Remboursez le fer

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Message  Nimar Ombrien le Mar 20 Fév 2018 - 15:33

Certains outils de mon atelier ont été endommagés volontairement par un sale Centaure. Je lui ai exigé dédommagement pour son acte vandale mais il refuse. Pire, il me menace ! J'ai besoin que l'on règle son compte à celui-là. Qu'il retourne vivre comme un sauvage s'il ne supporte pas la vie en ville !

– un maréchal-ferrant Tigrain typé chat du nom de Tani, dans le village de Flambelle, dans la forêt du Calme



Une simple négociation. Les missions comme ça, c'est du pain béni: il suffit de convaincre la cible de rembourser et en cas de refus je peux fuir ou voler. Une affaire somme toute facile en temps normal pour qui sait parler. Dans hésiter, je m'emparai de l'avis de mission sur le tableau d'affichage de Telbara une fois celui ci vue. Elle avait Sqns doutes atteint les oreilles de concurents et c'était bien assez. Une affaire tant simple ne peut passer sans que je saisisse la chance. J'ai bien vite entrepris une marche forcée vers la forêt du calme dans le but de remplir mes poches et, sitôt arrive au dit village, commençai à demander mon chemin... 


-Excusez moi, je cherche le maréchal-ferrand 

-Ah? vous aussi vous venez pour parler au Centaure? Vous feriez mieux de vous dépêcher.  Vous avez une quinzaine de minute de retard sur un autre... un borgne.


-Qu... Quoi?! Mais où? Comment?


-Beeen en marchant par la route comme vous... à cette heure ci le maréchal doit travailler dans l'ecuerie. Allez donc voir à l'est vers la tour de guet, en courant vous aurez une chance de pas vous faire voler l'affaire.


-Merci machin!


Après ce court dialogue, j'entrepris le pas de course vers l'est en bousculant les deux seuls fermiers croisés sur le chemin. Le village n'était pas bien grand et s'y perdre était chose compliquée. Mais j'étais arrivé à cause d'une erreur d'orientation par l'ouest et l'espace entre chaque bâtiment ne faisait que rallonger ma course. J'arrivais finalement devant l'écurie, bien pauvre écurie ne comprenant que cinq ou six box d'un bois de chêne semblant certes de bonne qualité et bien taillé mais surtout terriblement vieux avec comme seule décoration une couche de peinture fine et d'un vert dégueulasse. Je comprenais donc aisément la nécessité du bonhomme à se faire rembourser ses outils. Si il peut à peine entretenir ses box et même plus ferrer, il sera sur la paille en quelques semaines seulement. C'était pour moi mauvais signe: une faible paie s'annonçait. Ralentit dans mà course tant bien par l'éssouflemment que par la déception, je m'avançais d'un pas lent vers les box en remarquant au loin un duo de centaures me dévisagent à la vue de mon entrée dans l'écurie. Une fois le maréchal-ferrand dans ma ligne de mire, je l'approchai d'un pas vif et adressai un appel. Le borgne ne semblait pas être arrivé ou tout du moins n'était pas à portée de ma vue...


-Oh, maréchal-ferrand, je viens pour le Centaure!    

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Mer 21 Fév 2018 - 10:18

- Bien sûr, c'est au bout de cette route, puis à gauche, puis à droite, puis vous faites demi-tour et enfin vous y êtes.

Bon il est vrai que les indication du fermier était plus clair mais je vous jure qu'il était si étrange que j'étais plus enclin à observer son allure qu'à écouter ses conseils. Je me mis tout de même en marche. Quelques kilomètres me séparait du maréchal-ferrant et je n'avait pas de temps à perdre. Je me mit à trottiner mais abandonna bien vite cette idée. Je releva ma capuche pour qu'on ne puisse pas voir mon visage et laissa couler mon manteau sur moi. Les hommes de la campagne semblait moins arrogant mais je préférait tout de même cacher ma vrai nature. En marchant, je me surpris à réver en regardant les collines verdoyante se succéder. Je doit avouer avoir toujours vécu oppresser par de nombreuses choses et voir le soleil décliner à l'horizon me remplissait de sérénité. Quelques chose me rentra alors dedans. Le temps de lever la tête, la chose -ou plutôt le tigrain- qui m'avait renversé s'enfuyait déjà. Par réflexe je palpa mes poches, rien n'avait été volé.il s'agissait sans doute d'un énième paysan sans éducation aussi je ne me laissa pas distraire de mon agréable balade. Je finit tout de même par arriver au village ou vivait le maréchal ferrant. Je me trouva enfin face à l'enseigne du commerçant et pénétra dans ce qui semblait être son atelier à savoir un empilement anarchique de planche vermoulue et de pierre de carrière. Quelle surprise j'eus en apercevant le tigrain qui m'avait bousculé en grande conversation avec le maréchal-ferrant. Je m'approcha des deux hommes et m'adressa à celui qui devait être mon futur client.

- Bonjour. Je salua aussi le Tigrain d'un hochement de tête, je viens pour l'annonce, le problème de centaure.

- Mais monsieur, je suis confus, ce jeune homme est là pour exactement la même chose que vous

Je me tourna vers le jeune Tigrain qui se trouvait être un guépard et le dévisagea. Il était certe athlétique mais il n'avait pas le profile d'un manieur d'épée ou de hache. Il était plus jeune que moi et semblait plein de vie.
Comme moi auparavant, me surpris-je à penser. Je tira une pièce d'argent de ma bourse et lui tendis.

- Tiens gamin. Vas te payer à boire et laisse les grands travailler.

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Mer 21 Fév 2018 - 12:40

Heureux d'être arrivé en premier, je me permis une petite pause lors des salutations. Peu avant que le maréchal-Ferrant ne commence à m'expliquer les détails, une voix retentit à faible distance. En me tournant je vis le borgne dont on m'avais plus tôt parlé. Ce dernier semblait plutôt vieux et donc moins grand concurrent que l'image que je m'étais fait. Ce dernier adressa un simple Bonjour additionné d'un signe de la tête avant d'anoncer être venu pour l'affaire du Centaure.

- Mais monsieur, je suis confus, ce jeune homme est là pour exactement la même chose que vous

Il fut bien compliqué de ne pas lâcher une provocation au vieillard qui m'adressa un regard semblable à une observation. Son oeil plein de jugement parcourait mon corps curieusement avant de fouiller dans son apetissante bourse et d'en sortir une belle pièce d'argent.

- Tiens gamin. Vas te payer à boire et laisse les grands travailler.

Une offre bien alléchante: une pièce d'argent sans bouger le petit doigt ne me déplaisait pas. Ceci dit, l'offre pour la mission était de trois pièces d'argent et ce n'est pas la paraisse mais le profit qui guident mes actions. Sans oublier qu'en plus de me bourrer la gueule, je devais me racheter deux dagues car seule une était encore utilisable. Je ne pouvais donc pas accepter de partir avec le tiers de ce pour quoi j'étais venu. Sans oublier que le "laisse les grands travailler." Était plutôt déplaisant.

-Je ne cherche pas la facilité mais la fortune: une seule pièce ne m'intéresse pas l'ancêtre.

-Attendez innutile de vous battre vous ne serez pas trop de quatre bras pour cette affaire. Il n'est pas vraiment seul.

-Qu'importe, j'aurais juste à user de mon éloquence. Je n'ai aucune intention de me mettre en danger par un combat contre le groupe dont tu me parles... dans le pire des cas je passe discrètement. J'en ai la capacité et pas d'angle mort moi.

Je profitai de cette dernière remarque pour me venger de l'arogance du vieillard qui m'a mannifestement pris pour un gamin stupide et sans cervelle. J'espérais avoir, au mieux, vendu mon image au client. Chose quI ne peut de toute évidence que s'avérer innutile: si le vieux n'abandonné pas, ça sera un duel de vitesse. Or je suis un jeune tigrain typé guépard dans la force de l'âge, je ne peux que raffler l'argent...

-Eh bien ils vivent dans l'espèce d'agglomération de cabanes à deux cent mètres à l'est d'ici. Mais vous devriez vraiment coll...

-Innutile. J'y vais de ce pas!

Sans attendre la suite des indications, je me levai et fonçai vers la dite agglomération sans préparation aucune mais avec une certaine avance sur le vieux. J'arrivai bien vite éssouflé devant l'entrée de la petite agglomération ou devaient vivre bien 15 centaures dont 3 n'avaient mannifestement pas l'age adulte. Les deux centaures qui, plus tôt, m'observaient de loin servaient apparramment de garde à la tribue ayant rejoint le village très récemment à la vue des primitives habitations et outils des habitants...

-Holà, centaures, je viens pour m'entretenir avec...

-Celui qui a briser les outils de pu maréchal-ferrant?

-Oui tout à fait et ce dans un but on ne peut plus pacifiste car je suis la pour trouver un terrain d'entente et...

-Quérir le remboursement?

-Tout à fait! Aussi je suis heureux de vous voir si compréhensifs et coopératifs.

-C'est non.

-Euh, pardon? Mais... pourquoi?

-Peut être parce que l'enflure qui t'envoie à, par manque de compétences, planter bien violament un clou dans la patte à ma soeur avant de refuser de payer les soins. Nous l'avions prévenu que si il ne coopérait pas il ferait face à des représailles. Si il meurt de faim par manque de ses outils, ce ne sera que justice car nous n'avons user que de nos propres moyens pour sauver les nôtres!  Il nous a refuser son aide après nous avoir blessé, voyons si il est prêt à en endurer autant.

Leur haine était compréhensible mais mauvaise pour mes affaires. Je devais obtenir un remboursement, aussi pauvres soient les centaures. Qui plus est jamais Centaure n'à eu besoin d'or pour vivre. Surtout que ceux ci sont à moitié sauvages, je ne les tuerais pas en réclamant quelques pièces...

-Désolé d'insister mais si vous ne rendez rien, le maréchal-Ferrant va mourir. Je suis certain que nous pourrons trouver un terrain d'entente.

-Tes paroles sont sages mais ton employeur est un salopard. Nous ne pouvons lui faire confiance. Maintenant si tu ne veux pas nous acheter des baies ou du gibier, va avant qu'on use de la force.

Forcé de m'éloigner, j'allai vers le centre du village pour préparer le larcin qui me permettrait de me procurer l'argent des centaures...


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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Mer 21 Fév 2018 - 14:49

Le guépard qui se trouvait en face de moi repoussa la pièce que je lui offrit...

- Je ne cherche pas la facilité mais la fortune: une seule pièce ne m'intéresse pas l'ancêtre.

Je faillis sourire en entendant cette remarque mais réussi à me retenir. si par fortune il entendait gagner le misérable salaire de cet homme alors il se mettait une griffe dans l'oeil. Je rangea la pièce dans ma poche avant de dresser les oreilles en entendant le maréchal-ferrant parler:

- Attendez inutile de vous battre vous ne serez pas trop de quatre bras pour cette affaire. Il n'est pas vraiment seul.

J'avais en effet crut voir un petit groupe de centaure à la périphérie du village. Je sombra dans mes pensées. Les centaures n'était n'était pas vraiment connu pour leurs patience et ce que venais de dire le maréchal-ferrant souleva de nombreuses questions. Pourquoi un groupe de centaure vivrait au-delà d'un village alors qu'il pourrait aisément revendiquer des propriétés ? Pourquoi vivre en communautés exclusive et pas avec les autres ? Telbara n'était pas spécialement connu pour son rascisme alors pourquoi s'attaquer à cet humain en particulier ? Je repris conscience de la scène qui se déroulait autour de moi:

- ...des cas je passe discrètement. J'en ai la capacité et pas d'angle mort moi.

