Les sous-races de Tacomnal

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Ven 3 Nov 2017 - 15:36

Chaya avait donc trotté vers le Nord. Sur son chemin, elle avait mangé quelques framboises, affamée. Elle en profita aussi pour récupérer quelques noisettes et quelques pommes sauvages qui serviraient de maigre dîner ainsi que du matériel pour se refaire un arc : Une longue tige de bois de chêne et la pierre la plus aiguisée qu'elle pu trouver.
Ce n'est qu'au petit matin que la tigraine sortit de la forêt pour se trouver face à la rivière Janesse, à environs dix kilomètres de la ville de Luvet. Épuisée de cette une nuit aventureuse, elle grignota et s'affala à même le sol entre quelques roseaux pour rattraper le sommeil manqué. Elle dormit jusqu'au milieu de l’après-midi, réveillée par un soleil de plomb. Durant de longues minutes, Chaya resta au bord de l'eau à écouter la paix de son environnement, loin de ses fées maléfiques qui avaient profité d'elle et Nimar. D'ailleurs, elle était toujours sur ces gardes, au cas où l'une d'entre elle déciderait de lui rendre visite par vengeance.
Mais de quoi auraient-elles besoin ? Elles avaient tout prit. Chaya n'avait plus de provision, plus d'eau et encore moins son arc si précieux à ses yeux. Elle lança à regard noir vers la forêt, regrettant de ne pas avoir vraiment propager l'incendie, pour les punir. Puis elle souffla et jeta un petit cailloux dans l'eau claire qui l'emporta de son courant. Depuis leur départ de la région Tacomnaise, Chaya n'avait rencontré que des problèmes, à croire que le destin ne voulait pas qu'elle se rende à Telbara. Avait-elle fait le bon choix ? Plusieurs fois et souvent à cause d'elle, ils auraient pu mourir. Elle ne trouvait plus les choses positives dans cette quête, or mis les faits qu'elle avait rencontré Nimar et amélioré son vocabulaire.
Chaya s'étira et s'attela avec amertume à la fabrication de son nouvel arc : Afin de rendre la longue tige qu'elle avait ramassée un peu plus flexible et courbée, il fallait la plonger dans l'eau puis la faire chauffer au feu. Ensuite, le façonner à l'aide de sa pierre pointue pour  déterminer l'emplacement de la poignée et des extrémités, ainsi que pour l'affiner. Il fallait aussi le décorer de quelques plumes, qui serviraient plus tard pour ses flèches, si elle n'en trouvait pas d'autres.  
La fabrication lui demanda bien le reste de l'après-midi. Après midi plutôt détendue, il n'y avait que les chants des oiseaux et les bruits de la rivière. Chaya repensa aussi à tout ce qu'elle venait de vivre jusqu'à aujourd'hui. Un voyage qu'elle n’oublierait probablement jamais et qu'elle ne referait sans doute jamais. Et Nimar … Ce bon vieux Nimar. Au début, elle le pensais si vulnérable et lâche. Finalement, ce tigrain lui rappelait parfois son frère. Et puis, il était plutôt mignon. Elle ne regrettait pas d'avoir partagé avec lui son lapin le premier jour. Mais s'il était mort ?
Chaya ne pouvait s'empêcher de jeter un œil vers la forêt, peut être qu'elle l'avait abandonné à une mort certaine… Elle secoua la tête afin d'éloigner ces pensées négatives. Nimar allait s'en sortir, il était plutôt malin et bon menteur.
La nuit allait doucement s'approprier le ciel bleu et la chaleur de cette journée. La tigraine s'abreuva d'un peu d'eau et s'allongea dans sa couche improvisée de roseaux pour admirer le ciel, mains derrière la tête. Elle cherchait encore l'étoile polaire, espérant que son ami ait comprit qu'il fallait se diriger vers le Nord. Malheureusement, si elle était restée toute une journée à l'orée de cette forêt, s'était dans l'espoir de l'en voir sortir vivant.
Qu'allait-elle faire le lendemain ? Où irait-elle ? La tigraine n'en savait rien, tout ce qu'elle retenait s'était que Telbara n'était plus très loin. Peut être qu'elle y retrouverait Nimar là bas ? Elle finit par s'endormir lourdement, reprenant des forces pour reprendre la route le lendemain.
Un ciel bien plus nuageux l’accueillit ce matin là. La pluie ne tarderait à pas à tomber dans la journée, ce qui aurait pour mérite de rafraîchir un peu les plantes sèches. Chaya se leva sans grande pression pour une fois. Elle avait tout le temps pour partir. Elle retira le simple habit qu'elle avait et plongea un pied dans la rivière. Un frisson électrique lui parcourut la colonne vertébrale. L'eau était glaciale mais elle n'avait pas prit de bon bain depuis des semaines. Elle entra d'un coup en faisant une grimace et se mouilla la tête. Il lui fallait une corde pour son futur arc et des réserves d'ici son arrivée à Telbara. La ville de Luvet devrait pouvoir lui apporter tout ce dont elle avait besoin. Chaya n'aimait pas cette idée, mais ceci devenait une obligation. Il lui fallait absolument de la corde, autrement, elle ne pourrait chasser, se nourrir, survivre tout simplement puisqu'elle ne savait pas comment se battre autrement.
Là était donc la route qui se dessinait alors qu'elle pataugeait dans l'eau : Se ravitailler à Luvet et poursuivre ensuite jusque Telbara.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Sam 4 Nov 2017 - 15:31

Lorsque j'ouvrit enfin les yeux, la nuit était tombé et ce depuis belle lurette. Je repris alors lentement le contrôle mon corps pour me relever plus lentement encore. La lumière de la lune se reflétait dans mes yeux tandis que je cherchais cet astre qui brillait tant. Au bout de quelques minutes, j'aperçu enfin cette même étoile que Chaya à regardé la nuit dernière, je commençai donc a m'avancer dans cette obscurité qui, grâce à ma nyctalopie, n'était nullement oppressante. Suite à ma première heure de marche, je rencontrais la rivière Janesse. Sur celle-ci se reflétait la lune, claire et tout de lumière vêtue. Je continuais ma marche, contemplant ce spectacle devant le quel je passais généralement Sans prêter attention, après tout, ce n'était que de l'eau, j'en ai vu d'autres des écoulements d'eau. J'ai même déjà bu dedans, mais, c'était tout de même beau. Lors de ma deuxième heure de marche, j'ai laissé Janesse seule. Suivant encore ce même astre dont même le nom m'échappait, étendus vertes se dissinaient sous mes yeux me dépaysant: Telbara n'était pas parfaite, mais plus je songeais, plus je me disais qu'affronter les assassins envoyés à mes trousses n'aurait été pire que ce voyage, l'allé m'avait déjà mis le couteau sous la gorge, je n'étais peut être pas prêt à faire le retour. Ces pensées sombres me frappaient de leur présence pendant je ne sais combien de temps, au moins jusqu'a ce qu'un détail ne m'arrête. Devant moi, quelques colonnes de fumée se dressaient. Dans la nuit, des lumieres'faibles et lointaines rayonnaient. Je pris, comme par réflexe ma carte avant de, à nouveau, lever les yeux. Alors que le jour se levait, j'atteignait Luvet.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Dim 5 Nov 2017 - 11:53

Après une toilette revigorante et poussée par la faim, Chaya entreprit sa marche vers Luvet dont elle avait vu les lointaines lumières. Pour cela, elle remonta la rivière durant toute la matinée.
Cette ville n'avait rien à voir avec celles qu'elle avait pu croiser pendant sa quête. Elle semblait plus propre, peut être parce qu'elle s'approchait de la région de Telbara ? Quoi qu'il en soit, il y avait quand même une majorité d'habitants humains et Chaya savait pertinemment que ça finissait toujours mal avec eux.
Allongée dans les hautes herbes arides afin d'observer le quotidien des paysans, la tigraine se demandait comment elle allait pouvoir se déplacer dans les rues sans se faire remarquer. Parfois, elle voyait des groupes de femmes se diriger vers le fleuve pour nettoyer leur linge, elle voyait également les agriculteurs travaillant à la sueur de leurs fronts dans les champs environnants. La tigraine trouvait tout ceci impressionnant et étrange car elle ne comprenait pas pourquoi ils se donnaient autant de mal.
Son estomac criait famine et elle aurait tout donné pour manger du pain, comme celui que l'enfant lui avait donné dans la dernière ville où elle s'était enfuie, mais elle ne pouvait pas prendre un tel risque. Il fallait qu'elle soit patiente et qu'elle attende au moins la nuit. Alors cette après-midi là, elle fit le tour de Luvet de loin  pour se créer des repères. Elle avait pu voir les allées en dalles, les petits jardins, les maisons coquettes, la foule se promenant dans le petit marché. Elle avait aussi et surtout, sentit toutes les odeurs de nourritures qui s'y échappaient. Mais en attendant, où étaient les esclaves ? Où étaient les brutes qui emmenaient les gens comme elle pour leur faire du mal ? Peut être étaient-ils moins visibles, les humains cachaient souvent leurs vices. Chaya devait rester sur ces gardes.

La nuit était tombée. Les alentours étaient plus calmes qu'en journée, plus personne ne se promenait à l'extérieur, le silence s'était emparé des rues. Chaya, avec le squelette de son arc en main, s'approcha telle une ombre derrière une grange. Elle contourna le bâtiment dans l'obscurité pour déboucher sur l'avenue principale, faiblement éclairée par des torches et quelques brasiers. Quelques gardes en armures, l'épée en main, patrouillaient dans la ville pour maintenir la sécurité. La tigraine se souvint alors du jeu que la fillette humaine lui avait apprit «  le cache-cache », il fallait qu'elle se déplace dans Luvet, sans attirer l'attention de ces chiens de garde. Certaines auberges étaient encore animées et bruyantes et en passant discrètement à l'arrière des bâtiments, Chaya put se remplir l'estomac avec les restes qui étaient jetés, sans le savoir, elle s'était enfilé un ragoût avant qu'il ne finisse aux cochons, elle trouva aussi un morceau de pain qu'elle garda pour plus tard.
Elle poursuivit son jeu dans les rues sinueuses qui sentaient l'urine et tomba nez à nez face à un vieil homme, assis à même le sol, recouvert d'un capuchon. Alors que la tigraine ne bougeait plus, s'attendant à des cris d'alertes de sa part, celui ci tendit une main tremblante vers elle, n'ayant probablement pas remarqué l'allure de Chaya :

- Une petite pièce s'il vous plaît…


La tigraine leva un sourcil, que voulait-il exactement ? Elle s'approcha avec précaution et découvrit un visage fatigué, sale, maigre, tout comme la totalité de son corps. Cet homme était en réalité un mendiant :

- Madame, s'il vous plaît, j'ai faim, ayez pitié de moi. Reprit-il .

