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Message  Archeon le Mer 16 Mai 2018 - 17:36

Archeon remua lentement le verre de vin dans sa mains, observant tour à tour la robe vermeille roulant, changeant de teinte sous son action, et l'horizon se teintant peut à peut de couleurs bleutées avec le soleil se noyant bientôt dans ce dernier. Se tournant vers son interlocuteur il reprit sa conversation d'un ton calme et posé, sondant de son regard glacial celui de sa proie :

-Bien, assez de politesses je pense, il est tard, commençons.

Des mois de traque, de collecte d'informations, parcourir le monde et s’enquérir de ses intrigues avait usé le moral d'Archeon au plus haut point, mais malgré son impatience bouillonnante il avait su rester focalisé sur son but. Petit à petit un projet, un plan, une marche à suivre s'était élaborée dans son esprit, tout ce qu'il avait à faire pour le moment était de pouvoir s'établir quelque part, avoir un refuge, ainsi qu'une enclave dans la haute société humaine. Cela sous entendait les trois royaumes Humains, et une étape quelques peut colossale pour un « premier pas » mais la détermination d'Archeon ne connaissait pas d'égal en cet instant, lorsqu'il jeta son dévolu sur sa première cible.

-J'ai écouté les murmures, observé les ombres, et ce que l'on m'as rapporté, telle une douce mélodie à mes oreilles, n'a fait qu'enjoliver un peut plus l'image que je me faisait déjà de vous. Ainsi vous avez refusé l'offre des corbeaux du crépuscule, audacieux, mais aussi une marque de force, Archeon porta son verre à ses lèvres et sans même en boire le contenu, cultivant l'instant, continua avant d'en prendre la première gorgée, j'ai la plus grand appréciation pour ceux qui comme moi cultivent le pouvoir.

-Comment avez-vous su ?

-Comme je vous l'ai dit à notre rencontre je suis homme de surprenantes ressources, ressources dont je pourrais vous faire le bénéficiaire, mais ne nous attardons pas sur les détails, trancha Archeon, balayant l'air d'une main empreinte d'un éclair d'impatience que le chevalier noir ne pu contrôler, continuant, la manière dont j'ai obtenu ces informations …

*Par la torture et le meurtre de familles quand la corruption ne suffisait pas... l'appel de l'argent est tellement moins satisfaisant, trop facile*

Un subreptice sourire se dessina sur le visage d'Archeon avant qu'il ne continua, allègre :


-... ne vous serais pas de la moindre convenance. Ce qui importe est que je le sache, et que votre refus de vous joindre à ce groupe souhaitant ajouter votre fortune, et vos moyens, à leur entreprise, ne fait qu’attiser mon intérêt pour vous. Seulement mon attention ne sera pas la seule à avoir été éveillée par votre acte, et tel les vautours autour d'une bête blessée, vous devez bien comprendre que la guilde n'en restera pas la, et que beaucoup vont convoiter ce qui restera de vous, Archeon posa son verre désormais vide, puis d'un ton encore plus grave, providentiel, acheva alors que son regard se perdait sur le pied du verre dont il rectifiait la position machinalement du bout des doigts, après.

Un bourg, à la croisée des chemins, dans les plaines des Vinèles, au cœur estanol, bordé par la Tijaronhe. Là se dressait une ville commerciale bourgeonnante, profitant de sa position en faisant un point de passage obligatoire vers la capitale pour les denrées provenant des villes du nord. C'est dans cette dernière, aux aguets, qu'Archeon n'avait trouvé la piste de ce riche marchand, faisant allez et retour entre Estandre, d'où il gérait ses affaires, et sa propriété où se trouvait Archeon, ce soir la, à ce carrefour commercial, alors qu'une certaine tentions se faisait ressentir de plus en plus imposante dans la caractère de son interlocuteur :

-Qu'entendez vous par la, je …

-Ce que j’entends c'est que je peut vous fournir une protection dont vous ne pouvez vous passer désormais, ainsi que de précieux conseils, trancha froidement Archeon, inspirant profondément, se massant la racine du nez d'une main avant de continuer, presque agacé, je désire, tout comme vous, un marché libre, où chaque entrepreneurs reste indépendant et où la compétition est le moteur de l’essor économique …

-Votre présomption aux abord de l'outrage à mon égard, vous devez vous en rendre compte, ne désert pas votre parti.

