbe, c'était une nouvelle ville à découvrir pour elle. Un des gardes de la ville s'approchas de nous en faisant un signe de la main pour nous dire de nous arrêter. Je descends de mon destrier avec Tia et tends les rennes aux gardes qui nous explique qu'il allait les conduire vers l'écurie la plus proche, il demanda également nos noms pour que nous puissions payer les écuries une fois que nous serions de retour. Après avoir donnés nos noms je demandais au garde ou se trouvait le quartier des forgerons et des vendeurs de métaux ce à quoi il me répondis que ces derniers se trouvait plus au sud de la ville au niveau du fleuve. Je vérifiais dans ma sacoche si j'avais toujours le contrat ainsi que les soixante pièces d'argent et quinze pièces dor nécessaire pour payer mes futurs fournisseurs.

Nous venions à peine d'arriver dans les rues de la ville que l'on pouvait déjà constater que les rues étaient pleines de mondes, il y'avait beaucoup d'humains, de nains et de gnomes, nous avons croiser quelques fois des minotaures, tigrains et centaures, cette ville avait tout de l'architecture telbaranne, de grandes portes et rues permettant aux races animales de progresser dans la ville sans être gêner par des endroits trop étroits. Je voyais Tia heureuse de visiter une ville telbaranne, je voyais dans ces grands yeux verts qu'elle portait beaucoup d'admirations à cette architecture à la hauteur d'une ville comme Telbara.

Alors que nous nous rapprochons du quartiers des forgerons, le ciel s'assombrit et une fine pluie tombais maintenant sur la ville, Tia se protégeas de la pluie en remettant sa capuche quand à moi je laissais l'eau glisser dans mes cheveux et sur le cuir de ma tenue. Alors que nous marchions dans les rues de la ville, un très jeune garçon accourus vers Tia, vu son état et celui des vêtements il devait s'agir d'un orphelins des rues, même si cela restait des enfants il fallait tout de même faire attention à ces poches, les voleurs en villes sont partout et sont souvent n'importe qui.

Madame, j'ai besoin d'une pièce pour ma petite sœur qui meurt de faim.

J'avais entendu cette réplique beaucoup trop de fois pour savoir que c'étais une façon plus efficace pour amadouer les passants et avoir leurs argents plus facilement, si il m'avais demander à moi je lui aurais surement répondu "désolé je n'ai pas d'argent sur moi" mais Tia souris au gamin et s'accroupis, elle sortis une pièce d'argent de sa poche et la tendis à l'enfant de la rue.

Tiens, c'est pour toi et ta sœur.

Le petit garçon souris en prenant la pièce, quand à moi je regardais la scène avec un petit sourire, heureuse que cette petite pièce d'argent rende un enfant plus heureux. Je fus également bousculer par quelqu'un d'une manière un peu plus brusque que les passants que j'avais croiser dans les rues de cette ville, au moment ou je me retournais je ne vis que la foule qui continuait leurs vies dans la ville. Tia se releva et me regarda avec ces grands yeux verts.

Bon, on peut continuer

Au moment ou j'entendais sa phrase je plongeais ma main dans ma sacoche par réflexe et palpas l'intérieur, je sentais les pièces mais ne parvenais pas à trouver le contrat, je m'empressa de regarder à deux mains l'intérieur de la sacoche sans rien trouver, Tia elle devenait de plus en plus inquiète en me voyant fouiller dans ma sacoche, étais-ce le gamin qui m'avais voler ? Non c'étais impossible il étais avec Tia à cet instant cela ne pouvais qu'être quelqu'un d'autre dans la foule, peut être la personne qui m'avais bousculer.

Je n'ai plus le contrat, on a du me le voler à l'instant.
Quoi ? Quand ça ?
La il y'a quelques instants.
Ou est il partis ?
Je pense par là.

A peine j'avais désigner la probable vague direction du voleur que Tia s'empressa de chercher parmi les passants quelqu'un de suspect. J'essayais également de rechercher une personne pouvant être suspecte de m'avoir voler, l'ennui était que je ne distinguais personne pouvant s'apparenter à un voleur dans cette marée humaine. Mes yeux finirent par se tourner vers le petit garçons qui n'avait pas bouger tenant toujours la pièce dans ces mains, peut être que ce petit mendiant avait été envoyer par quelqu'un d'autre pour nous distraire pendant que le voleur nous faisait les poches, si c'était bien ça alors je devais avoir à faire à tout un réseau de voleurs des rues, je tendis ma main vers le garçon et posas mes doigts sur son épaule en faisant attention de ne pas l'écorcher. Tia revint rapidement vers moi, elle fis un signe de la tête en signe qui me disais clairement qu'elle n'avait aucune idée de qui pouvais être le voleur.

Il y'a beaucoup trop de monde, je n'ai rien vue.
Je pense savoir qui peut nous aider.

Je fis également un signe de la tête pour désigner le petit garçon qui nous observait avec un air craintif. Tia s'accroupis et pris un air sérieux face à l'enfant qui fit un petit pas en arrière.

Si c'est quelqu'un qui t'as envoyer pour nous voler dis nous qui est-ce et ou est il partis.
Je... C'est... un homme...
Montre moi où il est. dit-elle en sortant une autre pièce d'argent de sa poche.