Je fut extirpés de mes pensés en plein milieu d'un échange entre le maréchal-ferrant et le jeune Guépard. La dernière phrase me semblait destinée et en vue de la mine enjouée de ce dernier je déduisit que j'étais la cible d'une raillerie. Avant que les maréchal-ferrant n'ai le temps de finir sa phrase, le voleur s'enfuyait déjà, plein d'assurance... Je me tourna vers le maréchal-ferrant qui semblait autant interloqué que moi et lui demanda quelques descriptions de routine avant de sortir des box. Une fois au soleil, je m'étira paresseusement avant de regarder le soleil décliner à l'horizon. Il n'y avait aucune chance que le garçon réussisse la mission. Il était trop frontal et trop pressé. Je m'installa alors sur une botte de paille en regardant les collines au loin. Une ombre passa dans mon champs de vision. Comme je l'avais prévu, le Tigrain n'avait pas réussi. J'ouvris mon sac de voyage et en sortis une bouteille d'hydromel. Elle n'étais pas de grande qualité mais elle ferait l'affaire. Après m'être mis en route, je refit rapidement de l'ordre dans les informations que je possédait. Tout était encore flou et bien que je ne connaissais pas vraiment l'étiquette chez les centaures, je savais que personne ne refusait un verre. J'arrivai enfin au camps du groupe. L'endroit était étonamment ordonné et organisé. Je me fis arrêter à la porte par un centaure alezan armé d'une lance en métal.

- Heh, toi. Si tu viens pour qu'on rende l'argent à ce vendeur, on lui a juste rendu la monnaie de sa pièce donc tu peut dégager avant que je te fracasse le crâne.

- T-t-t-t-t. Je me fiche de ce marchand. Je viens juste m'entretenir avec votre chef.

- On laisse pas entrer les gens comme ça nous.

- J'ai ramener un petit cadeau. Et si je déplait à votre ami, rien ne vous empeche de me fracasser le crâne contre une pierre.

Quelques minutes plus tard, j'attendais dans une vaste hutte de pierre. Celui qui était le chef du groupe vint à ma rencontre.

- Hoy. Je m'appelle Distis. Que vient tu faire en ces terres ?

- Je suis simplement un voyageur. Je me suis arrêter car j'était intrigué par un marchand un peu plus bas qui criait au vandalisme et je venais simplement m'enquérir de la raison de ce vacarme. Mais allez y prenait un verre, j'ai ramener de l'hydromelle. On discute mieux autour d'un verre non ?

Je servis deux verre de mon hydromelle et en tendis un à l'hybride qui me faisait face. Il le porta à ses lèvres mais arrêta son geste.

- Bois d'abord. Déclara il d'une voix gutturale.

- J'haussa les épaules et leva mon verre avant de le porter à mes lèvres et d'en vider la moitié.

- Maintenant expliquez moi je vous prie. Dis-je d'un air contrit.

- Ce maréchal-ferrant à planté un clou dans la jambe d'une des femmes de mon groupe. Il n'a que ce qu'il mérite et je ne cèderait pas à ses demandes.

Un bien mauvais artisan ! Plaisantais-je en me resservant. Mais sous mes traits jovials et faussement pompettes, de nouvelles questions m'apparaissait. Pourquoi donc un centaure se ferrait il ferré par un artisan de campagne ? Ca n'avait aucun sens. Les centaures détestait être comparé à des chevaux et c'était très rare qu'un centaure se fasse ferrer. Parfois, il acceptait les fers en période de guerre mais la région était en paix. Je ne savais que penser, aussi décidais-je de prendre congé.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, je n'ai pas l'intention de me méler à cette histoire. Gardez la bouteille.

Et après en avoir finit avec les politesses, je partit du camps non sans avoir noté mentalement la présence d'une grande tente dans laquelle le chef s'était engouffré. Je descendit au village dans le but de retrouver le Tigrain qui m'avait devancer. Bien que l'idée me répugnait, j'avais besoin de quelqu'un comme lui. Je le trouva comme je le pensais à la taverne locale. Je m'approcha du comptoir et demanda deux bières en désignant la table ou était assis le guépard. Je m'assis ensuite en face de Tigrain et m'adressa à lui :

- Ecoute petit, je vais pas te faire un discours de vieux alors je vais simplement te promettre une dizaine de pièces sonnante si tu m'aide. J'ai besoin de toi dans cette affaire de centaures...

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Mer 21 Fév 2018 - 15:40

J'enrageais de perdre autant de temps à préparer un cambriolage avec de la bière dans la gueule. Je pris ma dague et un morceau de la table en écrivant loin du regard du tavernier tout ce qui me passait par là tête. J'etais certain de pouvoir entrer et sortir du campement Centaure mais il restait trop de détails à régler. Une fois à l'intérieur je ne savais pas comment éviter de croiser les habitants et surtout je ne savais pas où était stocké l'argent. Si ils font des ventes de fruit et de gibier, c'est qu'ils ont de l'argent et peut être même un genre de coffree fort. Sans doutes économisent-ils pour se payer un terrain en ville...

Il m'était impossible de faire du repérage car je ne pouvais pas entrer sans me faire passer pour un acheteur de fruit ou de viande. Or sans un sou, c'est compliqué de se prétendre acheteur. Qui plus est je ne pouvais m'assurer de ne pas être repéré sans diversion digne de ce nom...

- Ecoute petit, je vais pas te faire un discours de vieux alors je vais simplement te promettre une dizaine de pièces sonnante si tu m'aide. J'ai besoin de toi dans cette affaire de centaures...

C'était le Vieux tigrain. La divine providence qui se proposait de son propre chef comme diversion sur pattes. Heureux de cette proposition un peu moins malhonnête que celle plus tôt et de sa finale utilité, je répondis...

-Parfait. J'ai un plan et justement j'ai besoin qu'on se paie un fruit pour trouver leur or et que tu fasse diversion pour que je le prenne... Oh et j'aurais besoin que tu paie ma bière parce que je suis un peu à sec. C'est simple: on trouve leur coffre fort, on passe tard le soir, tu fais diversion au nord, j'entre par le sud... mais je peux pas te dire comment et je me casse avec l'argent jusqu'au maréchal-ferrant. T'en dis quoi?

Un plan simple qui avait ses chances de marcher si chacun faisait ce que je lui disait. C'est à dire si le vieux n'est pas trop teigneux...

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Mer 21 Fév 2018 - 16:13

- Parfait. J'ai un plan et justement j'ai besoin qu'on se paie un fruit pour trouver leur or et que tu fasse diversion pour que je le prenne... Oh et j'aurais besoin que tu paie ma bière parce que je suis un peu à sec. C'est simple: on trouve leur coffre fort, on passe tard le soir, tu fais diversion au nord, j'entre par le sud... mais je peux pas te dire comment et je me casse avec l'argent jusqu'au maréchal-ferrant. T'en dis quoi?

J'étais abasourdie par ce jeune. Croyait il que c'était un jeu ? Je fit tourner mes méninge pour lui annoncer à quel point il était stupide au moment où j'eus une idée.

- Exactement ! Ton plan est parfait et je te propose même de te laisser tout l'argent après.

Je laissa une pièce à son intention sur la table et lui sourit de toute mes dents.

- Rendez vous demain à l'aube. tu devrais avoir assez pour te payer une chambre et un repas. Nous attaquerons le matin quand il fera encore sombre. Sache juste que mon plan est plus complexe que: tu entre à droite et moi a gauche mais tu devrais juste est prêt au bon moment. Si tu me cherche je serais prêt des boxes du maréchal ferrant. Rendez vous donc tout à l'heure et ne sois pas en retard.

Quelque idiot me dis-je dans ma tête. Mais si mes intuitions sont bonne, cette endroit cours un grand danger à des kilomètres à la ronde et si je devais sacrifier ce gamin pour sauver de nombreuses autres vies, je le ferais. J'étais partit de l'auberge non sans avoir discretement subtiliser une bouteille de vin de qualité. La lune se levait déjà quand je me présenta au camps des centaures. J'entra et ressortit moins d'une heure après, la bouteille en moins mais un grand sourire aux lèvres.


Dernière édition par Garmr le Mer 21 Fév 2018 - 20:20, édité 1 fois

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Mer 21 Fév 2018 - 17:30

Le tigrain semblait se plonger dans une profonde réflexion pendant l'espace d'un instant. Mon plan n'était pourtant pas si sorcier...

- Exactement ! Ton plan est parfait et je te propose même de te laisser tout l'argent après.

90%... les simples mots "te laisser tout l'argent" étaient tellement grossiers qu'ils m'ont à eux seuls fait estimer les chances que ce soit un piège de 90%. Dans tout les cas, le vieillard par son trop vif changement d'humeur comparé à tout ce que j'avais observé jusqu'a présent, m'à montré qu'il était loin de tout m'avoir dit. Sans doutes me prenait il pour un jeune abruti. Or si c'était le cas... c'était une très bonne chose: si comme je le soupçonne il prévoit de me la mettre à l'envers ou si il me cache les chose, le fait de sous estimer ma réflexion lui laissera sans doutes faire un pas de travers le temps que je m'échappe. Je n'étais ceci dit pas certain de cette hypothèse... enfin il est tout de même sur qu'il me croit con alors autant enfoncer le clou. Le vieux me sourit en lâchant une pièce avant de déclarer...

- Rendez vous demain à l'aube. tu devrais avoir assez pour te payer une chambre et un repas. Nous attaquerons le matin quand il fera encore sombre. Sache juste que mon plan est plus complexe que: tu entre à droite et moi a gauche mais tu devrais juste est prêt au bon moment. Si tu me cherche je serais prêt des boxes du maréchal ferrant. Rendez vous donc tout à l'heure et ne sois pas en retard.

J'espère que son plan plus complexe ne laisse pas de faille parce que, sauf erreur de ma part, il a légèrement loupé la partie repérage et n'à pas vraiment écouté en détail le mien. Me sortant de mes songes, le tigrain commençait sa sortie. Je me suis alors rendue compte de ma prof de stupidité! Je devais avoir l'aire bien sérieux depuis tout à l'heure. Si il prévoyait de m'arnaquer autant qu'il croit ça facile...

-Merci le vieux t'es sympas en fait! Serveuse, à boire et tes miches!


Je vis le mannifestement alcoolique prendre une bouteille Avant de sortir. Pris d'une mauvaise intuition, j'abandonnait ma nouvelle choppe à peine effleurée, payai une chambre et allai dans celle ci. L'ennuie en l'âme je m'endormis bien vite pour me réveiller tout juste 5 heures plus tard. L'aube était encore loin mais ma fatigue avait déjà disparue me poussant à sortir du lieu. En marchant dans les chemins de terre, je vis les gardes centaures ronds comme des queues de pelles. Chose à notre avantage bien que je fus étonné de leur droit de boire dans leurs heures de service. Je continuai mon chemin en repensant au changement d'humeur du borgne si soudain et vraiment suspect. C'est appuyé contre une poutre dépassant de l'atelier du maréchal-ferrant que je terminai ma nuit...