Coupa le riche marchand avant de voir sa phrase elle même interrompue par Archeon, se levant avec une lenteur calculée, et se dirigeant vers l'une des lumières éclairant le salon richement ornementé de tapisseries décrivant des scènes de chasses, perdant son regard dans les flammes avant de continuer, d'un ton transperçant bien que ne regardant pas son interlocuteur :

-Que devrais-je en dire de cet orgueil présomptueux qui fut le votre lorsque vous vous faites un ennemis de la plus grande puissance économique de tout les royaumes humains, que pensiez vous en cet instant ci ce n'est de vous accrocher à votre pouvoir avec une avarice qui doit désormais avoir un goût bien morne. Sa tirade terminée, reprenant son souffle, s'avançant vers son public qu'il savait tenir désormais dans le creux de sa mains, continuant, de son ton le plus théatral, vous qui avez des franchises dans toutes les grandes villes d'Estandre, mais pas dans d'autres royaumes, vous qui avez des entrepôts dans tous les ports d'Estandre, mais pas les plus imposants, vous enfin, qui devez vous gausser face à vos confrères, du fait que vous entretenez le centre de votre commerce à la capitale, sans leur dire que vous n’êtes pas même parmi les dix marchands les plus prospères commerçant dans celle-ci.

Marquant une longue pause, laissant le temps à son effet de pleinement pénétrer son interlocuteur il se dirigea vers le balcon donnant sur la pièce, inspira l'air frais du soir commençant à s'installer dans la ville surplombée par le château seigneurial sur lequel l'attention d'Archeon se posa un instant, revoyant presque les flammes brûlant son village danser dans ses yeux, ce dernier n'étant finalement pas si loin. Le manoir du marchand se tenait un peut a l'écart de la ville, et tout l'orgueil de ce dernier, ayant attiré l'attention d'Archeon, pouvait se lire dans sa construction. Dépassant les maisons voisine de plusieurs mètres, s'offrant un petit jardin, tout montrait que le commerçant cherchait à défier la puissance de son seigneur, le chevalier noir se demanda comment ce dernier avait été forcé, volontairement ou pas, à accepter cette situation.

*L'avarice est partout, étonnant comme les Hommes semble l'utiliser, se laisser corrompre et à la fois la contrôler, si seulement ils pouvaient tenter d'en faire de même pour tout leurs autres vices ils pourraient être enfin juger pour leur hubris !*


Retournant en intérieur, refermant la porte fenêtre derrière lui, se plantant devant son interlocuteur, reprenant plus calmement :

-Je souhaiterais avoir la jouissance exclusive de votre plus petit entrepôt de Voragil, ainsi que vous vous lanciez dans une campagne d'expansion aux autres royaumes Humains, achetant des bâtiments dans les trois capitales dont j'aurais bien sur le loisir. Je vous paierais pour tout cela, moyennant je l’espère, se penchant vers le marchand il pris l'espace d'un instant un ton presque amical, un tarif des plus avantageux.[/b]

S'en retournant vers sa chaise, une fois assis, laissant encore un peut son venin faire effet, il reposa sa tête sur sa main d'un ton nonchalant avant de terminer :

-Tel sera mon prix, considérez moi comme un collaborateur dont la loyauté sera inaliénable, et dont, ne l'oubliez pas, dépend ... votre survie.

D'une rapidité qui surpris Archeon, le marchands lui répondit, apparemment décidé, sa réponse déstabilisant quelque peut le chevalier noir, faisant presque claquer les mots dans sa bouche :


-Non, tel je l'ai dit à une guilde d'une importance mille fois supérieure à la votre, non, car je croyais voir en vous un partenaire commercial prêt à mettre sa richesse à mon service et non l'inverse, non. Croyez-vous que je ne vois pas clair dans vos intentions? Vous êtes un opportuniste qui pensez avoir compris les règles d'un jeu auquel vous ne jouer même pas. J'ai refusé l'offre de la guilde car je ne les crains pas, je refuse votre offre car ne les craignant pas je n'apporte pas la moindre importance à vos sombres prédictions et de plus votre ton impérieux me déplaît. Retournez-vous en de là d'où vous venez, à vos jeux de pouvoir minables de débutants et laissez faire ceux qui en ont une compréhension que vous ne caresserez pas même dans vos illusions les plus oniriques.


Un nuage passa sur le visage d'Archeon, la mine désormais sombre, oubliant un instant son interlocuteur il eut une pensée pour son cheval, aux écuries personnelles du marchand, avec son armure et son épée. Une pensée pour sa dague toujours à sa ceinture, dans son dos, couverte de ses habits d’apparat. Enfin une pensée pour sa future escapade nocturne et quel chemins il devrait prendre, quels mensonges il devrait élaborer. Une fois la route à suivre échafaudé dans son esprit, limpide, coruscante, il se leva lentement alors que le marchand se gaussait, ajoutant :

-Quoi ? Plus de tirades, plus d'injonctions ? C'est bien ce que je pensais, allez maintenant, votre présence m'ennuie.

N'ayant presque pas écouté son interlocuteur, Archeon fit un pas, puis deux, vers ce derniers, avant de lâcher dans un soupir :

-Ainsi soit-il.

