La forêt de l'aube

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Re: La forêt de l'aube

Message  Zerith le Lun 19 Mar 2018 - 0:24

- La lumière... Cccette magie est très particulière, car on ne la trouve pas facilement dans une école de magie. Elle peut être ausssi pratique dans l'offenssive que la défenssive. La lumière... Elle chassse les ténèbres, brûles les enfants de l'ombre. Mais pas que ceux vous faisant face, aussssi ceux vivant dans votre cœur.

Je comptais bien qu'elle soit également utile pour l'offensive, et pour être franc, si je devais me reposer dessus une fois en ville, j'espérais avoir un outil viable en mains. Enfin, il y avait peu de chances que je réussisses à maîtriser la magie de lumière aussi vite de toute façon. En revanche cette histoire de chasser les ténèbres du cœur me semblait hautement dépendante des croyances de la naga. Nul doute que la magie lumineuse était une arme de choix contre les créatures et les utilisateurs des ténèbres, mais de là à convertir ses utilisateurs ... Je ne doutais pas que quelque fanatiques existes dans les rangs de l'église, et je serais le premier étonné que ceux-là se retrouvent dépourvus de leurs pouvoirs comme de par hasard. Je restais toutefois attentif et muet, préférant attendre la fin de sa tirade pour répondre. La suite m'arracha une moue légère.

- La lumière apporte chaleur et protection. Elle n’est ni rage, ni tristessse, ni colère. Elle est compasssion. Quand elle vous vient à l’esssprit, elle doit être douceur et amour.La magie, fait partit de vous, elle représente qui vous êtes. Ce que vous êtes en ce moment précis. C’est la représentation même de votre cœur. Me comprenez-vous ?

- Je crois. Cependant ... cela me pause des soucis. Je connais la haine, la peur, la rage. J'ai vu le mépris, le rejet ... et même une forme de perversité. Je connais ces sentiments et peux sans grand soucis me les représenter. Mais la compassion ? Cela reste un concept difficile à appréhender. Même le lycan, quand nous l'avons enterré ... je n'ai jamais ressentie une once de 'compassion'. J'ai trouvé les meilleures solutions en prenant en compte ce que vous accepteriez ou non de faire, oui. Mais même quand nous l'avons inhumés, je ne pense pas avoir ressentis de la compassion : au mieux, de la pitié, peut-être. Si je dois me référer à de la compassion pour utiliser cette magie ... cela risque de nécessiter plus de temps et de leçons que prévu.

Je n'irais pas jusqu'à dire que j'avais été insensible devant le drame de cette vie. Mais de la compassion ? Le seul être vivant que j'ai jamais croisé et qui en ai fait preuve était Euryssa, et même si cela faisait plusieurs jours que nous voyagions ensemble, j'avais du mal à identifier cet état d'esprit qu'était le sien. J'avais moi-même pensé que j'adoptais un mode d'action se résumant à "ne tuer que si c'est nécessaire", mais Euryssa semblait avoir une définition de "nécessaire" bien plus stricte que la mienne. Je me demandais même si, avec une lame sous la gorge, elle ne tenterait pas encore de ne pas blesser son agresseur. J'avais dans l'idée que le concept de compassion ne s'étendait pas aussi loin que cela, sans quoi la magie de lumière n'aurait pas de capacité offensive.

Même sans en faire une règle de vie, si je parvenais à m'imprégner du sens de ce qu'était la compassion en lançant un sort, peut-être cela suffirait-il ? Ou bien, de part ce que j'espérais tirer de cette magie, devrais-je peut-être chercher à m'imprégner d'une autre facette de la lumière ? Seul le temps me le dirait, et je ne pourrais progresser sans les leçons d'Euryssa, au moins dans un premier temps.