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Mer 21 Fév 2018 - 18:18

- Déjà debout ? Dis-je en tapant des mains pour à la fois me stimuler et réveiller le Guépard qui semblait somnoler, adossé à une poutre. Très bien assied toi, nous avons une heure avant de passer à l'action. Grâce à du bon vin et mes capacités innés pour me faire des amis, j'ai réussi à me faire passer pour un altruiste aux yeux des centaures. Je ne sais pas bien ce que tu avais en tête en disant que tu allais rentrer par l'arrière mais je t'offre une entrée encore plus pratique: La porte principale. Je t'explique: le camps est organisé en huttes habitable avec seulement deux batiments communs. Le premier se trouve sur le promontoire sud du village et est la hutte du chef à savoir l'endroit ou les gens se rassemblent et règles les problèmes avec le chef ou la matriarche. Le deuxième est une réserve. Tout en parlant, je joignait les gestes à la parole en dessinant une carte sur le sol à l'aide d'un bâton. Dans cette histoire un élément m'échappe encore mais j'ai toutes les cartes en mains pour le révéler. Mon but à moi sera de distraire les centaures suffisamment longtemps pour que tu vole l'argent et revienne. Tu auras une demi-heure au mieux, au pire le temps que je me fasse décapiter et qu'ils partent tous à ta recherche. Quand tu auras trouvé et volé l'argent, il faudra que tu le cache quelques part mais surtout tu ne dois pas le donner au maréchal-ferrant. Pour te motiver dis toi simplement que tu ne toucheras que 3 pièce d'argent en le rendant au marchand alors que si tu suis mon plan, tu gagneras au moins 2 pièce d'or. Une fois que l'argent sera en sécurité, tu devras revenir et te positionner dans le camps prêt à déguerpir. A ce moment là, tu feras un signal discret que tu choisiras mais que je peux comprendre et j'haranguerai les centaure en leurs disant que ce que je craignais était arrivé et que l'on venait volé leur or. Il te poursuivront alors et tu devras t'extraire de cette situation. Une fois que tu sera en sécurité, tu iras m'attendre à la taverne. Je profiterais de la pagaille que tu as faite pour subtiliser quelque chose qui pourrait nous rapporter beaucoup et je quitterais le camps tranquillement. Quand tu penetrera dans le camps les deux fois, fais attention, ils auront probablement laissés des gardes mais rien qu'un voleur comme toi ne peut surmonter. Si mon plan marche, les centaures ET les habitants de cette ville nous supplierons de prendre leurs argent et s'il ne marche pas et bien.... Je fit un signe de gorge tranché. J'espère que ton crâne creux à compris mon plan car il vas bientôt falloir y aller.

Je repoussa le bâton et attendit la réponse de mon jeune camarade, que j'espérais allait être positive.

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Mer 21 Fév 2018 - 19:41

-Déjà debout?

Ce fut par ces mots du borgne que je me réveillai. L'ancêtre était finalement arrivé et me fit bouffer son plan pour le petit déjeuner.
Il avait mannifestement fait du repérage et prévu un plan bien compliqué. Au départ j'ai apprécié le fait qu'il ai gardé le principe "je passe tranquille et tu fais diversion". Dès qu'il me demandais de prendre un risque il poursuivait de suite en me parlant de gain. Bonne stratégie qui poussa la poiscaille que j'étais à accepter. Il ne me disait ceci dit pas tout et cette fois ci ne s'en cachait même pas. Il prévoyait que je tente de fuir à plusieurs moments, chose que j'allais faire sans hésiter mais par pure précaution je décidai de lui cacher mes talents de passe-muraille et surtout de masquer ma dague derrière ma cape en englobant tout mon corps.

-Bien, je me posterais à quelques mètres de la porte, cachée derrière les piliers qui forment es barricades de bois en attendant ta diversion.

Je m'étirai tranquillement en attendant le départ et en interrogeant toujours le même point: quand est-ce que le vieux tentera de me doubler? Je ne pue m'empêcher de poser quelques questions...

-Je sais bien que je suis une cause perdu mais mon crâne creux aimerait savoir par quel miracles les autochtones voudront tous nous donner leur or après ton plan... Pis quand tu dis "Dans cette histoire un élément m'échappe encore" qu'est ce que tu veux dire précisément?

En écoutant sa réponse, je me détournai du chemin pour aller contourner l'entrée principale de sorte à atteindre les remparts sans être vue par les gardes de la porte. Une fois le détour fait, je m'approchai de la porte principale, cloué contre le bois des fortifications et me mis à attendre la diversion.

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Mer 21 Fév 2018 - 20:11

- Je sais bien que je suis une cause perdu mais mon crâne creux aimerait savoir par quel miracles les autochtones voudront tous nous donner leur or après ton plan... Pis quand tu dis "Dans cette histoire un élément m'échappe encore" qu'est ce que tu veux dire précisément?

J'ouvris la bouche pour répondre mais me ravisa.

- Contente toi de faire ce que je te dis. Tu n'as aucun soucis à te faire. Je ne cours pas après l'argent, tu sauras tout le moment venu.

Je détestais mentir à ce point, mais je voulais que mon plan marche et il valait mieux qu'il ne sache rien. J'attrapai une pomme de mon sac et me dirigea vers l'entrée. Donnant la pomme au garde de service, j'enchainai avec un petit signe indiquant à celui-ci de me suivre. Il ferma la porte mais je ne me faisais pas de soucis pour le gamin, il avait l'air débrouillard. Le jours d'avant, j'avais préparé le terrain en amont. Je trouva comme prévu le village vide excepté les quelques guetteurs qui avait été assigné à la protection du village. Ils m'attendait tous dans la salle. Je m'éclaircis la gorge et commença le discours que j'avais préparé, usant de tous les artifices que je connaissais pour les accrocher à mon argumentaire sur ce qu'il fallait faire ici ou là pour bien comprendre tel ou telle chose. Je fut presque étonné d'être coupé net dans mon texte par le signal du Tigrain, le bruit d'une structure qui s'effondrait sur une hutte, malin. Grâce à cette manoeuvre, je n'eut même pas à m'exprimer. Les centaures cavalait déjà tous dehors à la recherche de ce qui avait bien pût faire ça. Je me précipita alors sur la table qui reposait dans la chambre du chef. La table -ou le guéridon, pour être précis- était couverte d'objet sans interêt. Il me fallut seulement deux minutes pour crocheter la serrure du tiroir du meuble. J'en sortis une pile de manuscrit et de gravures. Je me mis à les éplucher rapidement, écartant les papiers inutiles. Je tomba enfin sur des registre de l'armée Tacomnan.

- Que Kaluni te garde mon garçon, j'espère que tu cours vite. Dis-je, tenant entre mes mains une pile d'avis de recherche de bandits et déserteurs centaures de Tacomnal...

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Jeu 22 Fév 2018 - 1:04

Je fus impressionné par la facilité avec la quelle le vieux, dont je ne connaissais toujours pas le nom, avait pue entrer dans le campement à l'aide d'une simple pomme. Le viaillard avait conquis si efficacement leur confiance que le garde l'accompagna mannifestement jusqu'à chef. Il ferma comme devait l'exiger un protocole la porte principale et conduisit mon nouveau compagnon. Je m'approchai donc tranquillement à peine 30 secondes plus tard de la porte qui devait être assez légère pour se laisser fermer par un seul Centaure. Je tâtai le bois un peu hésitant avant de me rendre compte que comme supposé, la porte n'était pas épaisse. Je pouvais donc user de mes talents de passe-muraille sur l'entrée. Je passai entier d'un bond à travers le bois humide puis fis une roulade avant de m'accroupire derrière un rocher assez haut. Après observation le lieu était dégagé mais il me fallait, par prudence, passer d'une couverture à une autre. Ce n'était pas compliqué grâce aux huttes abondantes par les quellles je passais jusqu'a bien vite atteindre ce qui semblait être la réserve. La porte était crocheté mais je n'eu pas l'occasion  de m'en approcher car ce dernier était gardé par deux centaures restés à l'extérieur. Je vis ceci dit avoisinant la structure une espèce de tourègle de bois semblable à une tour de guet primitive. Après m'être rapproché, il, s'est avéré que c'était un monument en l'honneur d'un dieu qui avait en son sommet le symbole du dit dieu. Les fondations étaient de chêne mais le symbole en sapin... celui de Théno si je ne m'abuse.

-Alors? On la finit cette ronde?

C'était la voix d'un Centaure qui, par malchance se ramenait avec ses camarades dans ma direction. Le bâtiment était l'un des seuls de bois et il était trop épais pour être passé. Sans doutes les centaures lui ont fait des épaisseurs suplémentaires pour rendre l'intérieur moins influançable par les températures extrêmes extérieures. Ceci dit les centaures ne me repéreraient pas si j'atteignais le toit du bâtiment. Sans oublier que due à leurs physiologie, ils ne peuvent travailler en hauteur et le toit en est probablement devenu enlevable à la main. Je grimpais au monument élevé en l'honneur d'un dieu à toutes vitesse avant l'arrivé des Centaures et parvint à me cacher au niveau des toits après un bond. Si les centaures avaient regardé en haut, s'en aurait été terminé de moi. Je profitai de ma chance pour accéder à l'intérieur du bâtiment en soulevant quelques planches de la toiture. La chute ne fut pas agréable mais nécessaire pour descendre. Une fois à l'intérieur,  je fouillai par mis les fruits et gibiers pour trouver l'or et tombai sur un coffre peu gros mais plutôt lourd restant largement portable à deux mains. Ce dernier avait le doux son de tintement de pièces. Je pris une hache de la réserve, éclatai la serrure arrière de la porte avec et trotai jusqu'aux portes ou je pue sans problème passer. Je plaçai le coffre sous terres à quelques mètres des murs mais derrière d'épaisses fougères qui me permettraient de venir le rechercher avant de retourner à l'intérieur.

Une fois de retour dans le campement, je me rendis compte de la proximité de la hutte ou se trouvait le vieux et de la structure en l'honneur de l'autre Théno. Je me saisis de la hache volée dans la réserve pour fendre les piliers de bois tenants la tourelle. La chute de la structure entraînera un son suffisamment fort pour attirer la peuplade. Après avoir fendu un pied, la structure devint bancale et un deuxième eut suffit. Mais avant que je n'ai le temps de le briser j'entendis un galop dans ma direction. Je n'étais pas repéré mais les canassons-humains avaient due entendre les coups de hache. Je frappai un dernier et grand coup pour détruire le deuxième pied de la structure qui s'écroula sur une hutte voisine. Avant l'arrivée des centaures, je couru dans la réserve en empreintant la porte dont j'avais détruit la serrure. Je fermai l'entrée en plaçant la serrure de sorte à rendre plus discret le larcin pour finalement déplacer quatre des caisses les moins lourdes devant pour ralentir la progression Centaure si j'étais repéré. J'en profitai pour bloquer l'entrée principale par la même occasion. J'étais maintenant barricadé pour une dizaine de minutes au mieux avec une hache et des caisses empilées mais pas assez hautes pour atteindre le toit. J'avais l'air fin...

-La porte arrière de la réserve est habimée... elle est bloquée! Allez voir la porte principale!

EEEET c'est le merveilleux moment où le sablier de dix minutes s'enclenche avant la lapidation par une tribue de centaures. Je cherchais presque déséspéré une issue quand la solution se pointa dans mon esprit comme un rayon de lumière. Je pris une caisse, les caisses étaient constitués de bois et de clous. Elles étaient trop lourdes pour les empiler en haut des plus hauts empilements déjà existants et avec leurs épaisseurs, bien posés il m'en faudrait deux ou trois. Je n'avais pas le temps ou la force de vider deux caisses pour les empiler et les escalader. Mais une seule oui. Je pris donc une caisse peu remplis mais comportant suffisamment de planche et en retirai la partie supérieur. Je ne pouvais la renverser alors je retirai avec ma dague et un peu d'agilité les clous, sans les tordre, sur le côté droite de le caisse et retirai les planches une par une. Une fois celles-ci retirés, les fruits tombèrent d'eux même hors de la caisse. La caisse était plus légère mais je retirai aussi planches et clous de chaque côté de l'ancien conteneur. L'opération me pris 6 minutes sur 10 et les caisses commençaient à s'écarter laissant à ceux-ci quelques points de vues sur la pièce. J'enchaînai instantanément en plaçant les morceaux de bois récupérés en échelle avec les plus longs pour la hauteur et courts pour les marches. J'enfonçai les clous avec le plat de ma hache  et deux minutes plus tard mon échelle de fortune était "prête". Je retirai ma cape, accrochai l'échelle au tissu et fit le tour de mon bras pour finalement placer la capuche entre mes dents dans le but de soulever l'échelle tout en escaladant les caisses. Je plaçai mon outil de sauvetage contre le mur et grimpai jusqu'au fragile toit qui, même pas cloué, se retira tout seul. Tandis que les centaures commençaient à pouvoir entrer presque entiers dans la salle, je sautai sur une hutte de paille et, une fois ma chute amortie, pris une course éffrainé. Avec quelques clous à la main

-Rattrapez le! c'était ce qu'hurlait celui en tête.