Et telle une vipère frappant celui l'ayant laissée s'approcher trop prêt, se croyant un peut trop préparé, Archeon fondit sur le marchand, entravant ses mouvements de sa force et ses chaînes d'ombres. Ayant asséné une violente gifle pour le sonner avant de lui entraver la bouche, le malheureux n'eut pas le loisir d’appeler à l'aide, et se retrouva bien vite ficelé à son lit par ses draps déchirés en cordes de fortune, le reste se retrouvant fourré dans sa bouche. Rengainant sa dague, vérifiant au passage que le fil de cette dernière n'avait pas été trop entacher par la tâche disgracieuse, Archeon éteignit une à une toutes les lumières de la pièce sauf une. Alors qu'il rapprochait cette dernière afin que le corps du prisonnier soit la seule chose éclairée dans la pièce, il reprit, un sourire transfigurant ses traits, plongeant son regard dans les yeux fuyants de sa victime :

-Voila comment je vais procéder, vous m'écoutez ? Bien ! Je vais d'abord découper vos orteils les-un-après-les-autres, les forcer dans votre bouche afin de remplacer ce chiffons de draps que je trouve beaucoup trop propre à mon goût, Archeon déglutit, s'humidifia les lèvres, avant de reprendre, instruisant, c'est seulement après cela que je commencerais à vous demander à nouveaux si vous refuser mon offre, ensuite je graverais sur vous et avec cette dague dont vous aurez eux alors pleinement le temps d'apprécier le contact, mes passages préféré d'un livre que j'ai malheureusement oublié dans le sac de mon cheval, aussi pardonner les éventuelles erreurs que j'y ferais, je ne le connais pas encore par cœur. Archeon soupira, comme déçu, avant de reprendre de plus belle agitant la poignée de sa dague, qu'il tenait par le fourreau, devant le visage de sa proie dont l'agitation ne faisait qu'empirer, et c'est une fois que je ne pourrais plus écrire un seul mots sur vos deux jambes, que ce qui pour moi n'est rien de plus que de la torture, laissera place à ce que je considère comme quelque chose ayant plus d'attrait à de la boucherie.

A ces mots le marchand redoubla de forces, tenta de faire échapper un son plus fort de son entrave buccale, mais ne réussit qu'a respirer plus fortement, gonflant ses narines, des veines apparaissant sur son front, le regards parcourant milles points invisibles, cherchant quelque chose n'étant visiblement pas la. Archeon l'interrompit, calmant ses ardeurs veines, presque parental :

-Chut chut chut, faisant tapoter le pommeau de sa dague sur le bout de linge déchiré dépassant de la bouche de sa victime, jusqu'à ce moment vous pourrez encore me prouver que vous êtes sincère, seulement quand, il marqua une pose, laissant échapper les prémices d'un rire à peine contrôlé avant de reprendre, quand j'en viendrais à mon œuvre plus... sanglante, disons simplement que je serais bien trop occupé à la tâche pour recevoir vos complaintes et n'aurait plus la moindre inclination à m’associer à vous. Je vous prie de m'excuser si je ne peux me contenir vis à vis de la situation, le niveaux d'hypocrisie de votre part à l'égard de la guilde, à mon égard, votre manque de jugement, et en même temps mon propre orgueil, c'est vraiment... j'ai vraiment besoins de votre aide en plus, j'étais très sincère sur ce point, c'est tellement dommage que... enfin bref !

Se penchant sur son publique, dégainant lentement son arme, tentant faussement d'imiter le même ton qu'il avait usé il y a quelques minutes, son regard meurtrier tranchant déjà l'âme de sa proie, le chevalier noir déclama d'un ton faussement calme :

-Bien, assez de politesses je pense, il est tard, commençons !
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Message  L'Epervier de Jais le Sam 19 Mai 2018 - 14:45

« Deux Mercators l’ont déjà contacté. On m’a dit qu’il s’est rit d’eux comme s’il s’agissait de vulgaires houliers ! La Guilde ne peut laisser un tel affront impuni. »

Seuls dans une ruelle reculée et sombre où la Guilde leur avait donné rendez-vous, l’Épervier écoutait le petit homme blond s’emporter, sans qu’elle-même ne manifeste le moindre signe d’émotion.

« Et pourquoi est-ce que la Guilde le veut tant ? Je suis certain que ce vulgaire marchand, qui au passage n’est pas très puissant puisqu’il n’est implanté qu’à Estandre, a de nombreux contacts dans des affaires douteuses concernant la vente de morceaux de créatu… »

« Sa description. »

Le visage juvénile de l’homme se plissa de mécontentement. Il fixa longuement et agressivement son interlocutrice qui, pour l’occasion, avait pris l’apparence d’une grosse femme à la chevelure broussailleuse et aux couleurs automnales. Seuls Bénoïc Maison-Rouge et les cinq autres Rapaces Noirs avec qui elle avait grandit savaient à quoi elle ressemblait vraiment. Pour le reste des mortels, elle n’était qu’un fantôme à l’aspect changeant.