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Re: La forêt de l'aube

Message  Euryssa le Mar 20 Mar 2018 - 13:21

J’écoutais avec attention l’incertitude de Zerith. Loin de me sentir choquer ou vexer, je comprenais parfaitement son point de vue. On ne pouvait pas lui demander de changer d’un claquement de doigts et lui exiger de faire ceci ou cela. Sinon, il ne serait qu’en apparence un serviteur de la lumière, mais son cœur restera noir. Non, ce genre de chose prenait du temps, et nous prendrions le temps nécessaire. Pour l’heure, sa vie n’était remplie que de ténèbres, et pour trouver la sortie de ce monde sans soleil ni lune et ni étoiles, il fallait qu’on lui montre une direction avec un phare, ou bien une lanterne. Ce sera sans doute compliqué, mais il fallait garder la foi.

"N’ayez pas peur. Cccela prendra du temps. Mais vous y arriverez, si vous y croyez. Personne ne nait bon ou mauvais, chacun choisssit sa voie, nous ne sssommes pas prédestiner à l’une ou à l’autre."

J’en savais quelque chose. Petite, on pensait juste me diriger les vers arts. Mais à la suite, ce fut par choix que je rejoignais le clergé de ma cité. Comme mon père, je pouvais me laisser tenter par les ténèbres, mais non. Bien que je demeurasse toutefois méfiante envers Zerith, je gardais espoir qu’avec ce nouvel enseignement, il se laisserait toucher et que toute noirceur et fourberie en son âme disparaîtrait. Du moins, pouvais-je l’espérer. Autant commencer doucement et nous verrons où ce chemin nous guidera.

"Prenons votre exemple… Préférez-vous que lors de notre rencontre, je vous tue, ou bien vous aide ? Et dites-moi pourquoi ce choix."

Rien de mieux qu’une expérience personnelle pour comprendre la chose. La compassion était quelque chose de fort, de puissant et de beau. C’était même une sorte de magie, pouvant faire des miracles. On avait du mal à bien l’expliquer, mais elle représentait les plus belles qualités qui soit. La compassion était liée à l’amour, et l’amour était ceux qui donnait et préservait la vie, qui soignait, qui protégeait, qui faisait grandir. La haine, engendrait la violence, cela menait à la destruction. Les deux extrêmes. Quand nous en voulions à quelqu’un ou quelque chose, on voulait qu’elle souffre, qu’elle soit détruite. Et cela laissait derrière nous un sillage de mort et de désolation. Et pour finir comment ? Seul ? Mort également ? Le cœur saignait, on souffrait de cette douleur car on la cultivait, on sacrifie ce que l’on pouvait chérir et ceux qui nous chérissent. Alors que la compassion, apporte un cœur en bonne santé et fait voir les plus belles choses.

Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Pendant un temps, je n’avais que vengeance dans le cœur. Et on ne pouvait plus dire que j’étais une prêtresse, car je voulais anéantir, celui ayant conduit à la disgrâce de ma famille. Fort heureusement, avec compassion, les prêtres m’aidèrent à voir les choses les plus importantes, comme aider son prochain. Et ma magie ne fut jamais aussi forte en même temps.

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Re: La forêt de l'aube

Message  Zerith le Jeu 22 Mar 2018 - 23:59

- Prenons votre exemple… Préférez-vous que lors de notre rencontre, je vous tue, ou bien vous aide ? Et dites-moi pourquoi ce choix.

Je lui jetais un regard interloqué. Qui diable irait répondre qu'il préférait mourir ? Evidemment je préférais largement que l'on me laisse vivre, en paix de préférence. Mais j'avais la nette sensation que cette question en cachait une autre, aussi me retins-je de le faire remarquer et pris-je plutôt le temps de réfléchir à la question. Il était évident qu'elle ne se contentait pas de me demander si cela me convenait de vivre. Au bout de quelques secondes de réflexions, je tentais de rassembler mes idées brouillonnes de façon plus précises, même si je ne pensais pas avoir plus qu'une grossière approximation de ce qu'elle avait voulu m'expliquer.