Une lance à la Main, le premier voulait ma tête suivit de près par deux archers qui lançaient occasionnellement des flèches en rationnant. Ce n'est qu'après être entrés qu'ils découvrirent ma fuite par le toit, ce qui me laissait une longueur d'avance. J'évitais tant bien que mal de leur montrer mes talents de passe-muraille car la suite de ma fuite dépendait de leur ignorance. En tant que Tigrain typé guépard j'étais plus rapide qu'un humain normal... j'étais plus rapide qu'un typé guépard normal aussi d'ailleurs. Mais en vitesse de pointe, les centaures me battaient et surtout en endurance. Je parvenais ceci dit à leur tenir tête sur plusieurs dizaines de mètres avant de me prendre un violent coup de lance à l'épaule droite qui fit sortir une giclée de sang et un hurlement de ma part.

-Arrête toi chien!

Je n'avais pas réalisé à quel point le Centaure s'était approché. Il était maintenant à bonne distance pour établir le contacte lui et les deux autres. Le reste de la tribue était bien quinze mètres plus loin due à une lenteur de leur part à me repérer. Le premier posait ceci dit problème. Je lâchai donc les clous gardés des caisses et par quelques bonds, les passai sans ralentir. Le Centaure me suivant lui s'en planta un à chaque patte et s'écroula lourdement au sol suivit de ces deux acolytes. Le reste de la tribue pris quelques secondes avant de retourner à ma poursuite et cinquante mètres plus loin, j'arrivai aux murs de bois du campement. Mais il s'agissait du mur et non de la porte. Tout les centaures étaient présents arcs bandés sur moi et attendaient les ordres de leur supérieur...

-Toi, tu as blessé un des nôtres.

Entre chacun de ces mots et des miens, je reculais doucement de quelques pas en attendant d'atteindre le mur...

-Il voulait me buter. Quelques pas

-Parce que tu nous a volé et détruit l'un de nos monuments.

-Dans les nations civilisés, deux pas. les voleurs ont le droit deux pas... à un procès équitable... J'ai atteint le mur et suis dos à lui... Au bout du quel on leur coupe la main!

-Te crois tu drôle?

-Je suis drôle, et même magicien, vous me voyez... Ils ne savent pas que je suis passe-muraille et que leurs murs sont ridiculement maigres... je passes donc... Vous me voyez plus!  

Après être passé par le mur, je n'avais plus qu'a empreinter les dures routes de la forêt pour semer les centaures qui devront contourner les murs pour arriver ici. J'avais réussi à fuir et et tout en passant par les chemins de forêt étroits pour finalement arriver à la taverne, je bandais mon épaule afin d'éviter l'hémorragie. Une fois de retour à la civilisation, j'entrais à la taverne...

-Tavernier... si tu vois un tigrain borgne, dis lui que je l'attend dans ma chambre et de pas me réveiller comme ce matin


Dernière édition par Nimar Ombrien le Dim 25 Fév 2018 - 16:03, édité 2 fois

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Dim 25 Fév 2018 - 15:47

Je fut arraché du sol et projeter au travers de la pièce. Le centaure qui venait d'accomplir ce geste laissa échapper un sifflement de rage et vint se placer près de moi...

- Tu pensais que tu t'echapperais aussi facilement ? Il se mit à me frapper avec la hampe de sa lance. Traître ! Tu payeras pour ça. Il me fit rouler en direction de l'âtre d'un ultime coup. Je vais te saigner.

Je voulus me relever mais le colosse me ramena à terre d'un coup de lance puis il plongea la pointe de sa lance dans mon épaule gauche et se mit à l'agiter dans la plaie. Je laissais échapper un hoquet de surprise puis me mit à rugir à la fois de douleur et de rage. Tandis que le centaure semblait prendre un malin plaisir à me torturer, je déplaçait  ma main valide autour de moi et ma main se referma sur un manche de bois. Je frappa de toute mes force le visage du centaure qui roula par terre. C'est à ce moment là que je me rendit compte que je tenais dans la main un tyson enflammé. Une odeur de chair brûlée me monta aux narines et je vis le centaure, défigurée, roulant des yeux horrifiés. Je ne voulais pas faire ça mais je devais m'enfuire et les cris de l'hybride risquait d'attirer l'attention. Je fit ça rapidement et avec précision. J'essuyais mes griffes macules de sang et sortit sans laisser un regard en arrière.

La tension semblait à son paroxysme. De tous côtés des centaures courait dans tout les sens ou hurlait des ordres. Je n'étais pas en sécurité ici. J'entrepris de traverser le camps. Une fois arrivé à la porte, je put enfin souffler. Malheureusement, quelques minutes après, un groupe de centaure deboula d'un bois voisin et m'encercla, pointant lance et gourdin en ma direction. Le chef était parmis eux. Il avança et se mit en face de moi.

- TOI ! Nous devrions te tuer sur le champ. Je vois que le garde que nous t'avons envoyer n'a pas réussi à venir à bout de toi. Je suis.... étonné. Je répondit à ces accusation avec un feulement brouillé. Mais je vais te donner une dernière chance. Si tu me ramène ton associés, alors nous vous executeront tous deux rapidement et proprement. Sinon... nous passeront chaque habitant de cette putain de contrer au fil de l'épée jusqu'à le retrouver, et tu nous accompagnera, suspendu à un croc de boucher.

- Ah oui ? À l'heure ou tu me parle, il doit sans doute avoir pris les jambes à son cou, emportant votre argent avec lui.

- Oh mais nous te faisons confiance.

Et il me laissèrent. Je me dirigea chancelant, l'épaule en sang vers le village. Je m'engouffra en premier lieu chez l'apothicaire locale, une vieille femme ridée jusqu'aux os et sortit quelques minutes plus tard avec quelques morceaux de lin que j'appliquais sur ma blessure. Je me rendit alors dans la taverne.

- Tavernier, donne moi une bouteille de n'importe quoi tant que c'est fort.

- Monsieur, je me soit de vous prévenir que...

- Assez ! Donnez moi juste ma bouteille.

Le tavernier soupira et me laissa avec ma bouteille que je vidais déjà par petite gorgé.

- Enfoiré de canasson.

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Ven 2 Mar 2018 - 19:37

Sans savoir exactement combien de temps j'ai perdu à sommeiller, je me remis sur mes deux pattes en me levant du lit le plus confortable que j'ai été capable de me payer. Je remis mes vêtements et ma cape masquant ma dague avant de rêvasser, pensant à l'or contenu dans le coffre encore caché. Je remarquais cependant bien vite le fait que mon camarade ne soit pas venu. Il ne m'a pas trahi: c'est moi qui sais où est le coffre. Songeant aux malheurs qui ont bien pu lui arriver, j'ouvris les volets et les refermai bien vite car, au sol, dans les rues, environs trois centaures se baladant semblaient chercher leur chemin. Ils étaient faiblement armés pour éviter les problèmes avec la garde sans doutes. C'était ceci dit un problème si ils savaient que je logeais ici et que ce qu'ils cherchent... c'est la taverne.

J'ouvris la porte de ma chambre et traversai le couloir de chêne sombre qu'était l'étage. Après avoir descendu les escaliers grinçants menant au rez de chaussé de l'établissement, je pris une table en espérant pouvoir commander un repas, le soir se faisant proche. Je fus ceci-dit surpris à la vue d'un illustre borgne, je me relevai de ma table enjoué pour rejoindre la sienne.

-Oh le vieux! Salut. La vache j'ai bien crue que les centaures t'avaient creuvé. J'ai bien crue qu'ils m'avaient crevé aussi. Dis, tu me prêtes de ta gnôle?

J'étais très heureux de le retrouver. Il avait bien failli me tuer avec son plan à la con mais... l'or était récupéré et aucun de nous deux ne sommes encore mort. C'était pour moi bon signe.

-J'ai récupéré l'or, il est pas bien loin du camp Centaure mais il est enterré. Ils le trouveront pas tant qu'on l'aura pas ressortit. Dis, tu m'as toujours pas répondu, ça veut dire quoi "les vilageois nous donneront leur or"? Oh et qu'est ce que tu es allé chercher quand je suis revenu pour risquer ma vie?J'espère que d'était important.

Alors que je le noyais dans un flot de question inépuisable, une terrible pensée me vint à l'esprit: si le vieux est ici... et que des centaures patrouillent dehors... mon sourir fit place à un froncement de sourcils et mes hurlements firent place à un chuchotement plus discret...

-Dis moi... tu es sûre de ne pas avoir été suivis?

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Sam 3 Mar 2018 - 14:12

J'en était peut être à mon 10ème ou mon 12ème verre. J'avais arrêter de compter à partir de la troisième bouteille  de toute façon. Je ne m'étais même pas aperçu de la présence de mon jeune acolyte dans la salle avant qu'il ne me rejoigne à ma table.

- Oh le vieux! Salut. La vache j'ai bien crue que les centaures t'avaient creuvé. J'ai bien crue qu'ils m'avaient crevé aussi. Dis, tu me prêtes de ta gnôle?

Je poussais lentement la bouteille vers lui et le regardais boire au goulot de longue gorgée. Il se mit alors à me bombarder de questions auxquelles je n'avait ni l'envie, ni la patience de répondre. Il avait son air enjoué habituelle et balançait la bouteille au gré de ses mouvements. Quand il vit mon air abattu il se renfrorgniait et m'adressait à nouveau la parole.

- Dis moi... tu es sûre de ne pas avoir été suivis?

Il était hors de question que je lui demande gentiment de se rendre et d'aller se livrer avec moi au centaure. Il était aussi hors de question que je lui demande d'aller gentiment redonner l'argent aux centaures. Cela me repugnait, mais il fallait que j'agisse. Je releva la tête, une lueur frode dans le regard et appuyais une lame contre l'aine de mon acolyte.

- Dis moi ou est l'argent, ou tu pourras dire adieu à ta virilité.

Je joignais le geste à la parole et glissais lentement la lame contre sa jambe pour la placer près d'un endroit sensible. Ce n'était pas un mauvais bougre. Il était hors de question que je le laisse aux mains des centaures, qui sait les horreurs qu'ils lui feront subir. Il me fallait le mettre hors d'atteinte des guerriers et j'avais un plan pour cela. Tout en attendant sa réponse, je glissais de force un petit paquet que j'avais subtiliser à l'aubergiste ainsi que ma bourse. Une fois que je fut satisfait de sa réponse et sans attendre une quelquonque réaction de mon jeune acolyte, je me levais d'un bond et me mit à crier au voleur. Il ne fallut que quelques instant pour que la garde fut alertée et viennent voir ce qui se passait.

- Que ce passe t'il citoyen ?

Je pointa du doigt Nimar et expliqua au garde de quoi il retournais.

- Cet personne vient de me voler ma bourse !