Chaya comprit qu'il avait faim mais pas seulement, elle sentit une énergie puissante en lui : La tristesse. Cet humain avait perdu l'envie de se battre pour sa vie. La tigraine baissa les yeux sur la miche qu'elle tenait encore en main, hésitante. Allait-il hurler si elle ne lui donnait pas de nourriture ? Pouvait-il la renseigner sur l'endroit où elle pourrait trouver de la corde et pourquoi pas quelques flèches ? Elle s'assit prêt de lui, il dégageait une odeur d'alcool et de crasse qui lui chatouilla les narines :

- Toi pas avoir cabane de pierre 
? Lui demanda t-elle.

Pourquoi cet humain ne vivait pas comme les autres ? Celui ci se mit à tousser avant de répondre :

- J'aimerai bien … Plus personne ne veux de moi ici.

Depuis le début de son voyage, la tigraine avait découvert  d'autres visages de la race humaine, grâce à cela, elle devint un peu plus empathique envers certains, comme ce vieillard par exemple. Elle déposa doucement le pain dans la main du mendiant qui sursauta sur le coup. Puis il lui lâcha un grand sourire :

- Merci Madame, votre cœur est grand .

Chaya baissa les yeux sur sa poitrine, son cœur n'avait pas l'air si grand que ça. Cet homme délirait peut être, elle l'interrogea tout de même :

- Toi savoir où avoir corde et flèche ?

Le pauvre croqua doucement dans la nourriture, comme s'il la savourait, elle du attendre qu'il finisse de mâcher pour qu'il se décide enfin à lui montrer la bonne direction à l'aide de son doigt crochu :

- Rebrousse chemin, suit la grande avenue jusqu'à la grande place du marché, là bas, tu trouvera ce dont tu as besoin, c'est une boutique en bois, la seule, tu ne peux pas la ratée, le marchant est très réputé.

Puis il se racla la gorge et cracha un gros mollard. Chaya se leva. Elle n'avait pas tout a fait comprit ce qu'il venait de lui expliquer à part le mot « bois » et l'orientation qu'elle devait prendre. La jeune tigraine tourna les talons sans un mot alors qu'il ajoutait d'une voix faiblarde :

- Attention à toi jeune demoiselle, Luvet c'est peut être joli, mais cette ville renferme bien des secrets terrifiants. Et merci pour le pain …

Chaya était déjà partie. Elle suivait une rue sombre en parallèle de l'allée principale qui était bien plus éclairée. Plus elle s'engouffrait dans Luvet, plus elle croisait des boutiques : De fleurs, de tissus, de céramiques, et même de fourrures… Des fourrures de pauvres animaux…Certes, la tigraine avait tué pour se couvrir la nuit et ne pas avoir froid, mais elle savait bien que les humains n'achetaient cette fourrure plus pour leurs plaisirs personnels que par nécessité de survie. Un élan de révolte fit battre son cœur mais elle avait quelque chose de plus important à faire avant de partir de cet endroit.
Elle arriva enfin sur la place et trouva effectivement le seul commerce en bois, en plus, elle ne pouvait pas se tromper grâce à l'enseigne qui représentait un arc. Chaya eut le sourire aux lèvres, elle n'avait plus qu'à ce servir mais, comment entrer dans la boutique ? Elle entreprit de faire le tour et trouva une petite fenêtre ainsi qu'un garde … :

- Halte là ! Lui lança t-il.

Chaya leva les yeux au ciel, dos là lui. Pourquoi ne pouvait-elle jamais faire ce que bon lui semblait ? Il lui fallait absolument la corde, de plus, le garde était seul, aucuns autres se trouvaient dans un périmètre de dix mètres. Elle se tourna, prête à se battre mais étrangement, l'homme en armure était resté en place, montrant ces mains :

- Du calme. Je ne vais pas te faire du mal.

La tigraine savait qu'il mentait, il fallait l'éliminer sur le champ, elle se mit à courir vers lui et il se mit à siffler. Tout ce déroula en quelques minutes : Une flèche, venant de très loin avait été tirée dans la jambe droite de Chaya qui s'écroula sur le sol. Directement, d'autres gardes accoururent. Ils durent la ligoter afin qu'elle ne se débatte plus et ils recouvrirent sa tête d'un sac, suite là cela, ils l'emmenèrent  elle ne savait où. Elle sentait juste la flèche dans sa chair et une douleur lancinante et de plus en plus violente car ils la traînaient sur des pavés en pierre, elle leur suppliait de s'arrêter, mais ils restèrent sourds et puis, le tissu dans sa bouche rendait ses paroles incompréhensibles de toute manière. Chaya sentait son sang qui coulait à flot, la douleur était si insoutenable que sa vue se brouilla dans ses larmes, elle perdit connaissance n'ayant pas entendu les projets de ses ravisseurs :

- Je pensais qu'on devait plus faire ça patron ? Le chef de la ville nous a prévnu' la fois dernière. Il veux la paix, il veux pas que ça se sache.


- Ouais beh on est pas à Telbara ici, pi il est content quand on lui amène une bourse pleine, en plus, c'est fait en toute discrétion.

- A ton avis, une fourrure de tigrain, ça vaux cher ?


- Y'a mieux d'nos jours avec le trafic d'esclave, mais ça rapporte assez pour s'acheter une boutique, ou même une belle femme. On s'en moque, c'qui compte c'est l'argent.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Dim 5 Nov 2017 - 14:43

-C'est dix pièces d'argent pour l'entré mon bon monsieur.

Telles étaient les impitoyables paroles d'un garde posté à l'entré de Luvet qui, lorsqu'il a vu ma fourrure, a décidé d'arrondir sa fin de mois. De tout le respect que j'éprouve pour un garde entraîné capable de m'enfoncer la mâchoire avant de sortir sa lame de bien belle manufacture, je déclarai...

-Pardon?! Et je peux savoir pourquoi le pechno devant moi il est passé sans rien payer?


-Vraiment? Ah ben j'ai du le rater... d'un poil!

Ma bourse ne me permettait pas de payer et le garde ne me permettrait pas de l'attaquer. Je restais donc avec mon unique piece d'argent dans là bourse ainsi que quelques pièces de cuivre. Je pu, au bout d'une dizaine de minute, passer la vigilance du garde qui, de bon matin buvait déjà "du bon vin de Tacomnal!". J'entrain enfin dans les rues rocheuses en me retenant de peu d'exclamer ma joie de rencontrer la civilisation. J'arpentais les rues de pierre de la ville dans l'espoir de trouver quelconque moyen de m'enrichir avant de me résoudre à attendre la nuit pour entrer dans une taverne pour dérober le peu d'or restant à un alcoolique rond comme une queue de pelle. Mais l'action étant risqué, je préférais m'acheter finalement une nouvelle dague afin de profiter au mieux de mes capacités. Cherchant l'échoppe du forgeron, je m'emparais de quelques bourses d'inconscients citadins, celles ci n'étaient pas fièrement garnis mais n'étaient pas non plus vides. J'étais fier des vingt pièces d'argent qui se cachaient sous ma cape lorsque, enfin, je trouvais un lieu parfait pour assouvir mes désirs. "La lame de diamant" qu'elle s'appelait la forge. J'entrais donc, capuche couronnant ma tête.

-Forgeron, ou sont exposés tes lames courtes?

Naturellement, le timbre de ma voix n'était pas de grande discrétion dans ce silence. Le forgeron vit assez vite ma race, par chance, il n'y prêtait guère attention.

-La bas, et me dérange pas si tu veux pas acheter.

Suivant la direction que l'homme barbu et massif m'a montrer du doigt, j'aperçu vite des dagues, poignards et couteaux de tout genres posés sur une table sur des dessins séparant Mannifestement les "merdes" des "chères" prenant respectivement comme signes une pièce de cuivre et une pièce d'or afin de ne pas tromper les illetrés. Pour ma part une qualité moyenne marqué d'une pièce d'argent me conviendrait. Après quelques minutes je pris entre mes mains une dague d'assez bonne manufacture au point même que j'eu du mal à me l'imaginer dans les moyennes qualités. Elle possèdait une poignée de cuir recouverte par une bandelette de laine. Sa garde et son pommeau étaient de fer mais recouvertes d'une peinture jaune vive et brillante de façon à la faire passer pour de l'or. La lame de vingt cinq centimètres environs était de bronze, elle était fine et triangulaire faisant penser à une perce-maille même si celle ci a la vu de son tranchant n'était pas qu'une lame d'estoc. Aussi était elle proche d'une dague à rouelle. Elle était parfaite pour infliger des dégâts mortels même si sa taille un peu plus grande que mes autres dagues ne me permettrait pas de passer inaperçu une fois dégainé.

-Vous m'en demandez combien? Demandais-je au forgeron en lui rapportant la dague.

L'homme la fixa un instant avant de déclarer...

-cinquante pièces d'argent.

Pour une lame classé parmi ces qualités moyennes, ça me paraissait chère, mais je me doutais qu'elle ne serait pas gratuite à la vue de sa possible efficacité en combat.

-Je n'ai malheureusement que vingt pièces d'argent.

-Ben ça tombe bien j'ai aussi des couteaux à beurre.

C'est une très bonne lame, et j'en ai besoin, je ne peux prendre qualité inférieur, il me fallait cette dague

-Allons, il doit bien y avoir moyen de s'arranger.

L'homme laissa s'échapper un soupir un peu colérique avant de me dire.

-Il y a un boucher, dans sa boutique il fait aussi service de tanneur. Je lui ai vendu des ensembles de couteaux pour sa viande et ses peaux. Il m'as dis qu'il me payerais en plusieurs fois et ça fait depuis avant hier que j'attends le versement journalier. Ramène moi ce qu'il me doit et je t'offre même l'aiguisage de tes lames. Oh et juste au cas où, fait gaffe, il est raciste et le seul mec que j'y ai envoyé avait beau être humain il est pas revenu en un seul morceau.

-Un boucher-tanneur? Et je le trouve ou?

-La rue au nord, à cent mètres à côté du luit,  il y a pas mille bouchers la bas.