Le gamin pris la pièce et avança dans la foule, Tia le suivait de près et moi je suivais Tia, le petit garçon semblait bien connaître les rues et pour preuves il amena ma messagère vers une ruelle qui semblais écraser entre deux bâtiments, je fus bousculer par un homme plutôt pressé et me mis à rattraper Tia qui entrais dans la ruelle avec l'enfant.

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Re: Des livres de fer.

Message  Nimar Ombrien le Mer 6 Juin 2018 - 22:42

Je marchai plusieurs mètres dans cette même rue avant de sortir sur une place sans déplacement réellement complexe. La bas, je m'abritai quelques instants sous le toit d'une taverne, sans vraiment y entrer, je ne voulais pas consommer. Pas avant d'avoir observé la valeur de mon butin. Je sortis de ma manche les deux pièces et la paperasse qui avait failli me trahir pour découvrir avec déception une pièce de cuivre et une pièce d'argent. J'aurais espéré être plus gracieusement récompensé de ma prise de risque par dame chance, avec l'amertume de la déception, j'ouvris alors le rouleau de papier et me mis à lire...

*Bla bla bla... contrat de... que...* COMBIEN?!

J'enroulai de nouveau le contrat, avant de le cacher dans ma manche. Il s'agissait d'un contrat stipulant l'achat de plusieurs livres d'acier et... et des métaux dont je ne connais même pas la valeur. Enfin je ne la connaîtrais pas si le prix n'était pas indiqué. L'achat coûte plusieurs pièces d'or. Tout ceci me laisse néanmoins avec une question: comment voir la couleur de ces pièces d'or? Le sceau est déjà posé au nom d'un noble dont j'ignore jusqu'a l'existance. En clair: c'est tout payé, en revendant ce morceau de papier à prix d'ami, je gagnerais assez de pièces pour me faire des bourses en or... littéralement. La seule partie laborieuse étant de trouver un acheteur assez riche et malhonnête pour se payer ma contrebande.

Je rebroussais chemin en direction de ma bicoque, oubliant ainsi mon repas, plus important que mon estomac, l'or s'offrait à moi. Les marchés noirs, les maisons de nobles, les faussaires. Je les ferais tous, jusqu'a avoir épuiser mes stocks. Jusqu'a...

Mais... c'est lui. Déclara une voix dans mon dos

Je me retournai pour voir la provenance de cette bruyante exclamation, et la encore, dame chance me prouva qu'elle souhaitait ma mort. Le gamin que j'avais "utilisé" avait accepté de conduire les deux pigeonner jusqu'à moi. Je restai bouche bée, surpris de cette acharnement du sort sur moi, comme un con face à la bourgeoise et son assistante. Je finis, en levant les mains et en reculant un pas après l'autre, par déclarer plus ou moins calmement...

-Bonsoir mesdames, je ne crains que ce jeune homme me confonde avec un autre et je suis outré de ce racisme qu...

Mais si c'est lui, il a les mêmes vêtements.

Touché...

... Mesdames, je comprends que vous ne souhaitiez pas plus parlementer. trouves une solution, la zone est pleine de culs de sac et je ne connais pas les rues. Je ne vois aucune objection à vous rendre votre monnaie si celle-ci vous est si précieuse trouves quelque chose. Vite! Mais, je tiens à...

Je pesais chacun de mes mots afin de faire durer le monologue. Un pas brusque, et la garde du corps risquait de dégainer,  d'un autre côté si je ne fais rien, même si de par son âge mannifeste et ses origines bourgeoise, la femme couronnée ne sait théoriquement pas se battre, elles gardaient un avantage numérique. Même si je fuyais, elles connaissaient mon visage. Fuir sans leur donner de raison de ne pas me dénoncer serait... peu profitable. Soudain, j'eu une illumination. Je me plaquai alors contre une porte sans verrou, avant de déclarer de maniere bien plus assuré que précédemment...

-Sachez que je sais lire, et qu'en cet honneur, je connais la valeur des documents volés. Voilà ce que je vous propose: vous avez payé chère pour cette paperasse attestant votre achat. Il serait contrariant de repayer. C'est pourquoi je consent à vous les rendre. Vous m'apportez les 75% de la somme que vous avez déboursé pour l'achat. Ainsi vous n'aurez pas à repayer vos métaux à 100% de leur valeur. La somme devra être apportée dans cette même ruelle, dans trois heures. Si je vois un garde ou si j'entend une rumeur comme quoi un tigrain est recherché, je disparais de la ville.

Innutile d'être un génie pour deviner que ces paroles attireraient l'hostilité instantané des demoiselles. C'est pourquoi, avant même de ponctuer ma dernière phrase, j'enfonçai la porte à la quelle j'étais accoudé, afin de m'introduire dans les quatres murs de la bâtisse. Les habitants devaient être dans la salle à côté, ma route ne fut obstruée par leur présence. Je couru vers le mur ouest, rapproché d'une table derrière la quelle je me glissa afin d'user de mes talents de passe-muraille hors de vue des femmes qui auraient dû avoir comme première réaction de me suivre. Je passai alors ce mur plutôt fin, pour me retrouver dans la rue voisine, où je repris ma course, afin d'atteindre la plus proche taverne. Lieu où je pourais me reposer en attendant de retourner voir les acheteuses. En théorie,  je ne risquais pas grand chose...

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