- Je préfère vivre, évidemment. Mais s'il ne s'agissait que de ça, vous m'auriez simplement laissé à moi-même dans la forêt. J'en conclus donc que la "compassion" se doit de prendre en compte le désir de vivre des autres, mais pas seulement. Malgré cela, comme vous l'avez dis, la magie de lumière possède également un côté offensif : or, celui-ci me semble singulièrement inadapté à un état d'esprit qui veut ... laisser tout le monde vivre ? "Aider" tout le monde ? Il y a sans doute des subtilités qui m'échappent, je suis désolé.

Je fronçais les sourcils tout en réfléchissant. Evidemment un concept, un ressentit qui plus est, ne pouvait pas être résumé si aisément. Même quand on parlait de la rage, il y en avait différents types, donc la compassion devait elle aussi être particulièrement complexe. Un mélange de pitié et de naïveté peut-être ? Non, ce devait être autre chose. Un instant, je revis des mains se serrer et des lèvres se joindre. Ce serait cela en plus ? Plus ... dilué, bien sûr. Je secouai la tête : prendre le problème ainsi n'aiderait pas, je n'avais pas plus d'idée de ce qu'étais l'amour ou la camaraderie que pour ce que signifiait la compassion. Mettre un puzzle dans un puzzle ne ferait que me ralentir, et sans doute Euryssa trouverait-elle quelque chose à répliquer ou rectifier dans mes paroles. J'avais près de deux mois de trajet pour comprendre cette magie et pouvoir l'utiliser, bien sûr, mais conjurer le sentiment de compassion n'était qu'une première étape, sensée être même moins que cela pour le commun.

Il serait sans doute plus simple d'abandonner, trouver une autre forêt ou un lieu propice à une retraite discrète. Reprendre mes recherches en réanimation, et éviter les vivants autant que possible. Je ne croyais de toute façon pas réellement à cette vie de liesse que me promettait Euryssa. Depuis le début, si je la suivais, c'était autant pour protéger ma vie que pour tenter d'obtenir plus de puissance : en ville, il y aurait des livres, et sans doute des êtres capables de me transmettre ce qui manquait à mon savoir sur les mots. Porter un masque de lumière ne risquait-il pas de me faire du tord au final ? A quel point cette magie était-elle "divine" au sens où Euryssa le croyait ? Cela valait-il toute la peine que je prenais ? D'un autre côté, et si Euryssa disait vrai pour Telbara ? Si les citadins, ignorants de mes pouvoirs, m'accueillaient à bras ouverts ? Oublierais-je mes années sombres, abandonnerais-je ce que je suis aujourd'hui, juste pour pouvoir mener une vie paisible ? Ou bien préparerais-je mon départ précautionneusement, et disparaîtrais-je du jour au lendemain sans laisser de trace ? Si je pouvais prétendre à une vie paisible, retournerais-je vers les incertitudes de la vie "sauvage" ? Me priverais-je de cette possibilité ?

Mis à part mes sourcils froncés par la concentration, Euryssa n'avais aucun moyen de savoir quelles questions je retournais dans mon esprit. Il s'agissait de mon identité après tout, de définir la fine limite qu'il y aurait, ou qu'il existait déjà, entre ce que j'étais et ce que je laissais voir au monde extérieur. J'étais un nécromancien demi-drow persécuté ... mais à présent j'étais le compagnon de voyage d'une prêtresse naga qui me guidait vers une promesse de paix et avait accepté de tenter de m'enseigner la magie de la lumière. Cela faisait un sacré revirement, et même alors que je restais attentif aux paroles d'Euryssa, je ne pouvais non plus empêcher mon esprit de s'abîmer dans des réflexions tout à fait différentes.

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Re: La forêt de l'aube

Message  Euryssa le Lun 26 Mar 2018 - 9:17

"Effectivement, sss'il y a de l'offenssive, on ne peut pensssser qu'il ss'agit de compasssssion. Pourtant, l’un n’empêche pas l'autre. Mais cceci, nous le verrons après, ne brûlons pas les étapes."