L’Épervier ne lança même pas un regard de dédain à l’homme qui continuait de la fixer de ses méchants petits yeux. Comment pouvait-il travailler pour la Guilde ? Il était idiot ? Ou alors c'était encore novice. Tous les membres savaient que, chez les Corbeaux du Crépuscule, mieux valait taire ce que l’on croyait savoir. Question de survie.

Au bout d’un instant, il se racla la gorge et se remit à parler.

« Je… je ne connais pas sa description, on m’a juste demandé de vous transmettre ça. »

L’Épervier attrapa le petit papier d’un geste brusque, le froissa et l’enfonça dans son manteau. Elle quitta alors les lieux sans jeter un seul regard au petit homme qui resta là, vexé de n’avoir pas été écouté.

Une fois hors de vue, elle ouvrit le papier. La description exacte du marchand était suivie de l’explication des lieux où il devait se trouver. Comme d’habitude, quelques petites informations sur sa cible étaient ajoutées afin de l’aider à mener à bien sa mission. Non, on ne lui demandait pas de recruter le marchand, comme le supposait le petit homme blond qui ne devait pas savoir lire. On lui demandait de s’en débarrasser. Il faut dire qu’elle n’était pas là pour faire dans la dentelle, elle n’était pas marchande : elle, elle capturait ou alors elle tuait. C’était tout ce à quoi la Guilde l’utilisait.

Chacun son travail.

« Discrétion », était-il précisé. Le message était clair : elle ne devait pas laisser de trace, faire passer ce meurtre pour un accident quelconque. L’affaire devait concerner les actions secrètes de la Guilde…

Après avoir lu le message et avoir enregistré toutes les informations qu'il contenait, elle le brula.

*

Une semaine plus tard, sous la forme d’un enfant de six ou sept ans, elle s’approcha de la maison dans laquelle vivait sa proie. Il était déjà tard et le pauvre humain était sûrement déjà chez lui. Après l’avoir surveillé quelques jours elle avait appris quelques petites informations sur son mode de vie et savait qu’à cette heure-là, il avait l’habitude de faire ses comptes devant la cheminée. C’est donc avec discrétion qu’elle s’assit sous la fenêtre du marchand afin d’écouter ce qu’il se tramait de l’autre côté. Elle qui s’était attendue à entendre un feu crépiter et une plume gratter un parchemin fut surprise d’entendre des voix.

« … vraiment besoins de votre aide en plus, j'étais très sincère sur ce point, c'est tellement dommage que… enfin bref ! »

La voix était masculine, profonde et… effrayante. De quoi faire dresser les cheveux sur la tête de n’importe qui. L’Épervier aurait dû partir. Ce n’était pas le moment pour tuer qui que ce soit, si la victime n’était pas seule, mieux valait retenter sa chance un autre jour. Mais quelque chose… quelque chose dans la voix de l’homme… la paralysa sur place. Elle ne bougea pas d’un cil, se contentant d’attendre… et d’entendre.

« Bien, assez de politesses je pense, il est tard, commençons ! »

Un cri étouffé se fit entendre. Comme un hurlement de douleur assourdi.

Mais que pouvait-il bien se passer ici ?!

L’Épervier retint son souffle. Elle avait l’habitude du meurtre, de la violence et de la souffrance, mais là il s’agissait d’autre chose. De quelque chose de bien plus malsain. Cet homme semblait prendre un immense plaisir à en faire souffrir un autre.

Et à n’en pas douter, il ne s’agirait pas là d’une affaire « discrète », comme celle qu’on lui avait spécifiquement demandé de régler.

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Message  Archeon le Dim 20 Mai 2018 - 13:59

A peine la dague avais fait jaillir la première effusion vermeille que le marchand mordait, se tortillait et émettait déjà des petits cris horrifiées, ce qui stoppa Archeon dans son geste. Dépité, il se leva en soupirant, s'avança vers la table, y planta la dague, préalablement essuyée contre la joue de sa proie. Se tournant vers cette dernière, furibond, il s'exclama d'un ton mesuré, quoique peu contenus, afin de n'être pas entendus par les serfs :

-Et voilà nous y sommes, écartant les bras, désignant une audience invisible avant de reprendre, déjà près à confesser tous vos crimes ? Déjà près a revoir votre jugement vis-à-vis de ma proposition ?

Suant de terreur, le marchand bâillonné acquiesça de la manière la plus frénétique qu'il put avant qu'Archeon ne reprenne :

-C'est trop facile, trop rapide, qu'est-ce qui me prouve que vous n'êtes pas juste un faible couard et qu'a la première occasion vous me trahirez, vous qui ne savez rien encore de ce que réserves à ceux me barrant la route !
Il s'avança vers la table et plaquant sa main contre celle-ci violemment continua, TROP FACILE ! Bien, désignez moi du regard encre, papier, cire, votre sceau.