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Message  Chaya le Dim 5 Nov 2017 - 17:09

Quinze éternelles minutes. Chaya s'était donnée cette estimation avant qu'ils ne la porte, et  l'emmène dans un bâtiment où il faisait froid. Où ça sentait le sang frais et la mort. Ou alors elle divaguait ? Elle ne savait plus trop.
Elle essayait de forcer sur ses bras, pour ne pas que ces hommes l'allonge sur cette longue et dure table en bois, mais ce fut en vain. Elle sentit qu'on écartait ses bras et ses jambes pour ensuite les liés d'une chaîne glaciale. Enfin, on lui retira le sac de la tête.
La tigraine eut peine à retrouver la vue tout de suite, elle vit vaguement les petites bougies du chandelier au plafond. Une porte se claqua et un silence pesant l'entoura. Un seule homme était resté, Chaya pouvait sentir son excitation. Où était-elle ? Dans cette pièce, il n'y avait pas de fenêtre. Sa puait la chair morte depuis des semaines. Sur le sol… Du sang, sur la table, du sang, sur les murs… Rien d'autre que du sang. Elle commença à paniquer, à bouger.
Le bruit strident de deux lames qui se croisent l'obligèrent à se calmer, un homme épais suintant de sueur et sans cheveux s'approcha d'elle, il posa son énorme doigt sur ses propres lèvres en souriant. Il avait perdu la moitié de ses dents noires. Chaya tenta d'expulser le tissu que les hommes avaient mit dans sa bouche pour pouvoir hurler, mais le bourreau l'enfonça d'avantage.
D'abord, il lui retira d'un coup sec la flèche qui s'était incrustée dans sa cuisse. La tigraine fit un bon et lâcha un cri de douleur.
Après coup, les gros yeux épouvantés de Chaya suivirent cet humain qui se dirigeait vers un plan de travail où il s'empara d'un couteau tranchant. Il laissa glisser sa paume de main sur la lame en ricanant, puis il fit volte-face vers elle. Elle grogna sourdement et fronça les sourcils. Il toucha son pied avec la pointe du couteau, elle sursauta et balança la tête de droite à gauche en criant des « non » inaudibles.
Le boucher commença par une entaille sur le bas du tibia. Chaya mordit dans le tissu, elle aurait voulut retirer son pied. Il enfonça ensuite la pointe de la lame dans la plaie, et continua jusqu'à bien trois centimètres. La tigraine ne pouvait plus retenir ses hurlements atroces de douleurs, elle serra les poings. Les larmes ruisselaient sur les bords de ses yeux à demis-clos. Elle voyait rouge, mais ne pouvait rien y faire. Le sang qui coulait le long de sa cheville était chaud alors qu'elle tremblait de froid et de peur.
Avec lenteur et précision, l'homme débuta le découpage de sa peau, tirant la langue, très concentré. La tigraine se tortillait, désirant par tout les moyens ne plus subir cette torture intolérable. Son traumatisme était si pesant qu'elle s'urina dessus. Sous ses gémissements de martyre, le boucher lui retira déjà dix centimètres de peau.
Il s'arrêta pour goûter son sang alors qu'elle le noyait d'insultes, la bouche entravée. Il approcha sa tête de celle de Chaya et gloussa dans une cruauté :

- Ne pleure plus, bientôt tu n'sentira plus ri…

Dans dernier un élan de rage, Chaya rassembla ses forces pour lui donner un bon coup de tête, ce qui le fit reculer contre des objets en fers accrochés au mur. Ceci dans un bruit aigu. L'homme grommela et revint directement à la charge. Il entoura la gorge de la tigraine avec sa large main et commença à l'étrangler. Sur le coup, elle cru vomir. Elle plissa les yeux, les battements de son cœur ralentissaient.
Le bourreau finit par lâcher prise et retourna vers la jambe ensanglantée de sa victime au bord du malaise. Elle tenta de reprendre sa respiration et n'entendait plus que la lenteur des battements de son cœur tandis qu'il se remettait à la tâche.
Chaya était à bout de force, les gouttes de sa sueur se mêlaient à ses larmes, ses griffes saignaient tellement elle s'était agrippée au bois de la table pendant qu'il la charcutait avec plaisir. Plus elle s'époumonait, plus sa vision devenait floue. Il gratta encore cinq centimètres et elle perdit connaissance dans un ultime braillement de déchirement et de désespoir.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Mar 7 Nov 2017 - 5:59

Après quelques minutes, je trouvais un bâtiment correspondant à la boucherie indiqué par le forgeron. Celle ci de l'extérieur n'avait rien de notable. A l'intérieur en revanche, à un mètre de la porte se tenait un homme dont la droiture était exemplaire, il s'appuyait au mur avec un arc à porté de main et des flèches à son carquois de cuir. Le mur sur le quel il s'appuyait était un peu poussiéreux comme chaque recoin de l'échoppe qui d'origine était d'un bois foncé et d'une pierre claire. Sur le mur et une table trônaient des peaux en tout genre tandis que derrière le comptoir se tenait les aliments habituelles d'une boucherie. Aux côtés de ceux ci, toujours de l'autre côté du comptoir, se tenait un homme, un peu épais mais sans être vraiment gros de ma taille à peu près. Il n'était ni boucher ni tanneur: il ne portait aucun tablier et était armé d'une rapière. L'homme s'appuyait sur le comptoir en me fixant un léger sourir en coin de lèvre.

-Un client tigrain? C'est rare, ton maître doit pas beaucoup t'aimer pour t'envoyer chez nous.

-Je ne suis pas esclave, mais je suis envoyé par un de vos connaissances.

-Voyez vous ça, monsieur a un ami haut placé dans notre estime? Cet ami t'empêcherait-il de finir avec les fourrures de fauve? Les tambours font du bruit...

L'homme laissait s'échaper un énième regard vers l'archer à l'autre bout de la salle. Je tournais mon regard vers le garde de la bâtisse qui avait une main sur son arc et une autre caressant ses flèches prêt à dégainer. Le vendeur quand à lui avait cesser de s'affaler devant moI pour se redresser en pliant légèrement les jambes, il faisait l'effort de ne pas toucher le pommeau de son arme pour ne pas me mettre sur mes gardes mais ils étaient Tacomnalien et ils me menaçaient: Je n'ai jamais autant été sur mes gardes.

-Le forgeron m'as dit que vous aviez une dette envers lui.

Le vendeur laissa s'échapper un rire avant de déclarer...

-Toi t'es pas malin: t'aurais au moins pu tenter de mentir pour sauver ta peau.

Sur ces mots j'entendis derrière moi le son d'un arc bandé, j'étais attaqué. Par un réflexe rapide je sautai par dessus le comptoir afin d'éviter une flèche qui était destiné à mes jambes, l'opération fut un succès mais le fantassin profita de l'occasion pour me décocher une droite alors que j'eu à peine posé le pied au sol. La violence du coup me jeta au sol, l'épéiste s'avança vers moi et tenta de m'assomé d'un deuxième coup que, par réflexe de taverne, j'arrêta de mon bras droit. Toujours au sol et mon agresseur au dessus, je saisis sous ma cape, ma dague non caché et la plantai dans la gorge de l'ennemi qui s'élança en arrière en tentant de crier avant de dégainer sa rapière pour, de quelques gestes déséspérés, m'entailler le bras. La blessure n'était ni profonde ni gênante mais tout de même douloureuse et saignante. L'archer qui arrivait non loin du comptoir déclara alors en me pointant dessus son arme...

-Quel abrutis! On est payé pour pas abîmer la marchandise, lève toi tigrain! Enlève ta cape et ne t'approche pas de ta dague. Tu voulais de l'argent? T'iras directement le demander au patron. Avance!

L'homme désigna une porte en fond de salle. Je poussais celle ci pour me retrouver dans un escalier descendant, menant vers une autre porte. Soudain des sons métalliques retentirent, nous continuions d'avancer lentement malgré ceci. La encore un son vint perturber le silence, à travers la porte, on pouvait entendre en tendant l'oreille un gémissement...

-C'est quoi ce bruit?

L'archer en guise de réponse se contenta de me pousser l'épaule droite faisant ainsi une grossière erreur: se mettre à ma porté.

A peine sa main posé sur mon épaule, je me laissai pousser en amplifiant le jet et en saisissant le bras du tireur. Cette dernière action nous fit tomber dans l'escalier d'ou nous roulions jusqu'à cogner la porte. C'est l'adversaire qui percutant le bois peu solide s'évanouit en même temps que les gémissements se turent.

-Qui c'est?Demanda un autre homme dont je pouvais entendre les pas se rapprocher de la porte.

Sans plus attendre je me saisis de ma dernière dague dissimulé sur ma cuisse et collai mon oreille contre le bois humide de l'entré du sous sol. je distinguais les pas d'une seul personne se rapprochant et me poussant à attendre quelques instants. Après quelques secondes, l'inconnu était suffisamment prêt pour pousser la poignée de la porte. Sans plus attendre je sautai à travers l'entrée, ma main droite armé, pour mettre à terre l'individu, sans plus réfléchir,  je lui plantai ma dague dans la gorge.

Il me fallut quelques instants pour m'assurer que nul danger ne subsistait. Une fois ce temps pris, j'accordais enfin de l'importance au décor,  sur une table des outils tranchants étaient disposés. Sur cette même table était enchaîné un Tigrain,  je m'approchais pour découvir Chaya non peu mutilé. J'allais instantanément vérifier son poul. Par chance, son coeur battait encore. Elle avait perdu du sang, mais n'était pas mortellement blessé, je cherchais alors sur le corps de celui qui semblait servir de tanneur la clé des chaînes liant Chaya pour finalement la trouver bêtement sur la table. Sans prêter attention à tout ce qui m'entourait, je détachais Chaya pour courir avec elle sur mon dos, chez le premier soigneur qui accepterais de la sauver. Sur le chemin de la sorti, je saisis ma cape afin de ralentir l'hémorragie et ramassai au passage ma dague. Avant de courir un peu au hasard dans les rues en demandant à tout passant le soigneur le plus proche. C'est finalement un vieux clochard qui me répondit en m'indiquant le seul qui n'était pas déjà fermé à cette heure avancé de la soirée. Ne fois entré, je ne fit attention à rien d'autre qu'a l'homme à qui j'allais confier la vie de mon camarade...

-J'ai 20 pièces d'argent et une vie à sauver, faites votre boulot!

-Pour ce prix je peux vous arrêter l'hémorragie mais pour qu'qu'elle puisse marcher faudra attendre qu'elle...

-Mais grouillez vous!

-D'accord mais j'aurais besoin que vous sortiez de la salle le temps de l'opération.

-Vous me demandez de laisser mon amie seule avec un Tacomnalien?!

-Félicitation grand savant, vous avez tout compris, vous pourez retrouver votre amie dans une chambre, la première droite,  je tacherais de la faire vivre si vous daignez me payer.

Je laissais alors ma bourse sur une table voisine pour sortir vers la chambre indiqué, la bas j'attends bien une vingt minutes avant de m'endormir sur une chaise. Par chance Chaya vivra...

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Mar 7 Nov 2017 - 19:00

La cité de Telbara était grandiose, illuminée par les rayons ardents du soleil. A l'horizon, on pouvait voir l'océan, calme. Le vent du mistral se promenait dans les rues joyeuses et pavées de cet empire. Elle pouvait sentir les odeurs du jasmin qui poussait devant les demeures. Les maisons étaient blanches, les habitants, vêtus de couleurs.
Puis, un hurlement. SON hurlement. La forêt de son enfance, la pluie, Onyx qui se faisait trancher la tête… La tête qui roulait sur le sol… Le visage souriant du boucher.