La compassion était un état du cœur, le pourquoi nous faisons les choses était ça qui déterminait pourquoi nous le faisons et si cela est de la compassion. C’était bien particulier, mais si j’en parlais maintenant, nous nous perdrions dans une mêlée de paroles. Chaque chose en son temps. Et pour faciliter cette future compréhension, je devais le préparer avant à avoir les bases. On ne va pas vous raconter la fin d’une histoire, si on ne vous explique pas ce qui s’était passer avant, sinon on ne comprendrait rien et on aura très envie de laisser tomber. Ça, c’était une autre clef de notre savoir et de nos dons, la patience et la méditation. Cela forgeait l’esprit et aidait à atteindre cette énergie pure que l’on connaissait sous le nom de « Magie de la lumière. »

"Il est vrai que j’aurais pu vous laissser. C’était une ssolution… Mais la compasssssion, c’est ausssi éprouver le désire de vouloir aider son prochain."

Allez savoir, si je n’étais pas intervenu, ce Nécromancien serait sans doute mort. Pas que la disparition de l’un d’eux m’attristerait, mais ce serait bien affligeant de savoir qu’on aurait ignoré l’occasion d’aider autrui, aussi bien son corps que son âme. Et si vraiment, un nécromancien pouvait se repentir de sa voie des ténèbres, alors l’espoir de voir ce monde débarrasser du mal grandissait. Je priais chaque jour pour voir ce moment arriver, et l’arriver de Zerith était un bien curieux signe du ciel. Les dieux pouvaient avoir un curieux humour, mais je me sentais de taille de relever ce défi.

"Dites-moi, que sssavez-vous sur l’empathie ?"

Un autre mot important pour comprendre ce qu’était la compassion, et qui apportait la connaissance de la magie de la lumière du temple. J’espérais par contre, il n’aurait projet de corrompre une si noble magie.

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Re: La forêt de l'aube

Message  Zerith le Mar 27 Mar 2018 - 3:37

- Effectivement, sss'il y a de l'offenssive, on ne peut pensssser qu'il ss'agit de compasssssion. Pourtant, l’un n’empêche pas l'autre. Mais cceci, nous le verrons après, ne brûlons pas les étapes.

Il s'agissait visiblement d'une facette particulièrement épineuse pour qu'Euryssa souhaite repousser le moment de son explication. Et sans doute secondaire ? J'avoue que j'aurais saisir la compassion dans son ensemble, mais après tout je ne m'attendais pas à maîtriser la magie de la prêtresse ce soir non plus. Et me familiariser avec un tout nouveau concept risquait de prendre du temps de toute façon, donc commencer par les bases du concept était sans doute une bonne méthode. La question qui suivit me fit également reconsidérer encore le point de départ de ma réflexion à propos de la compassion, d'ailleurs, une nouvelle preuve de mes manques dans ce domaine.

- Dites-moi, que sssavez-vous sur l’empathie ?

- L'empathie ? Je crois qu'il s'agit de ... savoir ce que ressentent les autres, ou quelque chose du genre, non ?

J'avais pu enrichir mon vocabulaire sans grands soucis en tendant l'oreille au cours des années plus ou moins sombres de ma vie en ville. J'y avais acquis un vocabulaire plus riche qu'on aurait pu le croire, bien que je connaisse sans doute plus d'insultes que de mots savants. Mais là encore, je connais un nombre incalculables d'insultes, ce qui laisse une bonne marge. Pour ce qui était de l'empathie, je n'avais entendu ce mot que dans la bouche d'un bourgeois de Vulgarde, il y a de cela quelques années. Un bourgeois qui aurait sans doute pu me paraître sympathique, étant donné qu'il aidait les clochards des bas quartiers, si ses actions ne m'avaient pas cruellement rappelé l'enfer duquel personne n'était venu me sortir, moi. Il s'était vanté à son valet d'être capable d'une forme de pouvoir psychique "proche de l'empathie tout en la dépassant, et grâce auquel je puis sentir tous les tourments de ces malheureux. C'est donc tout naturel pour moi d'alléger leur fardeaux, voyez-vous ?". Sur le coup j'avais pensé que si il disait la vérité, c'était donc plus un moyen de faire taire les voix dans sa tête qu'un geste désintéressé ... mais là encore, je ne croyais (et ne crois pas encore vraiment) aux gestes désintéressés de toute façon. Le seul être vivant que j'avais faire preuve de ceux-là était Euryssa ... et encore, si elle réussissait à me convertir, même seulement en apparence, sans doute en tirerait-elle quelque satisfaction personnelle (voir une reconnaissance accrue au sein de son ordre).