Reprenant sa contenance, Archeon rassembla les objets désigné par le regard affolé du riche propriétaire, puis traîna ce dernier sur sa chaise, déliant seulement une main et dictant :

-Je pense que vous savez ce qui suit ... Je soussigné, votre nom complet, offre par la présente à mon collaborateur...

Après dix minutes de diction, et de relecture, Archeon saisi le parchemin lui offrant l'usage de son entrepôt ainsi qu'une large somme d'argent, apposa le sceau du marchand a sa signature avant de l'enrouler et se tourner vers ce dernier, impérieux :

-Bien ... la clef de votre coffre, sa victime se figeant alors tel un bloc de glace il dut reprendre, décomposant, reprenant la lame de sa dague et la glissant au bas du ventre de son interlocuteur, saviez vous que l'on reste conscient quelques secondes après avoir été éventré ? J'ai eu une fois le temps de vider presque toutes les entrailles d'une... victime... et de les lui présentés avant qu'il ne perde conscience, je ne me répéterais qu'une fois...la...clef...du coffre.

Le marchand roula des yeux, puis pris de tremblements incontrôlé à la pression grandissante de la lame sur sa peau il désigna avec ferveur l'emplacement de l'objet recherché. Replantant son arme sur la table, satisfait, Archeon s'empara de la clef, et se dirigea, presque paradant, vers la porte avant de l'entrouvrir et d'y découvrir, sans surprise, une servant tentant d'écouter à la porte :

-Et bien ? Je vous pris d'excuser notre échange quelques peu, il marqua une légère pause, refrénant un rire, mouvementé, c'est que l'heure et la boissons ont eu raison de notre contenance. Si vous décider d’occuper votre temps de manière plus productive ce soir, veuillez assembler le titre de propriété ainsi que la somme indiqué sur cet ordre, dans l'entrée,  et faites seller mon cheval.

Tendant à la soubrette le parchemin il claqua la porte, espérant que son ton ainsi que son attitude auraient raisons de tout doute dans l’esprit de la servant. Reprenant un air grave, se plantant devant le marchand il déclama, soupirant encore :


-Trop facile, murmura-t-il a demi-voix avant de reprendre, résolu, s'humectant les lèvres, beaucoup trop facile, vous m'avez coupé tout enchantement, toute joie, tout plaisir. Que me reste-t-il maintenant, sinon l'amère sentiment que j'aurais put profiter de manière tellement plus productive de cette soirée, j'ai soif.

Saisissant le pichet qu'il découvrit vide, il le reposa lentement avant de prendre son verre, et d'observer un instant la lumière de la lune se refléter dans ce dernier. Pris d'une soudaine envie il se dirigea d'un pas leste vers la porte fenêtre avant de surgir sur le balcon, ouvrant cette dernière d'une volée, inspirant profondément une dernière fois, déclamant pour lui même :

-Une pourtant si belle...

Archeon se figea en remarquant à son coté une jeune fille, plaqué contre le mur, visiblement tétanisée. L'idée de savoir depuis combien de temps elle se trouvait là traversant son esprit tel la foudre, c'est roulant des yeux, d'un geste las, qu'il tenta de l'empoigner avant que cette dernière ne s’esquive à son geste d'un mouvement presque irréel, déployant tout son physique,et à l'aide de gestes mesurés, il invoqua ses chaînes noires, surgissant de l'ombre, glissant sur le sol dans un cliquetis accéléré. Les chaînes parvinrent à peine dans l'instant à se saisir de la cheville de la jeune fille qui trébucha en se séparant de l'emprise des trois chaînes assaillant sa liberté de mouvement. C'est à se moment qu'Archeon, rapide tel une vipère, pu saisir le col de l'intrus et la lancer violemment à l'intérieur de la pièce sous le regard circonspect du marchand. S'adressant aux deux comme à son public invisible, Archeon déclama d'un ton théâtral :

-Bien, tous n'est pas à perdre en cette nuit, et bien que cette intrusion soit plus qu'inconvenante, nous allons peut être pouvoir vaincre l’ennui.


Arrachant la dague de la table à l'aide d'une de ses chaînes et la ramenant à sa main, s'avançant de son air le plus grave vers la jeune intrue, lentement, inexorablement, laissant ses chaînes se dissiper dans une brume violacée il reprit d'une ton calme, explicatif :

-Vous,
désignant le marchand sans l'observer,vous m'avez couper toute envie de...m'amuser avec vous, et je n'ai plus la moindre inclination à m’intéresser ne serais-ce que de la mention la plus moindre de votre avis, de vos derniers mots lorsque je vous tuerais car oui, vus votre comportement, la mort est la seule chose que vous puissiez attendre de moi,marquant une pose, presque épuisé, à mis voix ajoutant pour lui même, je hais la faiblesse, avant de reprendre du même ton qu’auparavant, en revanche toi, petite péronnelle, je tiens à m’enquérir de tes dernière volontés avant que je n'entame ce que je vois comme la salvation de mon humeur.