Chaya s'éveilla d'un bon. Elle s'était redressée, le poil hérissé. La douleur, où était-elle ? Son visage regardait les alentours, perdu et en même temps effrayé. Elle était dans un lit aux draps blancs. La lumière extérieur pénétrait dans la pièce par la grande vitre. Il faisait jour maintenant, la nuit de torture était passée, comment ? Pourquoi ?
Ses yeux verts se posèrent ensuite sur Nimar. Il était là, assis sur une chaise en bois. Elle baissa la tête sur sa jambe et toucha délicatement les bandages encore embués de sang sur ses plaies. Sa brûlait, ça piquait.
La tigraine tremblait encore de peur. Elle posa son pied gauche à terre, décidée à partir d'ici à tout jamais. Elle se pressait et lorsqu'elle posa sa jambe droite, son corps oublia de la suivre, elle s'écroula sur le sol. Humiliée, l'âme enragée, Chaya frappa le sol de son poing à plusieurs reprises en grognant et contre son gré, elle se transforma en Lynx, sous les yeux de son ami.
Pendant ce temps, le vieil homme aux cheveux blancs éparpillés était entré dans la pièce, à la vue de l'animal, il lâcha le plateau où était déposé un peu de nourriture. Tout tomba sur le sol dans un vacarme assourdissant.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Mar 7 Nov 2017 - 20:32

Le matin suivant, j'ouvrit doucement les yeux toujours assis sur la chaise. Enfin, "doucement" n'est qu'une façon de parler, c'est Chaya qui tomba au sol qui me réveilla. Lorsque je me réveillai, je vis Chaya au sol pousser un grognement, et mannifestement s'énerver de son incapacité à tenir en équilibre. Elle frappait le sol du poing violament comme un enfant fâché de ne pas voir ses désirs satisfaits. Amusé, je me levais sans inquiétudes pour aller aider Chaya. A peine un pas fait, Chaya commença à grossir, à grandir, ses bras et jambes voyaient leur ossature et musculature changer. Elle se transformait en lynx une fois de plus. Pour compléter ce tableau, le vieux soigneur entra à ce moment là et laissa tomber mon re... notre repas au sol...

-Du calme, elle s'est juste un peu fâché mais elle est gentille. Pas vrai Chaya? Déclarais-Je sous le choc.

Comme seul réponse de Chaya j'eu un rugissement et celle de l'homme était un hurlement suivit d'une fuite, j'aimais beaucoup Chaya mais la voir paniqué de la sorte ne me laissait guère rassuré.

-Chaya? Tu m'entends?

Sa patte devait la faire souffrir et elle devait encore être apeuré par le tanneur d'hier qui l'avait bien abîmé. Elle se tourna vers moi en traînant un peu son membre défaillant. Par réflexe je saisi la chaise qui, il y a quelques minutes encore, me servait de couche avant de la brandir comme un bouclier. Ce ne fut que peu efficace car l'animal, d'un puissant coup de patte l'envoya se briser avant de se mettre en position d'attaque. Le mur derrière moi donnait sur le couloir, il n'était pas épais. Je fis un bond en arrière en même temps que la bête pour passer au travers du mur et ce fut un succès: j'étais sorti de la pièce et au mur un fort son raisonna. Je n'eu pas le temps de me demander si la bête avait frapper de ses pattes le mur ou s'était cogné la tête mais je du m'occuper d'un autre problème: c'était dans les escaliers que je me retrouvais pour chuter le long de ceux ci. A la fin de ma chute, j'entendis le soigneur crier

-Un monstre! Chez moi! Un monstre!

Je levais mon grand cul, reprenais mes esprits et me précipitait dehors pour dissiper la foule.

-Un terrible monstre rôde chez moi! Criait l'homme

Le vieillard avait amassé bien des auditeurs. Je devais trouver un moyen de calmer la foule en allant dans le même sens que le soigneur...

-Euh... "Un monstre chez moi"! La nouvelle pièce de théatre la troupe des louveteaux noir, ce soir fans cette rue sur une scène monté dans l'après midi! Ne ratez pas ce divertissement!

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Ven 10 Nov 2017 - 12:51

L'animal se cogna fortement contre le mur, laissant s'échapper la proie qui n'était autre que Nimar. Sur le coup, le lynx fut déboussolé, il secoua la tête en gémissant. Cet échec le mit d'avantage en colère en plus de la douleur lancinante venant de sa patte. D'abord, il se mit à détruire les lits, ce qui produisit un bruit assourdissant, puis, une odeur familière fit qu'il se calma. L'animal renifla, sa respiration était rapide. Il s'agissait de l'odeur du pain chaud et de viande.
D'un pas lent, il se dirigea vers une autre pièce du cabinet médical et y trouva la nourriture posée sur une table ronde, il grimpa avec faiblesse sur celle ci et se mit à engloutir le pâté dans son intégralité, ce n'est qu'à ce moment qu'il entendit les voix de l'extérieur provenant d'une large porte ouverte :

-Euh... "Un monstre chez moi"! La nouvelle pièce de théatre la troupe des louveteaux noir, ce soir fans cette rue sur une scène monté dans l'après midi! Ne ratez pas ce divertissement!

Les oreilles relevées, le lynx pu sentir l'air du dehors qui s'engouffrait dans la maison. L'odeur des humains fit revenir en lui la panique. Il emporta le pain dans sa gueule et se dirigea boitillant , vers la sortie. La brume matinale l'empêcha de définir le nombre d'hommes qui se tenaient là devant, attirés par l'annonce du tigrain. L'animal ne pensait qu'à fuir. Effrayé par le bruit de la foule qui s'agglutinait.
Lorsqu’il se montra enfin dans l'ombre de l'encadrement de la porte, il sentit la peur chez certains, l'amusement mais aussi le désir accrut de tuer, des exclamations résonnèrent parmi les spectateurs :

- Regardez ! La troupe à même un animal pour son spectacle ! Venez voir !

- Attention monsieur le tigrain ! Il y a un lynx derrière vous !

- Attrapons le !


Alors que les opinions divergeaient : Est-ce que cet animal faisait partie du spectacle ? La bête sauvage s'approcha en grognant, d'abord, il se plaça devant Nimar avec un regard de braise afin de montrer que si quiconque s'approchait, ça lui serait fatale. Le groupe d'humains recula de quelques pas, ne sachant pas à quoi s'attendre de cette pièce de théâtre qui se déroulait devant leur yeux. Enfin, il poussa un dernier jappement féroce en montrant ces crocs qui maintenait encore la nourriture dans sa gueule et déguerpit le plus vite possible, bousculant Nimar au passage.
Dans sa course, le lynx affola les habitants de la ville, se qui alerta également les gardes occupés à jouer aux cartes ou à roupiller. Il lui fallut une dizaines de minutes pour trouver la première sortie donnant sur la Plaine des Rois.
L'animal disparut aussi vite qu'il était apparut aux yeux des hommes.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Mer 15 Nov 2017 - 6:01

Mon idée était bonne, les Tigrains acteurs devaient être rares en ce royaume, mais les hommes ont une éternel soif de divertissement. Si je jouais bien RIEN au monde ne pourait mal tourner.

- Regardez ! La troupe à même un animal pour son spectacle ! Venez voir !

- Attention monsieur le tigrain ! Il y a un lynx derrière vous !

- Attrapons le !


Mhhh... tout bien réfléchis, quelque choses peut perturber ma réussite. Par réflexe,  je me tournais vers la bête qui se dressait dans mon dos. Le lynx était en effet bien trop près à mon goût. Chaya me fixa un court instant, j'étais bien trop terrifié pour bouger, si elle avait décidé de m'attaquer je n'aurait eu d'espoire. Par chance, le lynx se contenta de lâcher un grand rugissement avant de s'échapper au pas de course a travers les rues.

-Voyez? Je vous l'avis dit!


Profitant de la paralysie s'étant installer chez les hommes suite au rugissement, je pris la fuite vers l'est. Après avoir échapper aux foules colérique,  je trouvais enfin la sorti menant sur la plaine des rois. Je me demandais si il était bien prudent de m'en aller alors que Chaya était peut être encore dans la ville. Je m'y étais attacher à la gamine, mais elle m'à attiré bien des problèmes. Cettefois ci face à une ville entière, je ne pouvais pas risquer ma peau pour elle. Après un soupir, je passai l'entrée de la ville pour marcher inlassablement vers mon royaume natale...

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Ven 17 Nov 2017 - 17:46

L'animal apeuré courut de longues heures à travers la plaine jusqu'à s'écrouler d'épuisement. Durant son sommeil qui dura jusqu'à la tombée de la nuit, Chaya reprit sa forme quotidienne et c'est quand elle sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule à plusieurs reprises qu'elle ouvrit un œil et sentit la douleur d'avantage présente sur sa jambe dû probablement à sa course folle.
Encore dans les vapes, la jeune tigraine avait bien du mal à discerner la présence pourtant caractérielle et sans intentions mauvaises de l'individu qui se tenait juste devant ses yeux :

- Tu va te réveiller oui ?! Espèce de faux quadrupède ! Grommelait une petite voix masculine.

Chaya pesta, joue contre le sol humide, puis elle se redressa et découvrit un être minuscule à l'aspect d'un champignon. Et il la tapait avec sa cane ridicule. Elle reconnut bien là ses créatures des forêts appelées les champiz :

- Un ami amène ça pour toi. Ajouta t-il en lui signifiant de regarder derrière elle.

La tigraine tourna donc le dos, grimaçante en vertu de sa plaie. Une scène étonnante se déroula devant ses yeux ronds. Un magnifique harate vint lui déposer quelques fruits avant de déguerpir. Chaya resta sans voix, une flamme mélancolique lui brûla la cœur. Elle n'eut même pas le temps de remercier l'animal :

- Alors mange ! Qu'est ce que tu attends ?!
Râlait encore le vieux champignon.

Pourquoi ce tel geste ? Elle baissa la tête sur la nourriture. Le destin trouvait toujours le bien dans ses malheurs. La tigraine croqua une pomme à pleine dent affamée, alors que le champiz touchait son pansement engorgé de sang avec la pointe de son bâton. Chaya sursauta en gémissant et lui montra ses crocs, prête à lui donner un coup :

- Oh ! Doucement ! On n'tape pas les vieillards ! On ne t'as jamais appris les bonnes manières ?!
Répliqua t-il en reculant.

Elle l'ignora silencieusement et inspecta les environs, bien qu'il faisait nuit noire. Qu'avait-elle fait ? Venait-elle d'abandonner Nimar une fois de plus ? Où irait-elle à présent ? Comment retrouver son ami dans cette immensité ? La vue lui fut arrachée comme le champiz se mit devant elle, mains sur les hanches :

- Qu'est ce qu'il t'est arrivé ? Qui es-tu ? L'interrogea t-il de sa voix criarde.

Ce grossier personnage commençait à lui taper sur les nerfs. Elle ne voulait plus de compagnie, elle n'était pas d'humeur. Elle tenta de se lever mais sa jambe lui faisait trop mal :

- Tu pensais aller où comme ça ? Je n'te conseil pas de marcher jeune demoiselle, tu risque d'aggraver ton cas, tu es bête ou quoi ?