Le garde de tourna vers le jeune Tigrain et lui demanda de se lever. Il se mit à le fouiller et tira de sa poche ma bourse ainsi que le paquet de l'aubergiste.

- Mais... C'est à moi ! Voleur ! S'écria Celui ci.

Le garde fit signe aux autres garde présent et ils trainerent Nimar dehors non sans avoir rendu les possessions de chacun. Je soupirais et sortit de l'auberge après m'être assuré que Nimar était entre de "bonnes" mains. Pour vol, il perdra probablement l'une d'elle mais au moins il était hors d'atteinte pour les centaures. Je me préparais mentalement à ma confrontation avec les centaures en faisant les cents pas dans une cour. J'allais devoir négocier intelligemment, ou déclencher un carnage. Dans tous les cas les dés étais jetés et mes heures comptés. J allais devoir réfléchir vite...

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Sam 3 Mar 2018 - 23:51

-Dis moi ou est l'argent, ou tu pourras dire adieu à ta virilité.

C'est les mots qu'il le sortit avec un regard froid et une lame beaucoup trop proche de mes bijoux de famille. Quel idiot! Esperait-je vraiment que tout se passe sans accroc? Que le vieux soit honnête comme la vieille bourgeoise qui fait l'aumône? C'était stupide de l'approcher sans même me préparer à dégainer alors que l'occasion pour faire du profit était parfaite. J'étais maintenant en position de faiblesse. En même temps qu'il posait un paquet et sa bourse en ma possession...

-À l'est du campement des centaures. À quelques mètres à peine du mur, il est enterré derrière des fougères pas loin d'un rosier. Il y en a pas beaucoup des rosier sur la partie est alors ça sera pas compliqué. Faudra juste faire gaffe aux gardes qui font le tour du mur.


Les informations étaient vrai mais contrairement à ce que j'ai dit, il n'y avait pas qu'un seul rosier mais de quoi y perdre une bonne demi heure sans les tours de garde. À peine ma réponse donné, le borgne se releva en appelant la garde et en m'accusant de vol. D'où l'utilité de de me donner les deux objets qui me mirent à dos le tavernier et la garde. Il ne fallut que quelques instants pour convaincre les humains de m'emmener. La caserne qui servait également de prison était à deux pas de la taverne, il ne fut donc pas long de m'y mener. Je me retrouvai la bas face à un xolon d'un mètre 90 vêtu de maille...

-Capitaine, voici un voleur, on l'a trouvé dans la taverne il y a quelques minutes à peine en train de détrousser un voyageur et le tavernier.


-Enfermez le en attendant le jugement. Il se fera sans doutes couper une main.

Sans plus de diplomatie, les gardes me jetèrent derrière des barreaux de bois après m'm'avoir dérobé ma cape et ma dague. J'étais ligoté par de bêtes liens suffisamment solide pour retenir un humain normal et malheureusement, je ne suis pas une montagne de muscle. Si je retrouvais une arme, sans doutes pourais-je les défaire, mais je ne pouvais de toutes façon pas simplement passer à travers les barreaux sous les yeux des gardes. Sans quoi, ils trouveront une cage sous- terraine pour me retenir plus efficacement. Il me fallait ruser.

-Ma lame est émoussée, je vais en prendre une autre dans l'armurerie.

En principes, les soldats payent leurs propres armes, une armurerie locale dans la quel les hommes se servent est rare, mais le peu de personnel permet sans doutes la tenue du lieu. C'était une information utile pour récupérer mon équipement, seul restait la sortie de la cage et, par chance, seul le capitaine Xolon était présent dans la salle...

-Je suis innocent du crimes dont je suis accusé!

-Ils le sont tous...

-Mais moi c'est vrai! Le maréchal ferrant à demandé de l'aide pour son problème de centaures mais l'enflure qui m'a accusé à pactiser avec les centaures pour buter le maréchal-ferrant


-Ben voyons, heureusement que vous avez juste l'air ridicule sans preuves.

-Vous voulez des preuves? Les centaures vivent à l'écart, dans leur campement, juste à côté du village et aujourd'hui, sans raison aucune, ils se pointent joyeusement en plein centre du village. Pourquoi? Pour s'assurer que les gardes restent à leur place! Vous avez sans doutes entendu parler d'un vieux tigrain borgne qui se balade par chez eux? Devinez grâce à qui je suis ici. Si vous voulez des preuves je peux vous en sortir une par jour que j'ai vécu.

Le xolon se releva de sa chaise d'un air penseur et inquiet et, ayant gobé mon tissu de mensonge, couru en extérieur pour voir de ses propres yeux les possibles vérités dans les mots d'un voleur. Je profitai de son absence pour me faufiler au travers des barreaux et j'en fis de même pour la porte de l'armurerie. C'était une petite salle aux murs peu épais mais de pierre. Le garde cherchait toujours une épée sur le fond de la salle et se présentait dos à moi. Je me dissimulai derrière des caisses et sortit une épée courte grâce à la quelle je coupai les liens qui me séparaient de la liberté. Je saisis dans les caisses trois dagues de plutôt bonne manufacture dont une main gauche et une perce-maille aux poignées de cuir et aux lames d'acier. Une fois les biens saisis, je pris une cape de fortune pour, enfin, sortir du lieu par les murs.

Une fois à l'extérieur, je couru jusqu'a la taverne sans entrer dans le but de retrouver le tigrain et ce fut le cas. Il faisait les cent pas l'air pensif depuis un certain temps déjà apparramment. Il n'était toujours pas aller cherché le trésor? C'était beaucoup trop curieux pour être une simple trahison pour l'or. Je me cachai donc derrière les poutres des bâtiments et sous les caisses et herbes un peu hautes pour l'épier et le suivre sans me faire repérer

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Sam 24 Mar 2018 - 22:53

Il me fallait des réponses, et je savais où les trouver. Je me dirigeais vers l'atelier du maréchal-ferrand et fit irruption dans la bâtisse. Il était en pleine discussion avec un voyageurs et ne me vit même pas avant que je fasse irruption à coté de lui en adressant la parole au voyageur.

- Sortez.

- Je vous demande pardon ? Savez vous seulement qui je suis ? Ma famille est très riche en Tacomnale et les sous-races comme vous ne parlerait jamais à un humain comme moi d'où je viens ! Cela ne se passera pas comme ça ! Je vous sommes de vous excuser ou sinon je...

L'homme continuait à baragouiner avec véhémence. Je laissais échapper un soupir alors qu'il m'expliquais les bonnes manières des Tacomnans qui n'avait rien à voir avec ces barbares de Telbara. Je n'avais pas le temps de jouer et en m'appliquant pour faire mon sourire le plus carnassier, je lui glissais quelques mots à l'oreille. Il fit alors demi-tour et c'en fut. Fermant la porte à clé, je me tournais face à l'artisan qui semblait partager entre la joie de ne pas avoir à payer le voyageur et l'inquiétude concernant ma venu, une moue aussi hostile illuminant mon visage. Je m'approchais de lui et laissa glisser une griffe sur son torse pour m'arreter sur son cœur. Je le fit s'assoir et m'adressa à lui.

- Les centaures, qui sont ils ?

- Mon dieu seigneur, je ne sais pas plus que ce que je vous ais déjà dit ! Ce sont des barbares, simplement.

Tout en repensant au terme qu'il venait d'utiliser, je serrais les poings et le frappa. "Mensonges". Il continua pendant un certain temps à nier, jusqu'à ce que son visage soit sanguinolent et que j'attrape une braise dans la forge.

- Dernière chance.

- Je.... Il me vit s'approcher avec la braise et craqua enfin. Je les ais engager. J'avais besoin d'une troupe de mercenaire pour m'occuper de plusieurs personnes affaires dans la ville. Des étranger sur qui toute la faute retomberait.

- Quelles affaires ?

- Cette ville est gouverné par un baron local, un ancien combattant. En plus d'être tenace, il était riche. Je voulais faire enlever sa fille cadette et demander une rançon mais ces abrutis de centaures ont compris la somme que cela impliquait et ont pris les devants dans l'affaire.

- Et la fille ? Où est-elle ?

- Dieux ! Je ne sais pas. Ils ont dut la garder. Qui sait ce qui se passe dans la tête de ces animaux.

je laissais ma respiration reprendre pour la première fois depuis qu'il avait commencer son explication. J'allais devoir agir vite mais je n'oubliais pas l'homme qui se tenait devant moi. Je me mit à appuyer la braise sur la main de celui ci du bout de la pince et le regarda droit dans les yeux.

- Ta vie ne vaut plus rien. Reste ici à tes risques et périls. Je reviendrais.

Et le laissant se tordre de douleur sur le sol, je sortis et inspirais une bouffée d'air frais. J'avais obtenu des réponses, mais le brouillard dans lequel j'évoluais semblait s'intensifié. J'aurais donné chère pour me retrouver en la présence de Nimar. Depuis le début je dirigeais, fort de ma prétendu expérience de soldat, mais ce problème me semblait insoluble à moi et à mes méthodes d'ancien guerrier, guidé par l'honneur. Mais maintenant que je savais cela, je devais trouver une solution.

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Sam 31 Mar 2018 - 13:10

Le vieillard se rendit à un endroit bien connu, l'endroit où je m'étais rendu à peine arrivé dans l'espoir de dégoter un boulot: l'atelier du maréchal-ferrand. Tandis que l'ancêtre entra sans plus de politesse dans l'atelier, je m'approchai au plus vite de la porte afin de ne pas perdre un instant du délicieux échange qui allait suivre entre mon employeur et euh... le traître m'as intéressé par l'or? Non, rien à faire, le sarcasme n m'était d'aucune aide pour découvrir ses intentions. Pourquoi m'avoir fait ce coup la? Pourquoi retourner chez le maréchal au lieu de prendre l'or et se tirer? J'espérais trouver au moins une réponse dans le dialogue et fut accueillis par un noble répétant son amour pour les autres races en sortant d'un air mécontent. Je me cachai donc contre le rebord de la bâtisse: un mur de pierre laissant deviner son âge avancé et une certaine fragilité. Une fois le bourgeois passé, je collai l'oreille contre la porte de chêne qui s'était faite fermé à clé de l'intérieur.

J'écoutai bien impoliment là conversation. Les centaures étaient engagés par le maréchal Ferrand? De ce que j'ai entendu, l'artisans eut l'idée de demander à ses actuels ennemis de kidnapper la fille d'un baron pour sa richesse. C'est un coup très intelligent car il ne verrait pas de responsabilité lui retomber sur un coin de la gueule. Ceci dit, il avait fait une erreur de débutant: faire confiance à des mercenaires pour faire du bénéfice. Idée stupide qui mit ceci dit le vieux en rage pour une tout autre raison: c'est immorale. Le coup de l'allé en prison était donc fait par un bon samaritain plutôt que par un avare? Ça me faisait mal d'avaler que j'ai du échapper à la main coupée par un bien pensant. M'arrachant à mes pensées, l'invité sortit de l'habitation après avoir mit au maréchal Ferrand ce qu'il méritait. Pris de panique, je me dirigeai au pas de course derrière ce même mur qui m'avait permit d'éviter le bourgeois en observant le vieillard pensif. J'hésitais à communiquer avec lui mais...

-Hé, vieux tigrain, es-tu celui qui a envoyé un jeune typé guépard en prison pour vol ce matin? Si oui, sache qu'il s'est échappé et est armé. Si vous le croisez, merci de prévenir les autorités.