Il haussa un sourcil, essuya ce qui restait de sang séché sur sa lame qu'il n'avais pas bien essuyée, et de son ton le plus suave, observant l'intrue par son reflet dans la dague, acheva :

- Alors, que fais-tu ici ? Comment es-tu arrivée ici ? Que dis-je, cela n'a aucune importance, que souhaites-tu me dire avant que je ne t'arrache un œil pour voir si il tien dans ta petite bouche ?
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Re: Au bon endroit, au bon moment

Message  L'Epervier de Jais le Mer 30 Mai 2018 - 17:15

Elle se retrouvait tête en bas, le pied tenu par des chaînes magiques et sa véritable identité dévoilée. Autant dire que ce n’était pas une position très agréable pour l’Épervier de Jais. Sous le coup de la surprise, son enchantement s’était brisé, elle n’avait pas maintenu son attention assez longtemps, et maintenant son agresseur l’avait découverte telle qu’elle était vraiment : non plus un enfant, mais une jeune femme aux yeux vairons et à la longue chevelure brune balayant le sol au gré des mouvements des chaînes, dévoilant une fine nuque où se trouvait le tatouage d’un corbeau portant une étoile dans son bec.

Cela ne dura qu’une seconde puisque, après l’avoir attrapée, les chaînes disparurent dans un nuage de fumée pour laisser place au visage de l’humain qui la tenait à présent par le col. Il était tellement grand qu’elle ne touchait même plus le sol… et fut violemment envoyée contre le mur qu’elle heurta de plein fouet. Elle retint un cri de douleur et tenta de se remettre debout, en position de défense.

Son agresseur se remit à parler au marchand qui continuait de trembler dans son lit.

« Vous, vous m'avez coupé toute envie de...m'amuser avec vous, et je n'ai plus la moindre inclination à m’intéresser ne serait-ce que de la mention la plus moindre de votre avis, de vos derniers mots lorsque je vous tuerais car oui, vu votre comportement, la mort est la seule chose que vous puissiez attendre de moi. »

« Non… »

L’Epervier prononça ce simple mot avec grande difficulté. Le géant l’avait en partie étranglée.

L’homme se désintéressa du marchand et tourna toute son attention vers l’assassin, toujours placée près du mur contre lequel il l’avait projetée. Il avait la ferme intention de la tuer et osait lui demander ses dernières volontés. Il s’en était pris à un bourgeois dans sa propre maison et avait été dérangé par une servante qui n’allait sûrement pas se contenter d’obéir sans crier à l'aide dès qu'elle se saurait hors de danger. Les gardes n’allaient pas tarder à arriver. Mais tout cela ne calmait nullement les désirs de violence et de meurtre du géant, voilà qu’il voulait à présent s’en prendre à elle ! C’était un fou. Et les fous représentaient une cible dangereuse car ils étaient imprévisibles.

Elle aurait pu simplement disparaître. Ou s’échapper et alerter les gardes. Mais pouvait-elle laisser le marchand mourir ainsi ? Le meurtre s’annonçait sanglant et nullement discret, contrairement à ce que la Guilde lui avait recommandé de le faire. Et si elle se contentait de partir, alors c’est sur elle que retomberait la faute. Les Corbeaux du Crépuscule la traqueraient alors pour lui faire payer sa bévue. Et quitte à risquer sa vie, elle n’hésita pas une seule seconde : cet homme avait beau être un fou furieux violent et abject, ce qu’il lui ferait subir n’était rien comparé aux tortures que la Guilde lui réserverait.

Alors elle se redressa et affronta le monstre qui se trouvait devant elle. Le défiant du regard, elle se plaça en position de combat, un pied devant l’autre. Elle glissa sa main droite dans sa manche pour en ressortir un poignard qu’elle tint fermement, se demandant si elle commencerait par le lancer ou par l’utiliser pour un combat au corps à corps. Vu la musculature de l’homme, mieux valait éviter la seconde option.

« Alors, que fais-tu ici ? Comment es-tu arrivée ici ? Que dis-je, cela n'a aucune importance, que souhaites-tu me dire avant que je ne t'arrache un œil pour voir si il tient dans ta petite bouche ? »

Chaque bourreau avait sa technique favorite. Les ongles, les dents… lui, c’était apparemment les yeux. Mais l’Epervier avait l’habitude de la torture et même si elle n’avait encore jamais perdu d’œil, elle ne se laissa pas démonter face à la menace de l’homme. Elle se racla la gorge pour pouvoir à nouveau parler presque normalement.

« Si tu veux perdre ton temps à t’amuser avec moi, la servante alarmera la garde et nous finirons tous les deux pendus sur la place publique. Tu as eu ce que tu voulais, dit-elle en désignant l’encrier et la plume avec lesquels il avait fait rédiger un accord au marchand, alors maintenant vas-t-en et laisse moi faire disparaitre tout le reste.»