Quoiqu'il en soit, si la compassion était liée à l'empathie, c'était sans doute un point de départ plus qu'une analogie. Là où l'empathie permettrait de savoir ce que désir ou ressent quelqu'un quelqu'un, la compassion permettrait ... d'en juger ? De l'aider ? La prêtresse avait parlé de "vouloir aider son prochain", or jusqu'à présent je ne l'avais vu que se mettre en danger de façon plus ou moins non nécessaire, en refusant de tuer. La compassion semblait être un mélange douteux de pitié, de candeur et d'enthousiasme envers les autres, et en cela je pensais deviner pourquoi la foi pouvait jouer un rôle important dans le maniement d'une magie qui se basait dessus. Cependant, j'étais persuadé que le principal m'échappait encore : je me basais sur les conséquences de ce sentiment pour en tirer des conclusions. Or, de la même façon qu'une coupure peut être causée par une lame, une griffe ou une branche basse, le comportement d'Euryssa était un résultat de la compassion, et donc me baser seulement sur celui-ci fausserait mon jugement. D'où le fait que nos leçons se révèlent importantes : si son comportement n'était pas une source suffisante pour l'étudier, Euryssa maniait le concept de la compassion avec assez d'adresse pour en tirer sa magie. Je tentais toutefois une dernière hypothèse pour la soirée : il fallait aussi penser à dormi après tout.

- La compassion consisterait à ... ne pas tuer, parce qu'on souhaite ... autre chose ? Ce n'est pas de la manipulation puisque les actions entreprises visent à être bénéfiques à l'autre et pas à soi ... Ce concept me semble tellement aberrant, après toutes ces années passées à survivre seul ...

Je lâchais un petit soupir en me passant une main sur le visage pour tenter d'éclaircir mes idées. Mon monde avait toujours était emprunt d'un égoïsme profondément ancré dans tous ceux avec qui j'avais interagis. Chacun agissait selon ses meilleurs intérêts, du bourgeois empathe aux clochards qui m'avaient maltraité pendant toute ma jeunesse, en passant par les gardes qui fermaient les yeux sur leurs exactions, mais n'hésitaient pas à les tabasser s'ils volaient une pomme sur les étals du marché. J'avais appris que chacun ne peut se fier qu'à lui-même dans les temps difficiles, et qu'il était donc inutile de créer des liens pendant les jours fastes, car personne ne viendrait quand le besoin s'en ferait sentir. Dès sa première leçon, les suggestions d'Euryssa semblaient vouloir démentir ce que mon expérience de la vie me hurlait. Mieux encore, que je devrais me placer comme point d'origine d'un comportement qui était tout à fait aux antipodes de ce que je considérais comme de la prudence élémentaire. Ce serait difficile certes, mais pas impossible pour moi de saisir l'essence du concept, je pense ... quand à y croire ou m'y fier, là cela risquait d'être une autre histoire.