Un garde, l'un de ceux qui m'ont capturé qui plus est. Cela faisaient moins d'une demi-heure que j'avais fui la prison et ils étaient déjà à ma recherche? Auraient-ils remarqué les dagues manquante? Qu'importe, il ne m'avait pas repéré et je comptait bien profiter de ma chance. Le garde était avant tout venu voir l'artisans car on savait que je lui avait rendu visite. Des rumeurs circulaient vite dans les tavernes. Une fois que le soldat passa la porte, j'en profitais sans plus réfléchir pour déguerpir sous les yeux bien ouvert d'un certain vieillard. Ne pouvant rester muet plus longtemps, je devais être convaincant...

-Le vieux! N'appelle surtout pas le garde je sais pas si je pourais fuir une seconde fois! T'as besoin de moi pour les centaures, tu veux sauver la gamine Ou bien l'or de la rançon? Je sais pas mais on peut s'arranger et dans tout les cas tu auras besoin de moi.

Je ne savais pas si ma panique laissait mes mots aussi crédible que je le voulais, mais je n'avais pas le choix. L'or était proche du camp et c'était risqué d'y aller seul. Il fallait que je me remette en équipe avec quelqu'un d'autre qu'un glandu bourré de la taverne. Le seul moyen était en face de moi. Quelqu'un en qui je n'avais plus vraiment confiance, quelqu'un de beaucoup trop honnête et quelqu'un de plutôt vieux. C'est pourquoi, en me metant en route vers les rues fines oû je pourais le cà cher, je lançai un dernier appelle...

-Si tu veux vraiment sauver la fille et taper du Centaure, suis moi, et me trahis pas!

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Sam 31 Mar 2018 - 15:21

Je fut interpellé par un garde en sortant de l'atelier qui m'appris que Nimar s'était enfuis. Cela ne m'étonnais pas plus que ça. Il avait de la ressource et quatre murs ne devaient pas être d'une grande utilité pour retenir un voleur aguerris. Malheureusement, je ne donnais pas cher de sa peau avec la garde de la ville ET les centaures qui le cherchait activement. Les instructions que m'avait apportées l'artisan m'avait tout de même permis de dégager une échappatoire dans toute cette histoire. Si j'aidais le baron à retrouver sa fille, non seulement il me récompenserait grassement, mais il accorderait aussi son pardon à Nimar. il fallait juste espérer  que le gamin survive assez longtemps pour en profiter. Comme pour répondre à mes questions, une voix s'éleva dans l'obscurité.
J'esquissais un sourire. En me tournant, je vis le guépard s'éloigner dans une ruelle après m'avoir proposer de l'aide. Il pouvait être désespérer au point de demander mon aide mais aussi bouillonnant de rage et avide de vengeance. Alors que j'hésitais à le suivre, il m'interpella ce qui me força à lui emboîter le pas, non sans relâcher ma vigilance. Je ne ressentait pas de danger imminent mais alors qu'il me guidait en gardant une distance de sécurité, je le rattrapais et le poussa derrière un empilement de caisse.

- Ecoute gamin. Je n'ai pas l'habitude que l'on me donne des ordres mais si tu es sûr de toi, je veux au moins savoir ce qui peut se passer dans ton crâne. Je ne sais pas si tu as compris ce qu'impliquait ces révélations mais tu te prépare à affronter un groupe de mercenaire armé et entrainé. Alors je sais pas si c'est la gloire, l'or ou la vengeance qui guide tes pas mais tu peut tout aussi bien te cacher dans un coin et me laisser régler cet histoire. Alors es-tu sûr d'être prêt ?

Tout en relâchant les muscles de mon visage, désignais une rue un peu plus loin.

- Si tu es sûr de toi, alors j'attend ce que tu as à proposer. La bas, il y a une armurerie, une apothicaire qui s'y connait bizarrement bien en poison et un atelier. Dis moi ce dont on aurais besoin et expose moi un plan clair. Un fois qu'on en aura finit avec tout ça, on reparlera de Tigrain à Tigrain de la main que tu aurais put perdre.

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Lun 2 Avr 2018 - 16:55

Une fois lancé à pleine allure, je fus agréablement surpris du fait que la vieille branche me suive et parvienne même à me rattraper malgré son âge. Ça oui, il était très très vieux! Il finit par m'atteindre et me pousser derrière un tas de caisses pour me dire...

- Ecoute gamin. Je n'ai pas l'habitude que l'on me donne des ordres mais si tu es sûr de toi, je veux au moins savoir ce qui peut se passe dans ton crâne. Je ne sais pas si tu as compris ce qu'impliquait ces révélations mais tu te prépare à affronter un groupe de mercenaire armé et entrainé. Alors je sais pas si c'est la gloire, l'or ou la vengeance qui guide tes pas mais tu peut tout aussi bien te cacher dans un coin et me laisser régler cette histoire. Alors es-tu sûr d'être prêt ?

-Moi j'ai pas l'habitude de passer derrière les barreaux. On dirait bien qu'on va tout les deux devoir cracher sur nos principes. Bien des choses me motivent, l'or, la fille, et accessoirement l'idée de ne pas retourner en cage! Alors OUI je suis certain d'être prêt.


- Si tu es sûr de toi, alors j'attend ce que tu as à proposer. La bas, il y a une armurerie, une apothicaire qui s'y connait bizarrement bien en poison et un atelier. Dis moi ce dont on aurais besoin et expose moi un plan clair. Un fois qu'on en aura finit avec tout ça, on reparlera de Tigrain à Tigrain de la main que tu aurais put perdre.

Le terme "plus tard" me fit un peu grincer les dents, j'avais pas envie de remettre à plus tard ma colère: il m'avait mit en mauvaise posture le couillon! Et surtout il me demandait un plan... c'est lui ou moi le stratège? Je n'avais prévu aucun plan moi! Je n'avais pas non plus d'or et me voyais mal payer l'apothicaire qui se présentait comme étant le plus utile des trois commerces. J'ai donc un peu brodé, pris un bâton et je fis un dessin du camp Centaure...

-Bon, tout d'abord on ignore où se trouve la fille. On sait juste qu'elle est ni dans la hutte du chef, ni dans la réserve étant donné qu'on y a mit les pieds sans rien voir. L'idée est donc de trouver le chef où un de ses subordonnés et de leur mettre l'arme sous la gorge pour les encourager à parler. Le problème c'est qu'ils sont rarement seuls et qu'on ne peut pas faire de combat sans risque de déclencher une alerte. L'idée est donc la suivante: l'après midi, une fois que le bois des murs entourants le camp aura séché, on appliquera quelque chose d'inflammable. Peu importe quoi, un alcool, un produit de ton apothicaire... Le but est double: faire diversion pour me permettre d'entrer, de trouver et d'empoisonner les aliments de la réserve personnelle du chef. Le deuxième but est bien évidemment de t'offrir l'occasion de rejoindre sà hutte afin de préparer un lieu où nous cacher en attendant le repas du soir qui sera le moment où le chef mangera avec ses gardes, la nourriture droguée que je leur aurais préparé. Une fois les gardes hors d'état de nuire par le poison, on interrogera le chef.

C'était un plan un peu hasardeux sur deux ou trois points et plutôt long dans sa mise en place. Qui plus est il demandera une grande quantité de poison. Bien entendu je n'allais pas droguer toute la réserve mais juste les caisses du bas ayant plus de chances de servir. Mais l'idée était tout de même trop chère. Mais les bases étaient là, j'enchaînais donc en paufinant tout en jetant un coup d'oeuil derrière les caisses agglomérées...

-L'idéal serait de ne pas utiliser de poison soporifique mais plutôt un somniférique où un paralysant. D'une part, c'est moins chère et d'une autre part si le chef des centaures s'empoisonne à mort on aura pas l'air con. Et en théorie je serais le premier à avoir finit ma part du travail, je surveillerais le chef.

Ne voyant pas de garde, je fis la conclusion qu'on était tranquille pour l'instant. Je fouillai mes poches mais il n'y avait définitivement aucune pièce traînante. Sans doutes aurons nous au moins assez pour payer le somnifère? Je me relevai et, tout en vérifiant l'état de mes dagues, regardais une fois de plus le plan improvisé en deux minutes sur le quel allait se jouer deux vies. Je baissais les oreilles un instant en pensant, boudeur, à une solution moins risquée sans rien voir et me mis finalement droit, les yeux plongés dans celui du vieillard pour lui demander...

-Alors? Qu'en dis-tu?

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Lun 2 Avr 2018 - 18:19

Le Tigrain me dévoila son plan.

-Bon, tout d'abord on ignore où se trouve la fille. On sait juste qu'elle est ni dans la hutte du chef, ni dans la réserve étant donné qu'on y a mit les pieds sans rien voir. Normal, un humain ayant pour père un seigneur roulant sur l'or ne vas pas être ranger dans un placard ou planqué dans une casse de radis mais enfermer dans une maison. L'idée est donc de trouver le chef où un de ses subordonnés et de leur mettre l'arme sous la gorge pour les encourager à parler. Le problème c'est qu'ils sont rarement seuls et qu'on ne peut pas faire de combat sans risque de déclencher une alerte. L'idée est donc la suivante: l'après midi, une fois que le bois des murs entourants le camp aura séché, on appliquera quelque chose d'inflammable. Peu importe quoi, un alcool, un produit de ton apothicaire... Le but est double: faire diversion pour me permettre d'entrer, de trouver et d'empoisonner les aliments de la réserve personnelle du chef. Le deuxième but est bien évidemment de t'offrir l'occasion de rejoindre sa hutte afin de préparer un lieu où nous cacher en attendant le repas du soir qui sera le moment où le chef mangera avec ses gardes, la nourriture droguée que je leur aurais préparé. Une fois les gardes hors d'état de nuire par le poison, on interrogera le chef. L'idéal serait de ne pas utiliser de poison soporifique mais plutôt un somniférique où un paralysant. D'une part, c'est moins chère et d'une autre part si le chef des centaures s'empoisonne à mort on aura pas l'air con. Et en théorie je serais le premier à avoir finit ma part du travail, je surveillerais le chef.

Son plan était osé, je devais l'admettre. Mais il marquait un point sur le fait que nous n'avions pas un sous en poche. Je me mit à récapituler le matériel dont on allait avoir besoin: De l'alcool, un somnifère-poison (je n'avait jamais rien compris aux poisons de toute façon), du matériel diverse... Le tout était cher. Trop cher. Il nous fallait un autre plan. Ou alors....

- Je marche gamin mais nous allons devoir raquer pour tout payer. L'ensemble est bien mais le chef est étroitement surveillé. Impossible de l'approcher à moins de droguer l'ensemble de la tribu. Pour payer autant de somnifère, il faudrait monter une grosse arnaque or nous n'avons pas assez de temps. de plus, un achat aussi important attirerait l'attention et je te rappelle que si ce n'est pas déjà fait, une affiche avec une forte somme sur ta tête vas être placarder un peu partout. Or un chef centaure fait toujours valider l'ensemble de ses décisions à une matriarche. C'est elle que tu vas viser. Tu devras je pense toujours te procurer du somnifère, mais en plus petite dose. Je m'occuperais de la diversion, j'ai déjà quelques idées en tête mais je ne suis pas sûr de pouvoir te rejoindre pour faire parler la matriarche. Tu devras donc te démerder seul pendant que je sème le chaos à ma façon. Concernant l'argent, il est temps que tu prouve que tu es un voleur de talent. Qui dit prime sur ta tête dit argent conservé dans la caserne. Si tu à réussi à en sortir, et bien tu réussira à entrer. Occupe toi juste de l'argent et grâce à lui tu te payeras les ingrédients dont tu as besoin...