Elle le poussa brusquement à l'aide de son autre pied en grognant, lassée d'entendre dire que s'était une bête sauvage. Alors, il fronça les sourcil et son visage s'assombrit :

- Très bien, puisque c'est comme ça !


En un temps trois mouvement, le champiz en colère se colla à elle et dégagea soudainement une odeur forte et répugnante, Chaya le repoussa mais s'était trop tard, elle roula des yeux et tomba, chaos. Quant au vieillard, il eut un petit hoquet de satisfaction et commenta :

- Si grande et si vulnérable.


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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Dim 19 Nov 2017 - 20:02

Midi, il était midi lorsque je trouvai enfin âme qui vive, un fermier avec une belle charrette de surcroît. Il n'était pas impossible que, en partant de la ville,  j'eu oublié ma nourriture. Par conséquent, je me décidais à user d'une manoeuvre tout à fait ancienne, reconnu et digne de la grandeur de ma position pour récolter de quoi me nourrir...

-Monsieur, s'il vous plaît,  je n'ai rien mangé depuis des jours. Plutôt hier soir. Vous qui avez une charrette si garni, un petit don pour un confrère.

-Confrère? Oulah mon gar, tu t'es gouré d'auberge, on est à Tacomnal ici, pas au village des chats.

Réaction très peu aimable mais remarquablement prévisible. Sous ma cape s'agitaient dans l'ombre mes bras prêts à dégainer, au cas où, mes lames. Le pauvre homme se verrait pourfendu si il lui prenait la mauvaise idée de me repérer. Alors que d'un soupir je faisait semblant de passer mon chemin tout de même à côté de la charrette, l'homme m'interpella. Sa voix me fit frissonner et presque dégainer...

-Après je peux pas vous offrir mais si vous allez vers l'est je peux vous payer la bouffe tant que vous me servez d'éscorte. Je vais livrer ça a une fête dans un village.

Je laissais, bien vite, tomber mes dagues pour regarder dans les yeux le bouseux. L'est n'était pas à l'opposé de ma direction et sa nourriture était en mon besoin. Mais l'élément qui m'a pousser à accepter, la chose qui me fit lever les oreilles et dresser les poils était simple. En marchant aux côtés de la charrette, j'évoquais cette chose si importante à mes yeux...

-Une fête?

L'homme me regarda d'un air enjoué. Il poursuivit...

-Ben oui; la fête du "cul de bouc" comme qu'ils l'appellent, c'est en l'honneur d'une vieille histoire à eux comme quoi... euh attends que je me rappelle. Ouai, je me rappelle... plus. C'est con, c'était une histoire rigolote.

Le nom de la fête m'intriguait, mais dans ce fort vent qui commençait à souffler je me posais d'autres questions, allions nous arriver avant la tombé delà nuit? Demain? Après? Le paysans as-t-il VRAIMENT besoin d'éscorte?  Et surtout...

-Mais dis moi, en plus de ce que tu livre la, à leur fête,  il y aura de la bière, Des femmes, et de la bouffe?

Mon interlocuteur éclata de rire, son visage ridé était bien joyeux comme celui des campagnards de bon grain. Parmi ses rires et son accent légèrement ridicule, je cru, en tendant l'oreille comprendre ceci...

-Ben mon vieux je te l'ai déjà dit, tu t'es trompé d'auberge! A Tacomnal si un tigrain touche la bouffe, les femmes ou la bière,  il s'en prend plein la poire! Il marqua comme pause un rire hystérique avant de reprendre quelques instants plus tard... Au fait,  je m'appelle Daylen. Enchanté machin!

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Ven 24 Nov 2017 - 13:19

Une musique entraînante aidait au rythme des silhouettes floues qui dansaient, elle ressentait de la joie et de la légèreté. Parmi toutes ses ombres qui se déhanchaient, Chaya pu apercevoir Nimar, le sourire au visage et voilà si longtemps qu'elle ne l'avait pas vu rire ! Elle s'approchait de lui mais ne semblait jamais l'atteindre...Puis un mur de flamme l'obligea à reculer, des aboiements sauvages retentirent  et la musique cessa. Son ami disparut et plus rien.

Chaya reprit conscience la nuit suivante, nauséeuse. A ses côtés, le champiz avait préparé un feu de camp à sa taille donc de seulement quelques centimètres, il y faisait griller des marrons :

- Enfin, le gros chat reprend conscience. S'exclama t-il en remuant les faibles braises à l'aide de sa canne.

La tigraine vérifia les alentours et se rendit compte qu'elle n'avait pas bougé depuis la nuit dernière. Elle avait les cheveux ébouriffés et l'esprit embrouillé. Lançant un œil sur sa blessure, elle constata qu'elle avait moins mal et que la plaie avait été désinfectée. Se redressant après une longue sieste, Chaya allait demander à ce mystérieux champignon qui parlait des explications, mais elle n'eut pas le besoin :

- Je peux endormir n'importe qui avec mon poison. Alors j'ai fais en sorte que tu dormes le plus longtemps possible, j'ai eu le temps de soigner un peu ta vilaine blessure, maintenant, tu es fin prête pour partir. Dit-il d'une faible voix .

Pour qu'elles raisons ce champiz avait décidé de l'aider ? Chaya n'en avait pas la moindre idée, elle s'attendait à un échange de bons procédés, mais il lui tendit un marron qu'il tenait entre ses minuscules bras :

- Tu devrai manger un peu pour reprendre des forces.


La tigraine hésita un instant, l'énergie qui scintillait de ce vieil homme n’émanait pas d'ondes négatives, elle accepta donc la nourriture en silence :

- Que t'es t-il arrivé jeune lynx ? Voulut-il savoir. D'où viens-tu ?

Malgré ses réserves, il était évident qu'il ne lui voulait aucuns mal :

- Humain me faire du mal. Admit-elle, se servant un autre marron chaud.

Le champiz parut soudain pensif, le regard plongé dans son brasier :

- Tu es en fuite c'est ça ? Tu es une esclave ? Où comptes-tu aller m… 


- Toi aide moi, pourquoi ? Le coupa t-elle, soupçonneuse face à cet interrogatoire.

- Et bien d'abord, j'ai cru que tu étais un animal à l'agonie, c'est la première raison qui m'a poussé à te venir en aide. Il faut dire que je me fais vieux maintenant, je m’ennuie, les aventures de ma jeunesse me manquent … Déroula t-il.

Chaya lui raconta alors avec ses mots primitifs son long voyage aux côtés de Nimar pour atteindre Telbara et au bout de quelques secondes de silence, le vieillard répliqua :

- Telbara, ce n'est plus très loin. Je pourrais t'indiquer la route à suivre.

- Moi dois trouver arme avant. Route de danger.


Il hochait la tête en l'observant de ses petits yeux plissés :

- Nous pouvons partir au petit matin, je te conduirai à un petit village pas si loin, je pense que tu pourra y trouver ce dont tu as besoin pour continuer ton voyage, et les gens sont très gentils. Peut être que ton âme sœur se trouvera là bas.

Chaya ne comprit que la moitié de ses propos, une chose était sûre, il souhaitait l'aider. La tigraine tenta alors de se mettre sur ses deux pieds, effectivement, sa blessure lui causait moins de souffrance et elle était prête à reprendre la route.
En effet, elle commençait à se demander si elle resterait encore en vie d'ici Telbara. Depuis son départ, elle avait été confrontée au danger et à la mort à plusieurs reprise et heureusement que Nimar avait été présent pour la sortir de ses ennuis. A présent, son ami n'était plus là. Chaya croyait au destin, mais ils avaient été si souvent séparés qu'elle doutait que cette fois ci, ils se retrouveraient. Elle devait se débrouiller seule à présent et accepter l'aide qui lui était proposée. A quels prix ? Sans dire un mot, elle observa le champiz puis leva la tête au ciel repensant au visage de Nimar lorsqu'elle l'avait bousculé pour s'enfuir de Luvet, que lui était-il arrivé ensuite ? Elle se mordit l'intérieur de la bouche, elle ne pouvait y retourner, le danger était trop grand. La tigraine baissa la tête en fermant les yeux et murmura :

- Nimar, moi être désolée. Moi avoir espoir, toi vivre.


Dernière édition par Chaya le Sam 2 Déc 2017 - 13:54, édité 1 fois

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Mer 29 Nov 2017 - 14:41

-Je veux pour quatre repas à base de viande majoritairement et une gourde de bière!

-T'auras trois repas aux laitues et une demi gourde de bière!

-Mais je veux pas bouffer de la verdure et j'ai besoin de ma bière!

-Et moi j'ai besoin de mes provisions et de livrer ma marchandise! J'ai treize ptiots et une femme à nourrir moi!

Voilà depuis... le début du voyage que nous débattions sur ma paye. Après m'être présenté, j'ai immédiatement demandé à Daylen combien serais-je payer. Suite à quoi il me répondit un nombre bien trop bas, suivit de mes demandes. Il était déjà, bien entendu, très généreux de me proposer son aide en vue des chances de se faire attaquer sur cette petite route de campagne, mais je ne pouvais me résoudre à répartir les mains presque vides avec une feuille de laitue et pas une goutte de bière. Notre discussion continua bien dix minutes avant d'arriver en un petit bois d'un kilomètre à peine.

-Et en plus mes laitues elles sont de bonnes qualité et....

-Attends!

-Quoi? Elles ont quoi cette fois mes laitues?!
Demanda Daylen d'un air énervé.

-Mais j'en ai rien à taper de tes laitues, j'ai vue quelque chose bouger dans les buissons.

Je posai la main sur une de mes deux dagues prêt à dégainer en vitesse, je surveillais les alentours avec méfiance. Daylen lui avait saisis un pied de tabouret. Nous avancions à un rythme rapide en surveillant tant bien la route que nos arrières. Relâchant ma vigilance, je levais les yeux au ciel. La nuit s'apprêtait à tomber. Lorsque je baissais les yeux, je vis dans les recoins des fougères, se croyant cachés, trois bandits s'approchant dangereusement de la charrette, je ne pouvais me lancer de front, sans furtivité, face à trois bandits et surtout pas en protégeant Daylen...

-Tes canassons peuvent tenir au galop jusqu'a ton village?

-Euh, ouai je crois.

-Alors à mon signale tu.... C'est alors que je vis, sur l'autre flan de la charrette, un bandit bien trop près à mon goût,  gardant mon calme je déclarai... Merde! Fonce ou on va se faire saigner comme des porcs!