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Re: La forêt de l'aube

Message  Euryssa le Jeu 29 Mar 2018 - 10:46

Zerith semblait bien comprendre le concept d’empathie et un peu de la compassion. Nous avions donc les bases. D’un côté, cela me rassurait, car je me disais qu’il pourrait voir la beauté de la vie, le désir de la préserver et ressentir une paix intérieure. Mais avec un nécromancien, on pouvait avoir droit à de mauvaises surprises. Nous verrons de toute manière ce que les dieux nous réserveront. Pour le moment, terminons cette première leçon. D’ailleurs, c’était amusant quand on y pensait. Les gens quand vous les interrogez, ils savaient plus ou moins ce que voulait dire ces mots, et se jugeaient souvent digne pratiquant. Pourtant, on voyait tant d’hypocrisie dans ce monde, de fausses personnes au cœur remplit d’amour qui veulent se donner l’image du bon samaritain, mais qui étaient vide à l’intérieur. Alors, je pouvais comprendre le point de vue de Zerith.

"Ccc'est compréhensible. Il est plus facccile de faire le mal, de ssuivre une voie égoïste. Chacun pour sssoi en réalité. Mais on gagne plusss à pensser aux autres. On ne peut sssurivre seul. On a besoin des autres, qu'on s'entre aide, car cchacun à des qualités utiles. Et cccela permet en plus de ssse faire des amis, donc on se sssent moin ssseul. Persssonne n’aime être ssseul."

Imaginez, un monde déchiré, où tout le monde ne s’occupait que de sa personne. Tout le monde meurt peu à peu… Car on dévore son voisin, on le laisse mourir et au final, qui restera-t-il ? Malheureusement, beaucoup de ne voyait pas les choses de cette manière. Les sirènes de son propre intérêt avaient un chant si puissant. On pouvait vous proposer de l’or en grande quantité et facilement, une puissance sans limites, la gloire à en devenir un dieu… Peu y résisteront. Et les conséquences étaient toujours tragiques. C’était un peu comme avec la magie. Cela avait toujours un prix. Un prix qui variait d’une personne à l’autre, mais détrompez-vous, on ne peut échapper au tribut que l’on devait, et il ne fallait pas imaginait qu’on pouvait se contenter d’une paye minime. Je le souvenais par exemple, de ce mage vivant dans les Ganavarelles. Un élémentaliste, mais dont sa passion pour les dragons était connue d’un grand nombre. Il était prêt à tout pour obtenir un pouvoir suprême sur ces créatures, et on disait qu’il était, à cause de cela, proche de la folie.

Notre route nous conduisit à un petit terrain à l’écart du chemin, un peu sauvage et isolé par quelques arbres et mottes de terre. Rien de bien spectaculaire, mais nous pourrions nous y arrêter pour nous reposer et reprendre notre route au levé du jour. Par contre, nous devrions trouver de quoi manger, nos réserves se rarifiaient. A moins d’aller chassez, je devrais céder quelques deniers à un village pour trouver de la pitance. Quelques légumes et un peu de viande devront suffire. Je ne venais peut-être pas d’une classe vivant en bas de l’échelle sociale, mais je n’étais pas de la noblesse non plus.

"Nous pouvons nous arrêter là pour la nuit. Sssi vous voulez, je prendrais le premier tour de garde. Je ne pensse pas que nous ferons de mauvaises rencontre, mais ne ssait-on jamais."

L’endroit était visiblement calme, mais bêtes et bandits rodaient partout sur cette terre. Tout lieu qui n’était pas sous l’œil d’une sentinelle, était la cible d’attaque de prédateurs. Nous avions choisi d’éviter le plus de monde possible, afin que rien que la couleur de peau de l’elfe ne pousse des gens peureux et manquant de jugement, ne vienne nous jeter des pierres. Les présomptions en tout genre lui tomberaient dessus, tout comme moi. Alors, entre une bande de citadin et des bandits, le choix était vite fait. Et parlant d’attaque offensive, j’aurais un peu moins de mal d’attaquer et me défendre contre des pillards de grand chemin, que des sujets du rois. Enfin, nous verrons bien ce qu’il allait se passer, si cela se trouvait, tout irait pour le mieux.

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