Je refis mentalement des calculs. Normalement tout irait bien. Alors que le gamin me répondait, une patrouille de garde aux armures briquées comme une batterie de matériel de cuisine tourna au coin de la rue. Intimant au gosse de se baisser. Je lui indiqua rapidement quelques instructions :

- Surtout, ne te fait pas repérer. Si tu as besoin de moi, je serais dans ma chambre, à l'auberge. si tout vas bien, on se retrouve demain matin à l'aube.

Puis, disparaissant dans la nuit, je quittais l'endroit. De retour à l'auberge, je lacha les dernières pièce qui me restait sur le comptoir et déboula dans ma chambre. Mon rôle était simpliste et c'était pourtant la partie que je préférait dans un boulot. Je déroulais mon baluchon de voyage sur le lit, révélant mon équipement. Je pris en premier deux pièges à ours et me mis à nettoyer les dents. Tout au long de la journée, je nettoyais, briquais, bichonnais et testais mes armes. Je dut m'interrompre que quand la servante entra pour déposer deux bouteilles d'alcool fort. Elle partit sans demander son reste, après avoir récupérer une pièce pour ses service bien sûr. Enlevant la couverture qui masquait mon attirail, je finit dans la soirée mon inspection, entrecoupé de petites gorgés d'alcool. Il ne me restait qu'à m'occuper de la flambée. Je sortit de ma cape un petit sachet noir. A l'aide d'une cuillère, je me mit à mélanger l'alcool, le souffre du sachet et un peu d'étahnol pur dans la bouteille que j'avait entamer. Je travaillais pendant encore une heure avant de déposer mes bombes artisanale à coté de mes piège et de m'affaler dans un fauteuil. J'étais fier de moi, prêt à en découdre. M'accordant un peu de sommeil, je me levais de bonne heure et, prenant toutes mes affaires, me glissa dehors pour arriver au point de rendez-vous à l'heure dîte. Comme je m'y attendais, le gamin n'était pas là. Je m'assis alors attendis...

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Lun 9 Avr 2018 - 22:31

L'ancêtre accepta mon plan, enfin, il en proposa une dérive. Je constatai qu'il était plutôt doué en stratégie, à croire qu'il avait déjà commandé des troupes sur le champ de bataille. J'écoutais d'une oreille attentive et bien droite la proposition du vieillard qui me proposa de retourner à la caserne d'où j'avais fui pour ramener la prime sur ma tête. C'était logique et tout mais... il me demandait quand même de voler des gardes armés, entraînes avec à leur tête un ÉNORME xolon. Mis à part les détails précédemment évoqués, son plan était convenable, me poussant à répondre...

-Ton plan me va mais c'est juste la deuxième fois que tu me fais passer par la prison.

Pendant que je répondais, une troupe de garde passa près de nos caisses nous forçant ainsi à nous baisser et m’empêchant de lui dire que je ne voulais pas risquer ma peau face à une caserne entière de gardes. Je n'eus pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'en disparaissant dans l'ombre, le vieux dit...

- Surtout, ne te fait pas repérer. Si tu as besoin de moi, je serais dans ma chambre, à l'auberge. si tout vas bien, on se retrouve demain matin à l'aube.

Le laissant partir, je levai la tête par dessus les caisses pour découvrir que la troupe n'était pas seulement ici pour un simple tour de garde mais aussi pour placarder des affiches me mettant bien en valeur. Elles devaient avoir été fait à la va vite, étant donné qu'elles étaient grossières et bien rapidement faites. On reconnaissais ceci dit les traits les plus marquants chez moi comme le fait que je sois un tigrain typé Guépard et mon entaille à l'oreille. Ceci dit les passants ne devraient pas me reconnaître de loin, c'est déjà ça. Sortant de ma torpeur, je me lançai d'un pas prudent et vif vers la caserne dont j'étais précédemment sortit. Je me tenais derrière le bâtiment de pierre semblable à une forteresse miniature. Les murs de l'avant du bâtiment étaient peu épais et offraient donc une bonne occasion de m'y faufiler sans passer par une porte, celles-ci étant toutes gardées. Je me plaquai vers le mur ouest avoisinant le mur sud sur le quel était affichée la porte principale. Sans être vu je parvins à passer au travers de ce mur pour tomber dans un couloir vide. Sans doutes les gardes étaient-ils occupés par les rondes en extérieur et à la garde des cellules...

-Le tigrain de tout à l'heure a une prime très élevée pour un simple voleur non?

-C'est pas un simple voleur si il a réussi a s'enfuir de la caserne sans déclencher d'alarme. Surtout qu'il a volé des dagues dans l'armurerie et il s'est bien foutu du capitaine Mar'an.

-Ouai, le cap'taine a même promis une promotion au garde qui le capturerait ou le tuerait. Il est tellement énervé qu'il attend avec la récompense derrière la porte principale le premier qui a des infos. Il est est plus blindé qu'un bélier de guerre ah ah!


Deux gardes arrivaient par une salle à environs trois mètres de ma position, me laissant ainsi désarmé face aux deux inconnus ne m'ayant pas encore détecté. Ils avaient brutalement ouvert la porte et parlaient à haute voix de leur futur promotion. Pris de panique, j'ouvris la porte à ma droite et rentrai dans ce qui semblait être le garde-manger. Les deux soldats entendirent cependant le son de la porte claquant et s'interrogèrent. Pensant à un de leur confrère bien affamé à souhait, ils s'avancèrent en lançant des vannes du genre "La recrue veut le sauciflard du capitaine?". Cherchant un échappatoire, je vis alors le fameux "sauciflard du capitaine", ce devait bien être l'unique morceau de viande du coin et ça me donna une bonne idée. Je me précipitai vers l'ancien cochon et le jetai juste devant la porte qui, dans la seconde qui suivit, s'ouvrit violemment suivit de deux pas. Je me planquai en vitesse derrière un tonneau d'eau...

-Ben alors? Il y a quelqu'un? ça m'étonnerais qu'on ai immaginé la porte, allez on fouil...

-Ton pied! lève ton pied du con!

-De quoi? Qui c'est que tu appelles d... Oh merde! c'est...

-C'est le sauciflard du cap'taine que tu viens de piétiner avec tes vieilles bottes pleine de boue! Il va nous tuer! Le tigrain l'avait énervé et maintenant c'est pour nos gueules parce que t'es trop sot pour pas marcher sur le seul sauciflard de la caserne!

-Mais non, mais non, on va... On va nettoyer ça vite fait et on remet le sauciflard à sa place! Je vais nettoyer dans le placard à balais, cache moi!


à ces mots, les deux hommes partirent plus loin dans les couloirs, me laissant un peu de répit. Ils m'avaient au moins appris deux choses importantes outre le fait que tout les gardes de la ville rêvaient de me massacrer. D'une part le capitaine xolon que j'avais dupé n'attendais qu'une chose: connaître ma position pour venir me chercher en main propre, et d'une autre part, ce même capitaine avait sur lui ce que j'étais venu chercher. Je décidai donc de sortir de la caserne par là ou j'étais entré avec les informations dont je disposais. Une fois dehors, je cherchai une rue étroite prise en sandwich par deux murs par les quels je pouvais passer. Je trouvai mon bonheur dans une ruelle sombre à un pâté de maison de la caserne et comble de la joie, dedans il y avait un gamin des rues. J'approchai de l'enfant maigre, affamé et tout juste âgé de dix années, et lui dit...

-Petit, dis moi ça fais longtemps que tu as pas mangé?

L'enfant leva lentement les yeux vers moi comme si il venait de remarquer ma présence et sursauta en voyant mon visage...

-V...Vous êtes le tigrain des affiches! le voleur qui vaut super chère! Que me voulez vous?!

-Te nourrir en te proposant un travail sans danger. Je t'explique: ma tête est mise à prix, tu vas voir les soldats de la caserne avec cette affiche en main et tu leur dit que tu m'as vu entrer dans cette maison. Demande leur aussi de prévenir un certain capitaine Mar'an. Tu les y emmène donc en passant par la ruelle toute fine où on se trouve et si tu fais ce que je te dis...

Je dégainai une des dagues volées pour la planter dans une planche de bois à l'entrée de la ruelle.

-Si tu fais ça, je te laisserais récupérer cette dague. En la revendant à l'armurier tu pourras te nourrir pour un bon bout de temps. Hésite pas à leur demander d'emmener la récompense: après tout tu la mériteras vu que tu auras mener la garde à moi. Maintenant va!

Sans se faire prier, l'enfant partit au pas de course vers la caserne espérant voir la dague au même endroit à son retour. Pour ma part, je m'approchai de la maison fermant la rue par l'est et y entrai pendant que les habitants sommeillaient. Sans un bruit, je fis le guet par la fenêtre et vis quelques minutes plus tard arriver le gamin accompagné de deux gardes ainsi que du fameux xolon portant à l'épaule un sac remplit de pièces d'argent. Le sac était accroché par des fils assez fin pour être coupés d'un coup de la dague que j'avais dégainé. Je me plaçai contre le mur prêt à sortir au premier mouvement. Le gamin passa, suivit des deux gardes et enfin, le xolon. Dès que je vis l'ombre du géant, je bondis à travers le mur, dague en main et, passai dans son dos en lui arranchant le sac des mains. Le capitaine, stupéfait de mon apparition à travers le mur resta un instant immobile les fils coupés du sac à la main. En courant comme si ma vie en dépendait, car à la vue de la hache à une main du xolon, c'était le cas, je passai par le deuxième mur délimitant l'ouest de la ruelle. Malencontreusement, à peine passé par le mur, je percutai une citadine encore éveillé qui semblait prié devant sa table. Je tombai ventre au sol en emportant avec moi la femme sous les yeux étonnés de son mari avant de me relever en vitesse pour dire...

-Mais tu peux pas dormir comme tout le monde éspèce de pouff...

- CRACK -

Je me retournai, surpris de voir que le capitaine s'était déjà décidé à sauvagement enfoncé une porte pour me rattraper, provocant les hurlements des habitants de cette maison. Les deux autres gardes rentrèrent alors pour calmer les citadins tandis que je me mettais à courir vers le mur, comme je commençai à en avoir l'habitude. Le xolon n'était cette fois ci pas resté sans rien faire et lança violemment sa hache qui m’effleura le museau et me stoppa nette tandis que mon adversaire me chargeait de toute sa masse. Mar'an m’asséna un violent coup d'épaule qui, en plus d'une bonne vitesse de propulsion, bénéficiait de la masse musculaire d'un xolon accompagné de la masse d'un casque de fer, une cotte de maille lourde et des épaulières de cuir. En d'autre termes, il a tapé dur... TRÈS DUR. Je fus projeté contre le mur que je cherchais à atteindre, mais n'eu pas le réflexe de passer au travers pour une évidente raison de douleur abdominale, m'empêchant de respirer et passant à deux doigts de me faire dégobiller. Je tombai à genoux dans l'incapacité de me relever, pouvant à peine garder les yeux ouverts. J'avais connu des bastons de tavernes peu recommandables mais jamais je n'avais affronté à main nue un gros tas de muscle armé comme lui. Il me saisit alors par le cou et me souleva en commençant un long monologue tout en tenant mon bras armé. J'essayai de lui coller des coups de pieds afin de le faire chuter mais par le pouvoir de l'armure et du muscle, il ne bougeait même pas...

-Toi! Toi, tu es déstiné à creuver! Toi je soudoierais le juge pour qu'il te condamne à la mort par la torture publique! Tu t'es joué de moi! Tu t'es bien foutu de ma gueule et tu m'as fais passer pour un con devant mes Hommes! Avant les gens me respectaient! On me surnommait Mar'an le bourreau! Maintenant mes gars les plus fidèles se foutent de ma gueule! Même eux me surnomment Mar'an le couillon ou le dupe! Tout ça à cause d'un petit bouseux qui s'est foutu de ma gueule! Et, de surcroît, je...