Suivant ces derniers mots, Daylen lança au grand galop les bêtes traînant la marchandise. Le bandit le plus proche parvint à se jeter à l'arrière et alla se hisser jusqu'a atterrire dans des légumes... des poireaux si je ne m'abuse. Voyant cela, je sautai à pieds joints dans un morceau de viande. L'ennemi dégaina sa rapière et en même tant que je dégainais ma dague, il m'envoya un coup d'estoc que j'évitait en plongeant sur la droite entre la barrière et des carottes. Alors que je me relevait, l'adversaire s'avançait l'air menaçant et leva son arme. Je me relevait en vitesse en saisissant ce qui semblait être une gourde d'un quelconque alcool. Je fit passer la daue au travers permettant au liquide de s'évader avant de jeter l'alcool aux yeux du bandit. Ce dernier cogna alors dans le vide en se cachant les yeux me permettant de lui saisir le bras pour le jeter par dessus la charrette. Voyant l'ennemi rouler au loin, je revint poser mes fesse au côté de Daylen.

-Je réclame une augmentation...

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Sam 2 Déc 2017 - 13:53

Voilà quelques heures que Chaya et son nouveau compagnon de voyage avaient décampé. Le beau temps été au rendez-vous, la plaine se réveillait doucement avec les chants des oiseaux. La tigraine n'avait jamais vu un endroit aussi paisible que celui ci, il ne s'y passait rien à part le quotidien des petites bêtes et des fleurs qui s'ouvraient aux rayons du soleil. Le champiz avait entamé une conversation et elle se mit à penser qu'il parlait vraiment beaucoup pour un si petit être :

- Quel est ton nom jeune fille ?

- Chaya. 

- Et bien moi c'est Bolet.

La conversation n'allait que dans un sens, la tigraine préférait garder sa méfiance car jusqu'ici sa naïveté face à l'inconnu lui avait souvent porté préjudice :

- Donc, d'où tu viens ?
Continuait-il.

- Tacomnal.


- C'est un long voyage que tu as entrepris ici, tu as du en voir des choses.

- Oui, voyage être long.

- Pourquoi tu es partie de chez toi jeune tigraine ?


Chaya posa un temps d'attente avant de répondre à cette question :

- Moi aller à Telbara, moi vouloir paix.


- Donc tu te bat pour ta liberté et ta paix ?

- Moi pas comprendre.

Le vieillard eut un petit rire :

- C'est bien de vouloir la liberté et la paix, mais est-ce que tu es déjà en paix avec toi même ?

- Oui.

Elle avait répondu subitement, comme pour lui signifier qu'il la dérangeait, mais celui ci persistait :

- Je sent la colère au fond de ton cœur. C'est la colère et la tristesse que tu fuis.

- Moi pas être colère et triste.

- Oh que si. Ricana t-il. Je suis vieux, je sais reconnaître une personne qui à perdu quelqu'un. Qui est mort Chaya ?

La tigraine ne répondit que par un grognement. Elle choisit de scruter les environs pour être sûr qu'il n'y avait aucuns dangers :

- Bon, je comprends que tu ne veuilles pas en parler, la mort d'un être cher c'est toujours douloureux. J'ai perdu presque toute ma famille aussi mais contrairement à toi, j'ai réussit à soulager ma peine, avec le temps … Tu verra jeune fille, le temps à des atouts.


Elle osa un regard vers lui. Depuis qu'elle avait fait la rencontre de Nimar, il est vrai qu'elle se sentait moins seule et surtout moins triste :

- Que comptes-tu faire dans ce village ? Voulut-il savoir. Tu penses retrouver ton ami c'est ça ?

Chaya haussa les épaules, elle connaissait la réponse, il n'y avait pas uniquement le fait qu'elle voulait le revoir, il y avait aussi le fait qu'elle voulait s'armer et trouver de quoi se nourrir et s'habiller afin de poursuivre sa route vers Telbara, seule. Oui seule, car elle comptait ne pas poursuivre sa quête aux côtés de Nimar, elle ne voulait plus qu'il risque sa vie  :

- Tu ne trouves pas que tu as été un peu égoïste envers ce jeune homme ? Souligna t-il dans une simplicité déconcertante.

La tigraine stoppa sa marche, sourcils froncés :

- Toi dire des choses fausses.

- Moi dire des choses fausses ? Ton ami a fait la route de Telbara jusqu'à Tacomnal et tu lui a demandé de repartir en sens inverse, rien que pour tes beaux yeux. Lui as-tu seulement demandé pourquoi il était partit de chez lui ?
Répliqua t-il avec arrogance.

Chaya resta muette, les poings serrés. La vérité pouvait faire mal et elle le découvrait aujourd'hui. Elle culpabilisait déjà d'avoir mit Nimar en danger… Elle s'avouait à présent que ce champiz avait raison… Jamais elle n'avait demandé à Nimar pourquoi il avait quitté sa vie à Telbara, parce que ça ne l'intéressait pas. La tigraine reprit sa marche en ignorant la remarque :

- Si tu le retrouve, tu devrais penser à lui fournir des excuses.
Ajouta t-il.

- Excuses ? Répéta t-elle avec difficultés.

- Oui ! Lui demander pardon jeune ignorante égoïste !

De quoi il se mêlait ce champignon sur pattes ? Savait-il qu'elle pouvait le tuer sur le champ ? Chaya tenta de contrôler son amertume, elle avait besoin de ses indications, elle devait le maintenir en vie :

- Non.

- Comment ça non ? Tu ne l'aime pas ce petit ?

- Si .

- Alors montre lui que les efforts qu'il te donne seront récompensés !

Elle fit mine de ne pas comprendre trop agacée par les dires de Bolet qui lui, semblait enjoué de lui annoncer ses quatre vérités. Suite à cela, les heures s'écoulèrent sans qu'elle ne dise un mot. Elle ne le montrait pas, mais la morale de son guide lui torturait l'esprit.
Une fois que le soleil fut haut dans le ciel, les deux voyageurs arrivèrent devant le fameux village. Un petit marché ambulant s'était installé à l'entrée du petit bourgs. Chaya fut surprise de constater qu'il n'y avait pas que des humains qui s'y promenaient pour leur emplettes, il y avait d'autres tigrains, des hommes-lézards et même des elfes. D'ailleurs, personne ne se retournait sur leur chemin, personne ne semblait agressif. La tigraine en était presque mal à l'aise tellement elle n'avait jamais vu ça.
Tout d'abord, elle suivit Bolet chez un tisseur afin que Chaya puisse se vêtir correctement. Le champiz étonnement, avait de quoi payer les vendeurs. La tigraine ignorait d'où il détenait son argent, mais elle ne refusa rien. C'est alors que le commerçant leur fit part d'une nouvelle :

- Il y a une fête au village ce soir si ça vous intéresse. Tenez, vos habits.


S'était bien la première fois que Chaya put se vêtir de la tête au pieds. Elle eut bien du mal à s'habituer au pantalon de cuir qui moulait ses longues jambes fines mais apprécia la longue cape noire à la capuche en fourrure. En cadeau, le vendeur lui offrit un bracelet en cuivre taillé pour le haut de son bras. La tigraine n'avait jamais porté de bijoux, elle ignorait à quoi cela pouvait bien servir et quand elle regarda une femme s'admirer avec l'un de ces objets, elle comprit que s'était tout simplement pour se sentir belle. Qu'elle drôle de coutume, une fois de plus…
Bolet l'emmena ensuite vers le fabriquant d'armes où il put lui dénicher un joli arc gravé ainsi que quelques flèches ornées de plumes multicolores. Chaya était ravie. Elle ne savait pas comment remercier le champiz :

- Trouve la paix. C'est ainsi que tu pourra me remercier. Fit-il d'un sourire.

Tout au long de sa vie, Chaya avait arrêté de croire en la bonté d'autrui, mais sa rencontre avec la fillette dans une ville, celle de Nimar et celle de Bolet commençaient à la faire changer d'avis. Parfois, quelqu'un pouvait t'aider, sans forcément demander quelque chose en retour. Pour une fois, un sourire heureux se trémoussait sur son visage et même la présence des nombreux acheteurs ne la dérangeait pas. S'était la première fois qu'elle n'avait pas peur au milieu d'une foule et Bolet l'avait bien remarqué :

- Tu vois, il n'y a pas que le mal dans ce monde. Des choses simples peuvent te procurer du bonheur.

Ils continuèrent leur balade jusqu'au marchand de sac, où Chaya put se dégoter une besace en bandoulière plutôt pratique. Ils dégustèrent ensuite un bon repas à l'extérieur du village à la façon d'un pique-nique. La tigraine savoura le pain, les fruits secs, le fromage et l'eau qu'avait acheté le champiz. Le milieu de l’après-midi s'annonçait et ils étaient tout deux repus, allongés dans l'herbe à l'ombre d'un chêne. Chaya observait les commerçants qui criaient la qualité de leurs produits alors que d'autres, s'activaient pour la préparation de la fête qui aurait lieu le soir, ils portaient en groupe des tables, des chaises… Des paniers remplis à rebord de victuailles, de décorations. Ils semblaient heureux, la tigraine s'imaginait déjà sa vie futur dans les contrées de Telbara mais Bolet la fit redescendre de son nuage lorsqu'il se leva de sa petite taille :

- Et bien jeune Chaya, il est temps pour moi de partir, d'autres aventures m'attendent. Ce fut un plaisir d'avoir passé un peu de temps avec toi.

Chaya se redressa : Déjà ? Finalement et même si ce papy n'avait pas la langue dans sa poche, elle commençait à apprécier sa présence. Celui ci tendit sa main mais il n'eut aucuns retours, elle n'avait pas comprit le geste :

- Miséricorde ! Tu ne sais même pas serrer la main. S’esclaffa t-il.

Ce petit être l'avait grandement aidée, si bien qu'elle était prête à affronter la suite alors qu'au départ, elle voulait tout abandonner. Elle lui envoya un sourire et approcha son énorme tête afin de lui déposé un baisé sur sa joue en disant :

- Moi excuses toi.

Bolet éclata de rire, bien sûr, il avait comprit où elle voulait en venir, s'était sa façon de le remercier et de se pardonner de ne rien lui proposer en échange de sa gentillesse :

- Tu as encore beaucoup à apprendre !
Fit-il. Prends soin de toi, quand tu trouvera la paix, tu saura que ta quête sera terminée. A bientôt !

Et Chaya l'observa s'éloigner s'aidant de sa canne pour marcher, replongeant dans ses pensées.

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Message  Nimar Ombrien le Lun 4 Déc 2017 - 22:48

Enfin arrivés dans le village, nous posâmes à l'unisson le pied au sol. Tandis que Daylen attachait et abreuvait les chevaux dans l'écurie, je me lançais un rapide tour de la bâtisse. Daylen, amusé de mon innutile prudence, me fit signe pour demander mon  retour à ses côtés. Je vint alors rejoindre le paysan devant la porte principale de l'écurie à côté de sa charrette garnie. Le ciel était claire, laissant percevoir toute forme environnante. Étrangement personne ne tournait autour du lieu. Une écurie était pourtant, en principe, surtout dans un village de si petite taille, l'écurie est un lieu unique et plutôt prestigieux aux côtés de la taverne, des quelques rares marchands ainsi que du marché si le village est en état d'en posséder un. Au loin se dressaient cinq formes immobiles semblant un peu armés et accompagnés d'un chien bruyant. Je ne fit pas plus attention à ces derniers et tournais mon visage sur des formes moins immobiles. Venant du chemin principale, trois inconnus arrivaient vers nous.