Tout le reste signifiait la servante, le marchand et les traces de leur passage…. Deux meurtres pour le prix d’un et une sacrée perte de temps. Elle risquait gros à cause de cet homme.

C’était quitte ou double, soit il éclaterait de rire et continuerait sur sa lancée, les mettant tous deux en mauvaise posture, soit une lueur de raison traverserait son esprit perverti, lui faisant comprendre qu’il n’y avait pas une seconde à perdre.

Elle le fixa du regard, se demandant quelle serait sa réaction.

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Re: Au bon endroit, au bon moment

Message  Archeon le Mar 3 Juil 2018 - 18:19

Un soupçon d’intérêt raviva une flamme dans les yeux d'Archeon alors que celui-ci passait son regard sur la jeune fille le défiant de sa droiture face à l'oblitération. L'intrus était jeune, très jeune, la chevelure aussi sauvage que sa désinvolture, le symbole tatoué sur elle éclaira l'ampleur de la situation avec une clarté désormais complète dans l'esprit d'Archeon qui, après s'être perdu dans ses pensées, les yeux fixé sur le symbole de corbeau, plongeant alors son regard dans celui dichromatique de la jeune fille. Quelques secondes passèrent, des minutes pour lui, des heures sûrement pour le marchand dont le regard agité allait de l'un à l'autre de ses potentiels assassins, presque frénétique. Toute l'assemblé semblait suspendue aux lèvres d'Archeon et c'est en réalisant tout cela, le temps passant, la situation, et une décision difficile à prendre, que le chevalier noir, pestant, alla s'asseoir à la table. D'une manière désinvolte, tiquant à plusieurs reprises, claquant de la langue, tel un animal souhaitant se débarrasser d'un nuisible le harcelant, son regard plongé dans son reflet se réfléchissant dans la dague, caressant la bosse du papier signé par le marchand à travers sa tunique, il inspira enfin avec force avant de répondre :

-Je comprend bien qui tu es, ce que tu fais ici, se tournant un instant, prenant à parti
son captif, voyez ce que je vous disais plus tôt ? Déjà des assassins du corbeau sur votre dos, tapotant une dernière fois sur le pommeau de sa dague, s'adressant à nouveau à la jeune fille, mais tu te trompes sur un point fondamental, erreur de débutante qui te sera pardonnée, je ne perd ja-mais mon temps à « m'amuser » avec mes proies, et tu ne peux imaginer dans tes cauchemars, tes plus profonds moments d'abandons, même à l'aide de ton imagination de tueur, ce que...je veux.

Archeon se perdit un instant de plus dans ses pensée avant de se lever d'un bon, l'affaire devenant plus pressante chaque minutes passant, rangeant toutes les affaires étalées sur la table, les mains sur la chaise, prêt à la replacer sous la table pour achever de faire comme si toute la conversation n'avait pas eu lieu, il reprit :

-Ton travail est trop important pour le monde que je souhaite, motivé par des intentions puériles de cupidité, mais utile, et ta mort, bien que pouvant me satisfaire au plus haut points, il soupira, écartant ses derniers regrets, replaçant enfin la chaise, triturant son dossier comme pour machinalement la caler mieux, m’ôterais il est vrai un bien bon parti en cet instant. Soit, qu'il meurt de ta main tel dans son sommeil, je n'ai laissé encore aucune trace remarquable sur lui et j’espère que tu feras honneur à ton titre en en faisant de même, quand à moi, JE vais m'occuper de la servante et je déplore ta piètre opinion de mes arts de persuasion au passage. Je sortirais par la grande porte dans un quart d'heure, tu n'auras qu'a t'esquiver comme tu es venue, je te procurerais une diversion satisfaisante. Si tu le souhaites je t'attendrais au croisement Est de la ville avec l'argent du coffre et un cheval si tu souhaites une « aide » à t'échapper de ce qui sera dès demains un véritable nid de guêpes.

S'époussetant, s'enroulant de son drapé, il tourna les talons et ressortit de la pièce, laissant la le marchand toujours bâillonné ne comprenant pas encore l'échange qui venait de se faire.

Dévalant les escaliers le séparant du hall tel un soupir, se glissant parmi les ombres, il réfléchissait encore à comment il allait gérer la situation, la servante allait-elle vraiment appeler les gardes ?


*Courir après les serviteurs du manoirs dans la nuit … ça me manquait presque, bon, est-ce que je vais pouvoir m'amuser un peut et … ou pas. *

Arrivant enfin dans le hall et rencontrant la servante qu'il avait envoyé, accompagné du majordome et deux autres serviteurs finissant de charger les sacs d'or sur un cheval dehors. Le maître des servant s'approcha alors de lui d'un pas leste :

-Monseigneur les préparatifs que vous avez demandé ont été fait, je m'en vais en reporter à mon maître désormais.