Le capitaine continuait son monologue en me tenant sans m'étouffer pour s’assurer que j'entende bien chacun de ses blâme. Nous étions tout juste à un mètre d'un mur. face au xolon, et à un mètre d'un escalier, cette fois ci dos au capitaine. Je me croyais perdu, le sac tombé à plusieurs mètres et avec une dernière dague comme défense face à un vétéran du combat que j'ai pris pour un simple idiot. Soudain, comme un message du ciel, une gamine déboula larmoyante des escaliers, alarmée par les cris de ces parents et le fracas du combat. Le xolon ne l'avait pas vu. Moi si...

-D'accord, j'avoue que tu es très fort... Mar'an le couillon-dupe!

Dans un hurlement de colère, m'envoya, par dessus sa tête, vers l'escalier en visant une poutre de bois maintenant ce dernier. Il visa si bien que je fus presque par le choque alors que, en prévision, je me protégeai avec mes deux bras, le coup fut si violent que je me tordis le poignet d’atterrir au sol, aux pieds de l'enfant. J'avais lâché ma dague à tout juste trente centimètres de moi et était au sol, me tordant de douleur à cause de mon poignet. J'avais pourtant prévu le coup et m'étais plutôt bien réceptionné mais cet enfoiré de capitaine m'avait jeté violemment. Mar'an ayant vu l'enfant sur qui il m'avait presque directement envoyé, se précipita alors vers moi, en m’alertant par le simple son de son équipement. En rampant, je me servis de ma main valide, la droite, pour saisir ma dague dans une poussée hasardeuse avant de me mettre à trois pattes pour sauter sur l'enfant stupéfaite de ce qui venait de se produire sous ses yeux. Elle était petite et frêle, ainsi, malgré mon état déplorable qui ne m'aurait aucunement permit de tenir plus longtemps face à un des gardes, je parvint à lui mettre la lame sous la gorge en dépit de ses cris et quelques légers coups allant se placer sur mon cou. Tous s'arrêtèrent à ce moment précis comme si ils attendaient une revendication pour lâcher la petite. Mon cœur battait la chamade et l'adrénaline parcourait mon corps plus vite que mon sang. je me servis de mon coude gauche pour me relever lentement, tout en avalant ma salive pour bien articuler la phrase qui devait me servir à sortir d'ici au plus vite.

-Bou-bougez pas si vous voulez pas voir la gamine crever! Une civil innocente aussi jeune... c'est un gros dommage collatéral pour arrêter un simple voleur capitaine, surtout si le voleur en question s'est échappé alors qu'il était sous votre responsabilité. Allez, rendez moi le sac! Vite!

Les parents, inquiets, regardaient d'un air suppliant le xolon tout en se taisant, de peur de m'énerver. Malgré les grognements des deux gardes, Mar'an savait que je disais vrai et qu'il était bien obligé de me remettre ce que je lui demandais, d'un coup de pied, il m'envoya le sac que je rangeai sans lâcher l'enfant. Je me rapprochai alors une dernière fois du mur, hésitant à lâcher une pique traitant le capitaine d'handicapé. Mais je n'en avais de toutes façon plus la force: en deux coups, il m'avait littéralement réduit au silence. Sans un mot, Je lâchai la gamine et couru encore et encore dans les rues jusqu'à ce que la douleur et l'épuisement me rattrapent, me forçant à m’abriter dans une maison possèdent des habitants bien trop peu pieux pour prier à cette heure. J'effractionnai donc la porte ne possédant aucune serrure, sans doutes les citadins du coin n'étaient-ils pas riches? Je m'assis dans un recoin sombre sans un bruit, de peur de réveiller les habitants, si les pas des gardes dehors ne s'en occupaient pas. Après quelques minutes, la course des soldats sembla s'être calmée, je remerciai l'armurerie de permettre à chacun de ces Hommes d'avoir une armure trop lourde pour me rattraper. J'avais mal à la mâchoire, la jambe droite, aux deux bras, au poignet et au torse... En fait, il serait plus rapide de citer les endroits ou je n'avais pas mal. J'entamai alors un petit diagnostique afin de déterminer la gravité de mes blessures. En deux coups, ce foutu xolon m'avait causé de multiples entailles, bosses et égratignures. Sans oublier le poignet qui m'empêchait d'user de mon ambidextrie. Heureusement aucune hémorragie n'était visible. Il me faudrait payer un soigneur pour ça. Il faudra bien s'aider du coffre des centaures cachés dans les fourrées... le coffre...

-Le coffre des centaures! On avait déjà le coffre qu'on pouvait déterrer et moi j'ai foncé chez les gardes! QUEL CON!

Mes cris de rage contre moi même réveillèrent les habitants en panique, ce qui me força à fuir l'habitation pour retourner dans les rues, cette fois ci vides de gardes, ceux-ci devant penser que je me cachais dans une forêt. Je me déplaçai donc encore épuisé jusqu'à la taverne ou je croisai un autre gamin des rues. Je sortis quelques pièces de cuivre du sac récupéré précédemment et lui dit...

-Dans la taverne, un tigrain balafré et vieux a loué une chambre. Dis lui qu'un jeune guépard l'attend dehors. Dis lui de prévoir une bonne bouteille et quelques bandages...

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Re: Remboursez le fer

Message  Garmr le Mer 18 Avr 2018 - 11:25

- Monseigneur ! Un tigrain vous attend dehors, il a dit que vous deviez….
- Très bien. Dis-je en coupant la parole du tavernier.
Attrapant mes affaires et armes, je sortis et retrouvais mon acolyte dehors. Sans lui adresser la parole, je lui fis signe de venir. Ils avaient l’air d’avoir souffert de son excursion, mais il était vivant.
- Tu as tout ce qu’il faut ? Pour le reste, il va falloir aller déterrer l’argent que tu as enterré, il nous sera utile.
Je m’arretais du regard et me mis à le fixer. Il était couvert de poussière et de sang et avait cesser d’exhiber fièrement son sourire narquois. J’allais devoir réfléchir intelligemment à comment m’y prendre pour bousculer suffisamment la garnison et permettre à Nimar de progressé sans heurts.
- On s’arrête et on fait le point. Le village s’étale sur une sorte de colline. Au sommet de celle-ci se trouve la tente du chef. Depuis notre dernière escapade, la seule porte du village est désormais étroitement surveillée, impossible d’y passer sans être vue, même pour nous. Je vais attaquer par l’ouest, l’idéal pour toi est de te glisser à l’est. Le soleil se couchera dans exactement 11 heures, le temps de repérer distinctement le plan des rondes. Nous allons désormais faire un premier repérage, nous irons nous restaurer et nous reviendrons deux heures avant le coucher du soleil pour les derniers préparatifs. Tu prendras l’argent que tu as déterrer pour soudoyer ou attiser la curiosité des quelques centaures qui risquent de se placer dans ton chemin. Si tu n’en as pas l’utilité, nous le garderons ou nos le rendrons à son propriétaire mais mon âme de héros à des limites. Tu te sens vraiment près ?
J’avais posé cette question par sécurité mais je connaissais déjà la réponse. Nous allions désormais devoir faire preuve de prudence.

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Re: Remboursez le fer

Message  Nimar Ombrien le Jeu 26 Avr 2018 - 20:13

- Tu as tout ce qu’il faut ? Pour le reste, il va falloir aller déterrer l’argent que tu as enterré, il nous sera utile.

-Ouai. J'ai pas encore acheté ce dont j'avais besoin, mais j'ai l'or.

Voyant que mon ami n'avait ramené ni alcool, ni bandages, je devais me résigner à bander mes blessures avec quelques morceaux de cape fraîchement déchirés et encore couverts de poussière et de sang. Je le laissais m'expliquer son plan pendant que je "soignais" mes plaies avec ce que j'avais sous la main, faudra pas demander d'où ça vient si ça s'infecte. Mon poignet était toujours dans le même sale état et j'allais devoir le garder comme ça jusqu'à ce que ma prime ne soit plus d'actualité. Aucun soigneur n’accepterait de soigner un tigrain primé, je n'étais déjà pas certain que l'apothicaire accepte de me vendre ses poisons malgré le fait qu'il ne soit sans doutes pas tout blanc pour s'y connaître dans ce domaine...

Tu te sens vraiment près ?

-Ouai, j'ai pas fait tout ça pour rien. Au fait, gamin c'est pour les vieux poireau de la taverne, appelle moi Nimar. Je vais acheter ce dont j'aurais besoin et je me tiendrais vers le bois à côté, à l'ouest du camp de nos cibles, à dix minutes de marche environs. Tu m'apporteras à bouffer avant qu'on attaque si ça ne te gène pas?

Je me relevai lourdement en admirant l'excellent travail de merde que j'avais fait pour panser mes blessures. Je me tournai ensuite vers la boutique de l'apothicaire pour y entrer en traversant la rue vide qui était sombre par son aspect étroit, empêchant le soleil de faire son boulot, et creusée dans la terres. Elle était juste à côté du centre-ville mais ne bénéficiait pas du luxe d'être pavée. En poussant la porte de pin, je fus surpris de voir le fameux empoisonneur plongé dans ses registres au bout d'une salle chaleureuse et illuminée. Quelques breuvages et médicaments étaient étalés sur une longue suite de tables et d'étagères de bois encerclant presque la totalité la salle maintenue dans la lumière par bougies et torches, chose qui est risqué car tout est de bois dans cette taverne.

-Que veut ce monsieur? des drogues contre la douleur vu son état? Ou bien est-ce une maladie qui nécessite la saignée?

Demanda l'apothicaire d'une voix calme. Il s'agissait d'un vieil humain aux traits ridés et au regard vert comme la vase. Il n'était pas aussi attirant que ses étales mais ce n'était pas ça qui m'attirait. Je m'approchai de l'étale pour déclarer...

-J'ai entendu dire que vous trempiez aussi dans le poison.

-Moi? Ce sont des accusations sans preuves.

Le vieillard ne perdait pas son calme et avait un sang-froid exemplaire. Moi, je n'avais pas de temps à perdre, je soulevai donc le sac de pièces pour le poser sous ses yeux, il enchaîna alors de lui même...

-Heureusement, aucunement besoin de preuve pour être fondées, ce monsieur a-t-il plus de précision à donner?

-Dans l'idéal je prendrais un puissant somnifère ou un puissant paralysant. Du genre à mettre vite fait hors d'état de nuire. Après si vous avez que du mortel, je vais pas pleurer mais en règle général c'est plus chère.

-Eh bien certes, j'ai quelques petites fioles de somnifères, une fiole suffit pour endormir un cheval et il est possible de l'ajouter à la nourriture ou aux boissons. Sinon j'ai quelques paralysants moyens en stock. Je n'en ai que deux de chaque ainsi que quelques mortels: comprenez bien que, en principe je n'ai pas le droit de les posséder et je ne peux continuer mon activité avec trop de produits pour les cacher. Je prendrais moi même l'or nécessaire dans le sac.

-Deux de chaque...

Le vieil homme s'empara alors de bien des pièces d'or, sans doutes prit-il un peu plus que ce que les poisons valaient? De toutes façon je ne pouvais pas le vérifier, les prix n'étaient point inscrits. Mais il me rendit le sac presque vide, signe qu'il s'est bien foutu de ma gueule pour quatre fioles! Je sortis en ronchonnant un peu pour aller me placer à la position donnée plus tôt au vieux en attendant qu'il me dise d'aller au camp avec mon repas. Je trouvai dans le bois un petit coin ou une souche d'arbre fendue me permit de m’asseoir pour attendre en toute tranquillité.

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