-Ah ben pas trop tôt. Déclara Daylen. Ils vont prendre la marchandise et pis on pourra bouger.

A peine arrivé les hommes se présentèrent comme principaux organisateurs de la fête du cul de bouc. Ils étaient plutôt sympathiques envers Daylen et m'ignoraient, aussi j'étais en arrière plan. Je laissais donc ces charmants vieux hommes un peu rondelets saisir les marchandises qui leur revenait avec l'aide d'une vingtaine de personnes les suivant de quelques secondes. Une fois le déchargement terminé, Daylen fut grassement payé et me donna de ses provisions. Reconnaissant, je disais donc à mon ami...

-On avais dit un tonnellet de bière!

-Oui ben t'avais qu'a pas percer une gourde quand t'as jeter le bandit de la charrette!

-Quoi? Mais t'es marteau! J'aurais mieux fait de te laisser te démerdrer contre le voleur avec ton pied de chaise, t'aurais eu l'aire malin! En plus le bandit il a foutu ses bottes dégueulasses dans tes laitues et tu lui a rien dit!

Nous nous disputions comme des enfants, tout en restant à proximité de la charrette, nous marchions dans la rue, faisions des va et viens. Alors que tout les fêtards s'étaient éloignés, je baissais ma garde me con'entrant uniquement sur mes négociations envers Daylen. Je faisais d'aussi grands gestes que ce dernier dans l'espoir de rendre mes arguments plus convaincants. Alors que mon ami paysan lança ses avares paroles au mur inébranlable que je serais toujours, une flèche vint se loger entre ses deux jambes, juste en dessous de ses bijoux de famille le poussant instinctivement à lever ses mains en regardant la provenance du projectile. Je levais les yeux en la direction de l'archer, ou devrais-je dire l'archère coupable de l'assaut et me trouvais face à un chien galeux. Cette race de chien, l'archers et l'homme semblant diriger les opération m'étaient tous familiers.

-Même avec le chien on a mis du temps à te retrouver tigrain... tu me déçois, j'aurais espérer que tu rejoigne plus d'un de tes alliés.

La taille de l'illustre borgne ne me laissait pas de doutes. Ce tas de muscle massif armé d'une morgenstern d'acier et d'un bouclier de bois, le tout protéger par une cuirasse épaisse de cuir. Je le reconnaissais, il s'agissait du chef du camp de bandit que Chaya a incendier dans les première jours de notre périple. Me demandant d'abord la façon dont il m'avait retrouvé, je vit un morceau de ma manche dépasser de sa main signifiant que le chien m'avait flairé depuis le camp.

-Euh, m'sieur Nimar... des amis à vous?

-A moi, oui... amis, un peu moins

L'archère tenait en joug Daylen et les trois autres bandits semblaient encore se répartir leurs tâches. Seul le chef me prêtait attention. Avant de lui laisser dire mot, je dégainai ma dague et bondis sur l'homme qui répondit d'un coup de bouclier remarquablement rapide manquent de me faire lâcher mon arme. Tournant sur moi même, je mis un coup de pieds retourné afin de faire fléchir l'ennemi qui tomba un genoux au sol devant moi. Alors que je m'apprêtais à le planter, il se releva d'un bond énergique pour frapper avec le pommeau de son arme au niveau de mon oreille. Le choque fut telle que je ne vit plus rien l'espace d'un instant. La dernière chose que j'entendis avant de sombrer dans l'inconcience fut...

-Ne t'inquiète pas, tu ne mourras pas seul. Mes hommes feront office de messagers et tout les tigrains de la region sauront, dans les prochaines vingt quatre heures, qu'un dénommé Nimar cherche à retrouver ses amis. La raclure qui a flamber mon camp y passera.

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Message  Chaya le Dim 10 Déc 2017 - 11:28

La soirée allait commencer et comme le temps se rafraîchissait quelque peu, Chaya décida de se mêler à la foule festive : Elle ne comprenait pas tout, les humains produisaient des sons plutôt entraînants à l'aide d'objets qu'elle n'avait encore jamais vu, d'ailleurs, elle resta dix minutes à observer les musiciens comme absorbée par quelque chose de nouveau et d'incroyable. Elle reprit sa marche légère sur la placette où était organisé un buffet collectif sur de longues tables en bois, la nourriture et les boissons coulaient à flots, les gens riaient et certains dansaient. Les enfants couraient dans tout les sens, occupés certainement à jouer au « cache-cache » qu'elle avait apprit quelques semaines auparavant.
La tigraine, emmitouflée dans sa cape, était subjuguée par les présences de races différentes d'Orcande, s'était une première pour elle, tellement qu'elle se sentait mal à l'aise à tel point qu'à la moindre exclamation venant des festivaliers elle sursautait de peur d'un danger imminent. Elle eut tout de même la volonté de goûter aux mets délicieux déposés sur les tables. Sucrés, salés, Chaya éveillait ses papilles gustatives et en oubliait presque les saveurs des nombreuses chasses qu'elle avait faites au début de sa vie.
Un peu plus loin, parmi les guirlandes de lumières multicolores, elle croisa un groupe de femelles en tout genre qui lui donnèrent un collier de marguerites. Chaya ne connaissait pas cette coutume mais elle le porta tout de même car elle le trouvait joli. En réalité, ce bijou artisanal symbolisait une personne célibataire cherchant un partenaire pour la soirée. C'est à partir de cet instant qu'elle fut accostée par de nombreux hommes charmeurs et plus ou moins séduisants, ce qui l'avait contrariée. Chaya n'appréciait pas leurs manières, elle ignorait leur démarches et les envoyaient tous sur les roses ou ne leur répondait tout simplement pas à cause de son faible vocabulaire.
Jusqu'à ce qu'un tigrain de type lion du haut de sa grande taille ne lui barre le passage :

- Je vois vos yeux verts scintiller de très loin belle demoiselle.


Quant à Chaya, elle regardait derrière cette imposante carrure, croyant apercevoir à l'écart de la fête, une silhouette familière. Ne recevant aucunes réponses de sa promise, le jeune mâle lui tendit sa main :

- Souhaitez-vous m'accorder cette danse ?

Elle inclina sa tête pour mieux apercevoir ce qui se déroulait plus loin, il y avait trois individus, dont un tigrain, ils semblaient discuter, l'un deux tenait un chien en laisse... Mais le visage du mâle qui lui faisait des louanges lui coupa son champ de vision :

- Tout va bien jolie tigraine ?


Sans réponses, Chaya se déplaça sur le côté  sourcil froncés afin de pouvoir observer la scène dans laquelle elle était absorbée au déplaisir du bel inconnu de la soirée. Une bagarre s'était déclenchée cachée des regards, elle n'en était pas certaine mais à la façon dont le tigrain se déplaçait pour se défendre, elle pensa à Nimar. Son sang ne fit qu'un tour et peut être que son instinct sauvage la poussa à aller vérifier. Elle s'avança en ignorant son prétendant qui la retint par le bras, frustré de se voir refuser ses avances :

- Qu'est ce qui vous pre…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Chaya se mit à grogner et à lui donner un coup dans ses bijoux de famille pour s'en débarrasser. Puis elle courut vers le lieux de l'affrontement alors que le tigrain agressé était tombé au sol. Instinctivement, elle sortit son arc et visa avec précision et sans vraiment réfléchir au pourquoi du comment, en plein dans la tête de l'humain avec son clébard qui s'en était prit au pauvre tigrain à terre. Le cœur de Chaya battait à tout rompre, s'imaginant que s'était son ami Nimar à même le sol. Ou peut être pas…

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Jeu 14 Déc 2017 - 6:51

Alors qu'une main hostile s'avançait vers mon visage, je poussai un grognement dans l'espoir que celui ci suffise à éloigner l'ennemi, à me donner le temps de retrouver mes esprits. Comme un miracle, une flèche vint alors se planter dans l'oeil du chef des bandits qui, par un quelconque coup du sort survécu. Au sol et hurlant de douleur, le leader du groupe ne pouvait plus vraiment me faire de mal et les autres avaient le regard tourné vers l'origine de l'attaque. L'archère et un des bandit allèrent donc combattre le tireur que je n'avais même pas pris la peine de regarder. Un second épéiste failli partir à l'attaque de l'archer mais je l'en empêchait, toujours au sol, en lui donnant un violent coup de genoux au mollet dans sa course. Je me ressaisi de ma dague et me relevait face au seul guerrier n'étant pas partit

-T'aurais due rester à terre chien!

Je lançais alors trois coups d'estoc que l'homme dévia habilement en reculant d'un demi pas chacun, pour venir frappel horizontallement de son épée. L'ennemi donna deux trois coups un peu hasardeux et faciles à esquiver car lourds mais ne laissait pas prévoir une faille dans sa garde. Après un énième coup dans le vide, je vint ,d'un bond, sur son flanc gauche et désarmé pour frapper par le tranchant de mon arme. Les quelques protections de cuir de mon ennemi ne laissèrent ceci dit pas mon coup porter jusqu'au sang. Le tueur frappa alors à main nue ma gueule pour me faire reculer et me sonner, pour tenter ensuite une attaque d'estoc dans la gorge, me poussant ainsi à me jeter au sol. Il s'apprêtait à m'achever quand, dans un réflexe idiot, je vint glisser vers ses jambes pour lui coller un coup de genoux dans la cuisse. L'homme s'écroula sur mois et dans une mêlée ne ressemblant à rien, je parvint à placer entre ses protections de cuir ma dague qui resta bloqué.

Je due me relever pour faire face au second ennemi. Celui ci venait de sortir d'une prise avec Daylen qui semblait l'avoir désarmer avant de se faire assomer. Je me lançait sur l'ennemi de face pour tenter de lui asséner un coup de griffe au visage. Ce dernier saisit mon bras de sa main droite et tenta de placer un crochet du gauche que je bloquai avec le coude avant d'enlacer sa main gauche pour bloquer ses mouvements. Le bandit tente de me mettre un coup de tête mais avant qu'il n'en eu le temps j'allai lui placer un coup de genoux dans le ventre le forçant à lâcher mon bras gauche. Je lançai donc, en lâchant mon ennemi, un crochet du bras qu'il m'avait libéré et tentai d'enchaîner d'un coup de coude retourné. Le bandit se baissa pour l'éviter avant de me mettre un uppercut droit dans la mâchoire pour lier ses mains et frapper droit sur mon crâne. La violence de l'attaque me mit genoux à terre et, alors que je bandit s'apprêtait à me frapper de plus belle, je pris avantage de ma vitesse et bondis mordre ses bijoux de famille en a valant involontairement du sang et tout un tas de liquides humains se trouvant dans les bourses... Monde de merde!