Posant sa main sur l'épaule du majordome afin de le retenir il l'aborda alors d'un ton suave et rassurant :

-Je crains que notre échange ne se soit fini dans trop de joie pour contenir la boissons mon amis, votre maître est désormais fermement endormis et m'a chargé de vous demander de le laisser ainsi jusqu'à l'aube, sauriez-vous laisser les affaires de la soirée à demain matin ?

Le regard de l'interlocuteur faisant quelques allez et retours il fini pourtant par acquiescer et se retira en un dernier salut. Archeon soupira de soulagement avant de prendre à parti la servante encore dans l'entrée, s'avançant vers elle il attendit que tous furent retournés à leurs occupations pour feindre de passer sa main sur sa manche avant d'enrouler sa main dans la sienne et plonger son regard dans la jeune femme. Se penchant sur elle il lui soupira :

-Vous n'avez qu'à prendre la clef et dire que vous avez oublié quelque chose dans ma commande pour vous servir un petit quelque chose dans le coffre, si vous me retrouvez à l'auberge ce soir je saurais vous faire partager bien plus qu'une portion de ma part. Maintenant gardons les apparences
, Archeon s’éclaircit la gorge et d'un ton plus neutre déclara, que je suis tête en l'air, j'ai oublié mon valet à l'auberge, faites sceller un cheval de plus pour ce dernier s'il vous plaît ma petite.

Quittant son interlocutrice en lui adressant un dernier clin d’œil capricieux, le chevalier noir attendit dehors vérifiant son arme et armure encore intacts dans leurs sacs scellés par sa magie. Il laissa alors son regard se perdre dans les ombres du jardin pendant qu'il libérait ses effet, la mains posée sur les pièces métallique retenant le sombre harnachement, un léger frisson le parcourant en repensant à la servante.


*Qu'est-ce que l'humain est corruptible, si aisément séduit, si aisément convertit à une cause l'échappant tant qu'il y tire parti, si stupidement dupé, ses moindres vices aussitôt amplifiés et additionnés à d'autres à la première occasion … toutes ses jeunes filles si pauvres qu'elles en oublient leur vertus à la vue de la première pièce d'or, si sottes qu'elle en oublient les autres aux premiers charmes*

Plus tard, il attendait, sous un arbres, à l'ombre, revêtu de son armure, tenant la bride des deux chevaux de sa main libre, sur un revers sinueux de la route quittant le village, attendant l'assassin, un sourire caché par la visière de son heaume en pensant à la servante qui devait l'attendre à l'auberge, loin de pouvoir faire irruption soudaine sur la scène de crime probablement achevée désormais.


*Encore dix minutes et je m'en vais, je pourrait faire plus de distance avec un cheval frais en plus au moins .*
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Message  L'Epervier de Jais le Sam 21 Juil 2018 - 20:50

L’Epervier passa une main sur son front pour essuyer la sueur qui y perlait. La chambre du marchand était telle qu’il la laissait habituellement lorsqu’il se rendait à ses diverses affaires. Personne n’aurait pu imaginer le drame qui venait de s’y dérouler. L’homme qui y avait vécu croupissait désormais dans un discret coin de la rue la plus mal famée d’Estandre, sa bourse arrachée, ses bijoux disparus, de même que ses parures, et ses dents en or arrachées de sa bouche. A la vue d’un tel spectacle, les gardes n’auraient aucun mal à deviner les raisons de ce meurtre : quelques voleurs auraient tenté de s’en prendre au riche marchand qui, pour une raison mystérieuse et suspecte, se trouvait sur les lieux. Le pauvre bougre aurait tenté de se défendre, ce qui lui aurait coûté la vie.

Si l’affaire n’avait pas été réglée de façon "discrète", la Guilde ne demanderait pas pour autant des comptes à l’Epervier. C’est du moins ce que la jeune femme espérait. D’un bond, elle grimpa sur le rebord de la fenêtre pour disparaître dans une allée Estanole.

Se mêlant ensuite à la foule, elle marcha entre les badauds sans attirer le regard. Elle repensait à sa malchance. Quelle probabilité y avait-il de tomber sur un fou furieux tentant de s’en prendre à sa propre proie ? Et cet homme… qui était-il ? Elle repensait à ses paroles en frémissant. Elle en avait croisé des pervers, des esprits retords et des sadiques, mais cet homme-là se trouvait en haut du palmarès. Il lui avait proposé son aide, affirmant qu’il l’attendrait à l’Est de la ville.

Elle fut tirée de ses pensées quand un gros homme tirant un tigrain mal dressé au bout d’une chaîne manqua de lui rentrer dedans.

« Regarde devant toi quand tu marches ! »  Se permit-il de lui dire avant de se mettre à insulter le tigrain.

L’Epervier continua sa route, l’esprit toujours occupé par l'homme sadique. Si pendant un instant elle avait hésité à accepter sa proposition, elle n’en fit rien et continua sa route vers le Nord, à la recherche de la récompense bien méritée que la Guilde lui devait.

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