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Dim 17 Déc 2017 - 12:42

Suite au tir de Chaya qui permit au pauvre tigrain agressé d'avoir un peu de répit, deux des sbires foncèrent vers elle. Sur le rythme effréné de la musique de la fête qui battait son plein plus loin, la jeune fille recula et décida d'abord d'éliminer l'archère qui s'était camouflée derrière des caisses en bois, prête à tirer. La première flèche se planta devant les pieds de Chaya alors que l'autre homme armé d'une épée arrivait droit sur elle, celui ci leva haut son arme pour pourfendre les airs et tenta de couper la tigraine en deux. Chaya fit une roulade sur le côté afin de l'éviter et décocha une de ses flèches rapidement pour cibler l'archère mais n'eut pas le temps de tirer. Le bandit vint la menacer une fois encore d'un coup de sa lame du haut vers le bas pour la toucher, Chaya réagit directement et avec furtivité, elle pivota jambe tendue et lui fit une clé de jambe  assez violente pour qu'il perde l'équilibre. Enfin à terre, la tigraine lui planta la flèche qu'elle n'avait pas envoyée dans la carotide.
L'homme porta ses mains sur sa gorge, son sang giclait et il avait peine à démontrer sa douleur, il gémit et provoqua des bruits de rendements avant de s'éteindre tandis que l'archère toujours à demie camouflée pouvait enfin viser Chaya sans être dérangée par son compagnon.
La tigraine devait absolument faire en sorte de dénicher son ennemie de sa planque afin de pouvoir lui régler son compte. De nouveau debout, elle évita une seconde flèche qui finit dans un arbre puisque Chaya avait courut derrière un tas de foin. La tigraine souffla, il s'agissait à présent d'une fusillade en plein cœur du village. Plaquée contre la paille, elle osa un regard vers l'archère qui riposta directement d'un projectile qui s'enfonça dans la terre, à quelques millimètres de la main de Chaya. Soudain, des picotements aigus et brûlants résonnèrent sur le tibia autrefois blessé de la tigraine, elle baissa la tête sur sa plaie qui s'était rouverte dans l'action et qui commençait à saigner . Chaya leva les yeux au ciel et grogna, elle en avait assez de toute cette violence injustifiable, elle prépara une flèche. Elle savait qu'elle devait être rapide, s'était elle ou l'autre. Elle entendit la bandit tirer une fois encore derrière elle dans le mur de paille et profita de l'occasion pour que son agresseur n'ai pas le temps de préparer une riposte : Elle se mit à découvert et nota qu'au dessus de la tête de l'archère humaine il y avait un étendard tenue par une fine corde, relié à maigre poteau en bois, Chaya plissa les yeux et tira sur les fragiles accroches. L'étendard tomba sur la tête de son opposante qui fut déstabilisée. S'était le moment où jamais, mais la tigraine devait se concentrer pour envoyer le coup de grâce, car l'autre gesticulait pour se défaire de la toile au dessus d'elle, sa première tentative échoua, Chaya cria de rage et l'humaine venait à peine de réussir à se libérer qu'elle prépara son arc. Chaya eut ainsi le temps de lui envoyer une ultime flèche qui se planta dans la cuisse de la bandit. Celle ci tomba à genoux et semblait résister, bien décidée à reprendre son arme. La tigraine sprinta donc vers elle, emporta l'épée du premier cadavre sur son chemin. Elle leva la lame et tandis que son ennemi la suppliait de ne pas le faire, elle lui trancha la tête.
Folle de rage, Chaya continua à la frapper en hurlant alors qu'elle était déjà morte. Le sang de son adversaire gicla sur son visage. Puis elle s'arrêta, essoufflée. Chaya tourna la tête vers le tigrain qu'elle venait d'aider et se dirigea vers lui boitillante, si les villageois découvraient les corps, il y aurait certainement une émeute et ils chercheraient forcément un coupable, elle devait fuir, avec l'inconnu qu'elle avait sauvé ou non.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Sam 23 Déc 2017 - 18:15

-Oh Daylen, tu t'réveille ou j'te réveille?

Ce fut mes premiers mots après le combat. Inquiet pour mon camarade de fortune, je me précipitai vers lui pour le réveiller avant de tourner la tête vers mon sauveur. Ce dernier semblait, à la voix, être une tigraine et, à l'apparence, être Chaya qui, de son calme légendaire, s'acharnait en hurlant sur un cadavre. Surplombant la joie de retrouver une énième fois mon amie, l'instinct de survit pris le dessus: il fallait partir avant que les cadavres ne soient trouvés. Alors que Daylen se relevait péniblement, Chaya s'avançait vers moi tout aussi difficilement...

-Daylen, retourne à ta charrette, vau mieux que tu traine pas avec nous. Chaya si t'es blessé vaut mieux trouver une monture.

Une monture, voilà le probleme. Pour en voler une, il nous faudrait aller à l'écurie. Celle ci étant non loin de la charrette de Daylen, cela reviendrait à le garder en danger plus longtemps. Voler une vache aux paysans? Trop de complications à manoeuvrer pour Chaya... Soudain une idée m'éclata au visage: le village ne possède pas assez de revenues en nourriture pour alimenter cette fête en prévoyant les étrangers. La charrette de Daylen ne suffirait pas à porter suffisamment de nourriture. Par conséquent, une autre caravane devait se trouver ailleurs dans la ville. Je me tournai alors vers Chaya pour énoncer le plan de sortie...

-Bon Chaya, je vais te faire la version simple. En priant tout les dieux aux quels je ne crois pas pour qu'elle comprenne. Les paysans vont probablement comprendre que c'est les seuls étrangers du coin qui se sont taper la bande aux cons. On doit s'enfuir, le problème c'est qu'avec ta blessure on ira pas loin alors on va voler un canasson, t'as tout piger?

Sans même me fier à sa réponse je m'en allait déjà au sud, plus ou moins la seul partie du petit village que je n'avais pas presque entièrement vue. Sans explication aucune, je ne pue m'empêcher, comme par un désir de clarifier mes pensées ou alors juste au cas où on se retrouve à nouveau séparés, de dire...

-Content de te revoir en forme...

Avant de me retourner face à l'horizon. J'avais malheureusement mal repérer les provisions du village: au sud de grands champs se plaçaient presque plus grands que la ridicule bourgade. Les habitants n'avaient pas eu besoin de contacter un autre fournisseur que Daylen: Ils avaient chez eux beaucoup plus de provisions que ce que je pensais et, par conséquent, pas de monture pour Chaya. La nouvelle m'était fort déplaisante car le coin s'agitait: les cadavres étaient découverts. .

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Chaya le Ven 29 Déc 2017 - 13:46

Chaya partit à la rencontre de ce tigrain qui n'était autre que Nimar. Soudain, elle se mit à sourire et à en oublier quelque peu sa douleur. La jeune fille ouvrit des bras larges heureuse de le revoir mais celui-ci parlait à un humain :

-Daylen, retourne à ta charrette, vau mieux que tu traine pas avec nous. Chaya si t'es blessé vaut mieux trouver une monture.

Pas de temps pour les retrouvailles, il fallait s'enfuir de cet endroit au plus vite. Nimar daigna enfin se tourner vers elle en lui expliquant un plan qu'elle ne comprit qu'à moitié… Elle aurait voulut lui sauter dans les bras, et lui dire ce que le champiz lui avait apprit, mais il tourna les talons vers le sud alors elle le suivit sans dire mots.
Ils arrivèrent face à une immense étendue de champs et son compagnon sembla embarrassé de constater que son plan tombait à l'eau. Chaya observa les alentours en se mordant la lèvre et baissa la tête sur sa blessure … Elle avait horreur de faire ce qu'elle s'apprêtait à faire seulement, si elle ne se soignait pas sur l'instant, elle deviendrait un boulet pour son ami durant le reste du voyage et comme ci ce n'était pas déjà le cas … La tigraine avança vers le maïs qui était prêt à être récolté, elle soupira profondément et entra dans une lourde concentration avant de poser ses mains sur la tige du végétal. Celui-ci ce mit à pourrir instantanément afin de refermer la plaie de son tibia. Avant de se tourner vers son ami, elle leva les yeux au ciel honteuse, et demanda  aux esprits de la terre de la pardonner :

- Nimar, nous peux partir. Moi te suivre maintenant. Annonça t-elle ensuite.

Elle mit sa capuche et attendit les instructions du tigrain qui connaissait la route vers Telbara.

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Re: Les sous-races de Tacomnal

Message  Nimar Ombrien le Dim 31 Déc 2017 - 13:11

Tandis que je m'apprêtais à soumettre à Chaya ma trentaine de nouveaux plans improvisés. Cette dernière régla d'elle même le problème en passant sa main sur une fleur qui se flétri dans la seconde. Ce spectacle fort peu impressionnant mais grandement surnaturel me laissa muet l'espace d'un instant. La blessure de Chaya ne posait plus de problème me poussant ainsi à ouvrir une nouvelle marche au sud. Lors de ma fuite jusqu'a Tacomnal, je ne pouvais empreinte les grandes routes de Telbara et j'ai ainsi découvert à l'ouest de speropoleos un passage ou l'eau de la rivière phulocht était peu profonde. Je choisissais ainsi de rejoindre ce point en allant à l'est après une demi journée de marche vers le sud.

-Bon, le premier coin qu'on visitera à Telbara n'est pas le plus beau mais ça sera plus rapide que de passer par le sud. Ça s'appelle spéropoleos et c'est à plusieurs journées de marche à l'est. Déjà donne moi le sud.

Levant les yeux vers le village que nous devions quiter sans attendre, je bue d'une traite le peu de bière offerte par Daylen d'un air content. N'aimant pas beaucoup la marche, je songeais aux moyens de nous procurer une monture en pleine nature avant d'abandonner l'idée, car trouver une créature capable de porter Chaya et moi sans tenter de nous tuer relèverait du miracle en pleine nature sauvage. Nous marchâmes jusqu'a la nuit vers le sud avant que le crépuscule ne se montre nous poussant à monter un camp...

-Tiens, maintenant que j'y penses, tu tas pas changer de vêtements toi?


Il m'amusait beaucoup de voir Chaya habiller d'autre choses que des feuilles. Je me demandais d'une part comment se les était elle procurer et d'une autre part si ceci était, ou non, la preuve qu'elle s'adaptait vite à la vie en civilisation. J'espérais que mon amie trouve son bonheur à Telbara, ville que je brûlais d'envie de revoir. Je cherchais, dans le sac donné quelques heures avant par Daylen, les provisions qui constituaient ma paye avant de déclarer...

-Demain on ira à l'est, il nous reste encore quelques jours de trajet. En attendant j'ai de la viande bovine!

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